Vieux Niang

Vieux Niang convoque ses souvenirs d’enfance sur les bords du fleuve Sénégal, où il jouait avec ses copains à crier le plus fort possible, attendant que l’onde de l’eau renvoie l’écho de leurs joyeux éclats de voix.

Toute l’histoire de l’humanité résonne pour lui dans cet écho du fleuve, “olel mayo” en pulaar, la langue parlée aux confins du Sénégal et la Mauritanie. Un son qui déchire le vide et revient toujours à la source, à l’image de la destinée humaine.

“Nul ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve” : parvenue du fond des âges, cette métaphore d’Héraclite sur nos existences a guidé le travail du plasticien, connu pour mêler dans ses oeuvres tradition africaine et influences contemporaines.

Dans un monde en changement, tel un fleuve en perpétuel mouvement, cette nouvelle série de peintures abstraites empreintes de poésie témoigne une fois encore de la volonté de Vieux Niang d’explorer les problématiques du monde contemporain, des déplacements de population aux rapports de l’homme avec les éléments de la nature et avec l’eau.

Nathacha Art

Il consiste à récupérer un maximum de choses. J’ai été élevé par une famille cosmopolite, parents divorcée donc on récupère un maximum car ma mère ne roulait pas sur l’or, et si je voulais peindre il fallait que je me débrouille pour trouver mon matériel, et pas de gaspillage.
J’aime les marché aux puces, ou je récupère de tout, et donc je fais, je peins, je forme, sur ce que je trouve, les gens ou je vis le savent et me donnent souvent du tissus ou autre pour mon art.
Je travaille pour mettre un maximum de sens en émoi la vue puis le toucher et sur certain travaux l’odorat, car je fabrique moi-même en général mes toiles que je met sur chassis, et j’aime que mes toiles sentent mais peu de personnes le remarque, mes sculptures sont fabriquer de la même manière.