Je suis dessinatrice et bijoutière. Après des études supérieurs en arts appliqués dont deux années en sculpture sur métaux j’acquiers une forte expérience de plus de dix ans au service d’autres créateurs. Apprenant divers techniques auprès de maîtres orfèvres, de bijoutiers, de designers audacieux, j’ai acquis un savoir-faire technique et esthétique. Depuis 2017, je crée mes propres bijoux, inspirés de l’art populaire, remplie de rêve. Des bijoux sensibles inspirés d’histoires, de nature, un monde onirique naviguant du bijou à l’illustration. Je crée des bijoux uniques qui explorent nos univers intérieurs faits de sentiments, des amulettes, des témoins discrets de notre quotidien. À la fois artefact et illustration, chaque bijou raconte une histoire. À toutes les étapes, je navigue de la réflexion à la réalisation, de la fabrication à l’univers esthétique. Je dessine des bijoux, je dessine autour des bijoux et je dessine sur les bijoux. Je travaille à partir de métaux précieux que je façonne ou de cire que je sculpte et mets en forme grâce aux outils et techniques de la bijouterie traditionnelle. En parallèle je travaille ma peinture, inspirée des techniques du « gouaché » de joaillerie allant à la recherche du détail et de la minutie.
Toujours le travail autour de la ronce. Souvent lié à d’autres matériaux Recherche de la difficulté, en tenant compte d’un support agressif pouvant être blessant. Etre obligé d’en tenir compte… Surtout l’envie de rendre attrayante cette matière de prime abord rébarbative. Mais aussi le besoin d’exploiter un créneau nouveau tel un « chercheur » en rebondissant d’un projet à un autre. Mais il n’y a pas que la ronce, depuis 8 ans j’ai réalisé un livre sans fin, en dessin bien entendu, sans queue ni tête: « En boucle ». Je viens de le reprendre pour en éditer 100 exemplaires, quelques pages apparaissent dans mon site web. Trois autre petits livres à édition unique sont nés en 2018 et 2019. J’ai réalisé deux nœuds de Moebius enchevêtré en stéatite, je me suis retrouvé avec une tronche de plus… un de mes thèmes de prédilection. d’autres depuis ont été réalisés, comme des mains entrelacées. J’aborde depuis peu la gravure sur bois et me remet à la taille direct sur bois. Mes sources d’inspirations et mes moyens d’expressions ont toujours été variées. Si je m’exprime par les arts plastiques, cela me suffit, participe à mon épanouissement et peut être, un peu, interroger des personnes s’intéressant à mon travail, l’acte créateur musical me sera toujours un manque, je ne sais pas faire ; et encore moins discourir sur mon acte créateur, cela ne m’intéresse que peu, il faudra donc vous contenter de ce qui précède… et venir voir ma production, chacun pouvant y trouver sa représentation, n’est ce pas là le plus important ?
Lors de mes dernières années d’études, le fil conducteur dans mes travaux artistiques était le corps et l’enveloppe corporelle. C’est toutes les significations de celui-ci à travers la sociologie, la philosophie qui m’ont fascinées … L’inspiration du corps et de son double est toujours à la base de ma création ; j’aime expérimenter différents matériaux : la peinture, le dessin et l’argile. Mon travail actuel s’est tourné plus précisément vers la céramique. Même si ce matériau demeure archaïque, il ne cesse de réinterroger nos propres origines. Il permet d’exprimer pleinement ses émotions, c’est un vecteur de recherches sans limite ( techniques et théoriques) pour celui qui veut explorer un monde à la fois intérieur et extérieur. A travers mes réalisations, je tente de faire fusionner des notions d’hybridation entre le végétal, l’organique et le minéral. Mes sculptures sont anthropomorphes , elles nous dévoilent des formes tout en rondeur évoquant des corps multiples. Elles sont devenues le réceptacle de nos émotions. Ce qui prédomine est la puissance de l’imaginaire…
« A la fois écrivain et plasticien, mon travail artistique se nourrit d’histoire.
Entremêlant la littérature et les arts plastiques, j’interroge les événements de notre Histoire à travers la création d’objets de transmission (livre, flyer, affiche, badge, etc.), des installations et des performances réactivant une histoire oubliée, réécrite ou fantasmée.
Par ce biais, je développe une pensée poétique du monde. »
PHP par Henry Cow (extrait)trad:Ruth Goodwin. Dés le début des années 80 ,et comme tant d’autres Poirot est un « sérial painter » Les canapés ,les architectures,le chantier,les objets, le théâtre de l’atelier et ses acteurs, forment une fiction figurative ou le mythe affleure dés qu’ on le convoque et a la visite de curieux livres peints d’assez grands formats,des carnets de croquis anciens s’empilent dans la grande étagère de l’atelier et semblent nourrir la production Depuis je crois 2000 il peins la peinture du paysage , tout d’abord la ou l’archéologue termine son travail de découverte au pinceau :dans le livre « l’ocre du lœss » ,puis avec les Vosges ,curieusement d’après des décors de théâtres parisiens de la période 1870-1914, la ou apparaît le mythe de la « ligne bleue » , enfin il attaque maintenant une série nommée « Austral » motivée par un périple en 1996 dans le désert australien et la rencontre avec les artistes des antipodes. Les échanges et des résidences en Australie puis en Nouvelle-Zélande se poursuivent avec les séries en cours (Execution..etc) Un travail avec la ruche et l’abeille (,L’arbre-rucher,l’alvéole) commence également en 2010 sur le chemin des passeurs…
Pinto travaille divers matériaux, il marie les éléments, le bois, le métal, le cuir, la pierre et à partir de là, la fusion mystérieuse se produit, l’énigme de la création investit l’espace. Un dialogue s’instaure avec la matière. Cette matière que l’on croit inerte est bien vivante, il faut savoir l’écouter, lui parler, la comprendre, établir un climat de confiance avant de la soumettre à la forme, il faut en faire sa complice. Car si l’osmose n’est pas là la matière ne se livre pas, elle résiste, s’esquive! Le secret est de partir de l’ordinaire pour aller vers la beauté sublimée.
Aymery Rolland, peintre et graveur, vit et travaille à Gries en Alsace. Formé à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, où il suit notamment l’enseignement de l’atelier Courtin, il obtient le DNSEP en 1991 après un parcours à l’École nationale des arts décoratifs de Limoges. Depuis plus de trente ans, il développe une œuvre singulière, reconnue pour la force de son dessin, la rigueur de ses compositions et l’intensité de sa palette.
Son travail pictural est décrit comme « une peinture à la fois robuste et paisible qui manifeste de toile en toile les plaisirs forts de la couleur et la joie de peindre ». Aymery Rolland construit ses images en recadrant, morcelant et déstructurant l’espace, jouant des harmonies et dissonances chromatiques pour créer une présence visuelle puissante. Ses toiles éclatent de couleurs — bistres, bleus gris, verts, bruns-rouge, oranges, blancs crème, indigos — sans jamais perdre la précision du geste ni la cohérence de la composition.
L’artiste puise ses motifs dans les objets simples du quotidien : « une théière, un peigne, un accordéon, des fruits, des fleurs ». Cette attention au réel nourrit une œuvre que Gaston-Paul Effa qualifie de « solaire », un « point de combustion entre le fruste et le contemplatif » où la matière devient lumière. Dans ses gravures, notamment ses eaux-fortes et aquatintes inspirées des architectures de son enfance, il explore « des camaïeux subtils que permet cette technique qu’Aymery pratique depuis son passage à l’atelier Courtin ».
Lauréat du Prix de gravure P.M. Rigal (1999) et du Prix de gravure Pierre Cardin (2000) décernés par l’Académie des Beaux-Arts, Aymery Rolland expose régulièrement en France et à l’étranger. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques, dont l’Artothèque du Limousin, le Cabinet des estampes de Colmar et le Conseil régional du Languedoc-Roussillon.
Fredj Cohen est un artiste qui œuvre actuellement à l’ouverture des esprits au beau, à la beauté des choses et des êtres. Son leitmotiv dans ses toiles, ses sculptures, ses installations, quoique silencieux, est cependant perceptible à nos sens. Il appelle à une forme de renaissance à nous-même par le biais de la reliance à notre état d’être profond, on pourrait dire premier. Cette mémoire des humains est une transfiguration de notre état d’êtres incarnés sur terre. Tout à coup l’appel est là, celui de s’arrêter, de contempler. Cet appel a une résonance intérieure, pour le moins vitale. Elle nous appelle à nous remémorer ce que nous sommes et comment nous sommes faits : de bois, de pierre, de terre, d’eau, d’air, de feu harmonisés comme par magie par la nature et habité par le souffle de vie.
Mon processus créatif a pour commencement le vide : un espace mental et une disponibilité physique que j’entretiens afin d’accueillir ce que mon corps alerte et intuitif capte de mon environnement.
« La récolte », l’instant de la saisie des extraits (matières, objets, paroles…), est suivie d’une période de « macération » : une décantation hors de son contexte qui a pour objectif d’en révéler l’essence. Plus qu’une notion, le temps est donc une matière complice agissante qui dévoile, fortifie, transforme et rythme l’ensemble de ma démarche.
Originaire du milieu agricole, j’ai développé une affinité particulière avec les matières organiques et minérales qui m’attirent par la forme de vie intime, puissante et indépendante qu’elles renferment. De l’observation de ces dernières est née une fascination certaine pour les analogies et les porosités qui s’opèrent entre les trois règnes (animal, végétal et minéral). Je souhaite leur rendre hommage et rappeler qu’en temps qu’être vivant, nous sommes, les humains, également intégrés dans cette relation étroite et particulière.
Partager, retrouver ou entretenir l’émerveillement face à la Nature semble aujourd’hui fondamental. Puisant dans des sources multiples (science, mythologie, alchimie, quotidien, ethnologie…), je recherche toujours la présence d’une force universelle et archaïque. C’est dans ce sens que, depuis peu, je déploie au sein de ma démarche une dimension spirituelle, au sens étymologique du terme, « propre au souffle, au principe vital ».