Krycha

Aujourd’hui j’ai deux amours le dessin et la céramique. J’aime voyager dans le quotidien. J’aime regarder ce qui m’entoure comme si les voyais pour la première fois. Je consigne ce que je vois dans des carnets de croquis, sorte de Journal Dessiné Dans mon voyage inattendu je ne m’ennuie jamais : salle d’attente d’une administration ou d’un médecin, transports en commun, promenade en ville ou à la campagne : tant de choses à consigner ! Les carnets sont en général de format A5, ils sont ainsi toujours dans mon sac. J’aime voyager léger, mon « nécessaire de survie » se compose de stylos plumes et d’un pinceau à réservoir. Si je sais que je vais dessiner je rajoute une boite d’aquarelles, de l’encre, des feutres de couleurs… En 2015 mon chemin a croisé celui des Urban Sketchers, et me voilà embarquée dans une aventure collective. C’est une joie de partager le dessin de croiser les regards ! La céramique c’est le temps de l’atelier : autant le dessin est spontané et rapide, autant la céramique demande un temps d’apprentissage, de découvertes et d’appropriation des techniques. Il faut apprendre vivre le temps du façonnage, du séchage, de la cuisson, il faut apprendre la patience et parfois l’échec. Mes pièces sont diverses et mon chemin éclectique. Des bols façonnés à la main et au tour, Des jeux d’émaux, Des personnages surgissant de la terre, Des objets de formes abstraites, Je teste, je découvre, je m’emporte…

Lorine Boudinet

Designer indépendante installée à Strasbourg, Lorine Boudinet nourrie le désir de mêler art et design au sein de sa pratique. Spécialisée en artisanat et en objet d’art, ses créations, souvent réalisées en petite série, témoignent du rapport qu’entretient l’être humain à la fiction et aux traditions qui la font naître. Par le biais de savoir-faire ancestraux, elle entend redonner du sens à la forme et aux esthétiques qui nous entourent. Son regard se pose régulièrement sur des références liées au romantisme du XIXe siècle, à l’art baroque ou encore au folklore. L’usage est prépondérant dans sa pratique. C’est à partir du récit qu’elle développe l’aspect formel et fonctionnel de ses créations.

Violette Graveline

Elle considère l’espace scénographique comme un partenaire de jeu, une matière à expérimenter, à propulser, à faire vibrer, à sculpter par la présence de l’acteur, du danseur, du performeur. Espace privilégié des choses et des phénomènes, la scénographie se traverse telle une expérience vivante, aussi palpable qu’atmosphérique et métaphysique. Elle permet de créer des combinaisons poétiques enivrantes entre un lieu, des spectateurs, un texte, des matières, des voix, des corps comme autant de présences dont il faut révéler et sublimer les dimensions.

Céline Delabre

Je suis née à l’automne 1980 à Nice, je vis et je travaille à Strasbourg. J’ai plusieurs cordes à mon arc ; j’écris et j’illustre des albums pour la jeunesse, je crée des séries de cartes, j’expose mes papiers découpés, et je suis également artiste intervenante dans les écoles, les collèges, médiathèques, Esat…Et enfin j’accompagne d’autres artistes pour des créations graphiques (musiciens, auteurs…).

Pascale Duanyer

Si le papier reste mon matériau de prédilection, avec toutes les techniques qui s’y accordent, je suis de plus en plus poussée à introduire dans mon travail des éléments naturels, végétaux et minéraux. Ils sont découvertes de chemins de campagne ou pépites du jardin au matin ; ils avaient accroché mon regard, suscité une curiosité, fait naître une émotion, pour ensuite être oubliés. Retrouvés dans un coin de l’atelier, ou au fond d’un tiroir entre autres trésors, je les sors de leur apparent silence. Je les regarde et les écoute me murmurer la terre, le vent, le temps et ces infimes instants de vécu.Ainsi naissent, parallèlement aux travaux sur papier et aux toiles, des volumes étranges, mélange d’insolite et de poésie qui disent la fragilité et la force de la nature, la douceur et la violence des émotions.

Clothilde Garnier

Tisser, réparer,
Coudre le passé au présent,
Méditer l’instant.
La vie, notre vécu, notre environnement.
Fragiles.
Assemblées entre eux, ces petits fragments de vie,
sensibles ou éphémères,
viennent recouvrir, protéger.
Tissus vivants, objets de la mémoire.
Du fil, du cuivre, des fruits de la terre,
De la douceur.
Matières empreintes de notre histoire.
Plantes séchées qui ne meurent plus jamais.
Ce qu’il reste, inerte, et pourtant plus vivant que jamais.
Il faut du temps.
Répéter les gestes parfois indéfiniment.
Lâcher prise.
Avancer.
Ne plus se retourner.
Garder le cap, sans vraiment savoir où l’on va.
Pourtant, la forme apparaît, à un moment,
Doucement,
sûrement.
Elle s’impose.
La fragilité est devenue force.
Elle est devenue un tout.
La forme, si frêle, est devenue un corps.
En équilibre, elle tient debout.

Thomas Rebischung

Mon travail s inspire du sacré, du symbolique. Par le dessin, la peinture ou le collage, je questionne ce qui nous anime en tant que société, ce qui nous uni en tant qu’humains, ce qui nous réuni en tant que citoyens. Les ?gures monstrueuses qui peuplent mes dessins sont souvent issues de manuscrits ou d’enluminures du moyen-âge. Ces images ancestrales se font l’écho des visions et des rêves de l’homme contemporain. Mes dessins et peintures sont des sortes d’incantations, des appels aux spectateurs à regarder différemment le monde qui nous entoure. Les Djinns ?gure le retour du religieux dans la sphère publique, les pieuvres sans tête font écho au travaux d’économistes sur les multinationales, les animaux parlent de leurs extinctions proches. Les paysages apparaissent comme des décors, voyages du regard. L’actualité écologique les transforme en paradis perdus. Le politique joue de ces signes, les religions manipulent ces symboles, les médias conforment nos regards. J’essaie de les décrypter, de les ré-encoder dans un monde nouveau.

– porte renaud –

porte renaud est un compositeur et artiste visuel français né en 1987.

entre le long processus de fossilisation et l’immédiateté de la chair, couche par couche, son travail explore les profondeurs d’un monde dont la stabilité apparente résulte d’un effondrement perpétuel. sombre, tendu et compact, les motifs qu’il accumule construisent un chemin sensible vers les beautés de cet enchevêtrement chthonien.

l’artiste favorise également des communautés esthétiques autour de son travail, comme dans le cadre de son projet d’opéra territorial participatif.

sa réflexion théorique se concentre sur les intersections entre l’art, l’éducation populaire et la démocratie.