Laure Nantois

Le végétal est devenu ma source d’inspiration. La nature comme barrière végétale, foisonnante, lumineuse ou obscure. Elle renvoie pour moi à un imaginaire fort et riche d’ambivalences : le visible/le caché, la permanence/la disparition, l’idée d’un abri, d’un endroit ou l’on peut se perdre ou se retrouver. Je joue de la tension entre photographie et peinture, à partir de quoi je créé de nouveaux contours, une nouvelle réalité, intemporelle. Le regard s’y fraye un passage, entre ce qui jaillit de ce paysage et la part d’invisible qu’il contient.

Stephan Jon Tramer

Décisions sur la peinture Il est essentiel que mes images expriment la durée et le temps. La peinture est une activité intellectuelle qui utilise la matière colorée pour former une parabole du monde en forme et en surface. Mon envie de peindre est transcendantale. La pénétration poétique de la réalité m’est évidente. Je ne crois pas au « progrès » de l’art. Il n’y a pas d’évolution vers les plus avancés. Il existe différentes expressions mutuellement équivalentes. Nous sommes à une époque incomparable de l’histoire. Le passé y est présent et réapparaît dans un lieu inattendu sous une forme transformée. L’art est aristocratique dans son origine intellectuelle. Depuis le début, je me moquais des « tendances et modes ». Cela m’a confirmé dans l’hypothèse que voir avec des «spécialistes de l’art» ne se fait pas indépendamment, mais est limité et non libre en raison de préjugés. J’écoute et regarde à l’intérieur pour garder mes yeux libres du monde extérieur. Il ne me serait jamais venu à l’esprit de faire un choix exclusivement conceptuel pour la méthode de représentation. Seuls mes sentiments sont décisifs. Mon travail a toujours inclus le passage aux formes naturelles comme reflet des processus de création, qui sont éliminés dans les sentiments personnels qui sont largement exempts d’influences externes. Je n’ai jamais évité de penser à tous les aspects de la vie et j’ai donc dû supporter certaines difficultés intérieures et extérieures d’existence. Je n’ai jamais aimé le confort. Il s’agit de la forme et de la forme, qui dérivent de la réflexion sur les lois de l’art visuel. La peinture est l’exploration et l’investigation de l’intelligence d’une image. Son objectif est d’être une énigme insoluble en camouflage. Il y a d’autres choses qui se cachent derrière des choses dont personne ne sait de quoi elles sont faites.

 

TOV

Christophe SCHIRCKER, plus connu sous son nom d’artiste, TOV, crée des tableaux contemporains et design à base de lignes et de couleurs vives. Il exerce son activité d’artiste peintre à plein temps depuis 2007. Ses sources d’inspiration sont la figure humaine et l’abstraction. TOV improvise au départ des dessins avec la technique du « dripping » qui consiste à laisser couler la peinture sur un support posé à plat sur le sol. Puis il part de ces « coulures » pour réaliser d’autres oeuvres à l’aide de différentes techniques en les ré-interprétant, en changeant les formats, les formes du support, les couleurs etc… Il expose en Allemagne, en Suisse, et dans différents Salons français. Ses oeuvres sont visibles en permanence à son atelier du 15 rue du Parc à Oberhausbergen

Nathalie Ramirez

J’ai toujours oscillé entre réel et irréel, équilibre et extravagance, raison et excentricité. J’aime la rencontre entre l’originalité, l’anormal, l’exubérance. Je m’évade volontiers vers des créations atypiques, parfois déroutantes pour les puristes de la photographie. Pour moi, la photographie sert aussi à exprimer une pensée, une émotion, des sentiments ; elle doit être belle, vivante, vibrante et significative de son temps. Dans mon travail le choix du rendu est primordial, que ce soit par la photo émulsion ou par la photographie sur toile, j’aime que l’image soit confrontée à la matière.

Les J’mages

Les J’mages rassemblent deux faiseuses d’Images, Jeannine et Julie-Anne Weber, une mère et sa fille, complices dans leur regard sur le Monde qu’elles osent réinterpréter avec un zeste de folie et un brin de magie… Derrière son objectif photographique, la première saisit au gré de ses pas, aux détours des chemins, les beautés naturelles de petites merveilles parfois ignorées. Nourrie de contes et légendes, la seconde quant à elle utilise la technique de l’aquarelle pour illustrer ses rêves, revisiter et enchanter la pellicule. Leurs deux arts visuels réunis offrent, aux petits comme aux plus grands, des « tableaux-photos » oniriques et récréatifs, emplis de fantaisie, de poésie et d’espièglerie, au travers desquels chacun pourra s’évader du quotidien et s’inventer quelque historiette peuplée de créatures imaginaires… Les J’mages ont également choisi de décliner leurs créations originales sur des impressions textiles pour des coussins ou des transats inédits propices à la rêverie.

Julia Leuenberger

Meine Arbeit ist die Malerei. Ich arbeite mit Ölfarben. Mich beschäftigt die Thematik von Städten und der Urbanität. Mich interessiert das Spiel mit den charakterlichen Eigenschaften, dem Sichtbaren und dem Unsichtbaren von Orten, sowie Randgebiete und Plätze in der Peripherie. Zeitgleich zu den Malprojekten entstehen installative Arbeiten aus dem Material, welches für die Malerei verwendet wurde. Das ist Beton, Aluminium, Seifen, Schwämme und vieles andere. Die Materialität nimmt daher einen wichtigen Raum ein und bestimmt somit weitere Ansätze.

Alicia Gardes

Je suis photographe et vidéaste. J’ai découvert la photographie argentique et le moyen format au début de mes études d’arts, avant de me tourner vers le cinéma et la vidéo. Mes images se veulent contemplatives et poétiques, tout en jouant sur les frontières entre mise en scène et documentaire. C’est par ce chemin que je tente d’amener le spectateur à questionner les normes, les stéréotypes, les rapports de pouvoir. Depuis plusieurs années, je porte également un projet de photographie documentaire intitulé Girls wanna have strength qui questionne la perception de la force physique chez les femmes, grâce à des portraits de sportives professionnelles. Je réalise aussi des images sur commande, principalement pour la musique (pochettes de vinyle et cd, clips vidéo, portraits d’artistes).

Nathalie Rolland Huckel

Formée à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Limoges, Nathalie travaille la porcelaine depuis 1986. Appliquées à l’industrie des arts de la table pendant de nombreuses années, ses créations ont été largement diffusées et continuent à l’être par la maison Hermès pour qui elle travaille à présent en exclusivité. Parallèlement à cette collaboration, NRH développe un travail personnel autour du bijou et de l’objet d’art en laque, autre matière de prédilection. La richesse des couleurs obtenues par les couches de laque superposées, la feuille d’or gravée permettent une ornementation raffinée pour des créations qui allient compositions florales et motifs géométriques.

Jean-Luc Braesch

Les tableaux que je présente, en technique mixte, acrylique et sablages, scrutent dans les hauteurs des cathédrales les traces fantastiques des chimères, gargouilles et animaux qui s’y cachent. Outre leur inspiration animalière, on pourrait les associer à un courant d’art qui vient de la figuration narrative des arts du Rhin, entre réalisme et onirisme.

Julien Mathis

Plasticien, vidéaste, ethnologue et bricoleur Strasbourgeois et cuisinier de formation première, j’ai repris des études universitaires en anthropologie sociale et cinéma documentaire, et en marge l’exploration informatique/télématique hardware/software, pour des recherches universitaires et personnelles sur la place de l’Homme dans l’Univers et la spirale noosphérique. Dans une une dynamique de création autonome, je m’essaie depuis à des films engagés hors-TV, des sites Internet de contenu, et l’apport de la vidéo dans le spectacle vivant (création & régie). Plus personnellement, et en recherche de financement, je développe des installations vidéo, avec une passion pour les vieux tubes cathodiques et vieux matériels sur-cyclés, pour des approches scéniques et autres tentatives plastiques, avec développement logiciel sur nano-ordinateur, programmation en vidéo-wall, à des fins de manifestations numériques et créatives, collections muséales et galeries d’art. Pour rester en paix avec mes passions et me vider la tête, je cuisine et je jardine. « Liberté est un mot que le rêve humain alimente. Il n’existe personne qui l’explique, et personne qui ne le comprenne » Cecilia Meireles, in Film L’île aux Fleurs, de Jorge Furtado, Brésil, 12′, 1989