Rita Orekhova

Rita Orekhova
« Envolée »
(extrait : Collection 2015, de Danielle Junod- Sugnaux-Historienne de l’art)
Sa peinture, fortement influencée par la rigueur et l’académisme des années de formation, tend à s’éloigner des schémas imposés pour devenir plus libre et conquérante.
Dotée d’une énergie et d’une volonté communicative , Rita Orekhova s’immerge dans un travail qui
oscille entre deux mondes, deux extrêmes, entre douceur et force d’expression. L’un puise dans la
nostalgie de Saint-Pétersbourg où elle retourne régulièrement et à laquelle elle dédie une série
d’œuvres sur le thème du bal ; l’autre s’inscrit dans son environnement au charme sylvestre,
introverti, calme, une sérénité toute explosive, un bouillonnement parfois déchirant se déclinant sur
les thèmes des fleurs de son jardin et des ailes, entre le présent et le désir de l’envol de l’oiseau, de la
liberté, de la joie cherchée à l’intérieur d’elle-même.

Ketheryn BABST

Spirit of spuds.

Artiste multiculturelle, multiface, interlope, mes collages numériques et mon univers graphique s’articulent autour de la solanum
tuberosum. Dans mes collages numériques, je joue de l’absurde, de mes maladresses et de mon incompréhension globale du monde
qui m’entoure, comme une enfant tentant de transformer sa purée en volcan sans jamais y parvenir. Il en résulte bien souvent
des images singulièrement déséspérées, grinçantes parfois, bienveillantes toujours.

(Thanks to Heidi Kuhl for the translation)

Aurélia Berauer

Aurélia Berauer est une jeune designer produit Strasbourgeoise. Elle réalise des projets variés, allant du mobilier aux objets usuels ou innovants. Elle a suivi une formation dans le domaine du design de produit et de services à Strasbourg. Elle a complété sa formation par des stages dans l’aménagement à Montpellier, dans la décoration à Copenhague ainsi que chez des artisans céramistes à Amsterdam et Strasbourg.

Durant ses voyages, elle est tombée amoureuse de ce style scandinave, qu’elle associe à son design français. Elle attache une importance particulière à l’écoconception et l’éthique dans ses créations. Elle valorise les savoirs faire particuliers et les réalisations artisanales, la mise en valeur des matières et la fabrication française et locale. Elle a lancé en 2016 une nouvelle gamme de céramiques qu’elle a imaginée et qu’elle produit dans son propre atelier.

Cynthia Montier

« Mon travail tente de déjouer les mécaniques du corps et de l’esprit et se présente sous des aspects ambigus, dédoublés, compromis. C’est une tentative de traduction sensible parfois intangible d’un étrange exotisme familier.
Les matériaux que j’utilise sont divers et s’articulent en partant de l’empreinte de la peinture jusqu’à sa mise en forme dans l’espace, selon des techniques mixtes. Fréquemment, la peinture et la sculpture communiquent étroitement avec d’autres matières singulières.
Ce qui m’intéresse par dessus tout est la complexité de l’être humain dans ses dérives, et la compromission de ses environnements, ses capacités à créer des mondes et à les transgresser. Mes travaux se construisent à partir d’expériences au long cours de transports érotiques et indéfinis. »

Pour en découvrir plus, https://cynthiamontier.wordpress.com/

David Sibieude

Mes réflexions traitent de peinture et
peuvent prendre des formes diverses (installation, vidéo, performance,
peinture, …). Je tente de repousser les limites du geste pictural pour
mettre à jour de nouveaux espaces d’investigations et de recherches
artistiques. Je tente d’annuler la distinction entre le fond et la forme,
entre l’avant et l’arrière, entre l’avant et l’après de la peinture.

J’affectionne les processus pauvres et expérimentaux pour la poésie qui en
émane.

Je m’efforce d’être honnête et sincère dans ma pratique en révélant la
scène et les coulisses de mon ouvrage.

J’aime l’idée que mes œuvres puissent échapper aux références, aux codes ;
ceci dans une volonté de préserver ma liberté créatrice.

J’essaye le plus souvent de faciliter l’accès à mes œuvres en fixant ma
réflexion sur des éléments de notre quotidien de telle sorte à ce qu’un
maximum de personnes (chacune selon ce qu’elle est) puissent interagir
avec celles-ci.

Didier Guth

Ses practiques artistiques et picturals sont multiples ayant toutes à voir avec le collage et l’image, les objets et les traces. Il utilise la peinture mais il n’est pas peintre.En cela il est un pur produit de l’histoire de l’art du XXe siècle, héritier aussi bien de Schwitters que de Picasso pour les collages, de Klee et Mirò pour les formes, du pop art pour les couleurs et les formes simples, de Warhol pour les images, les séries, les accumulations et les photocopies, de Calder pour les objets

 

chantal million

De points en points, de fils de fer en bois flottés, de jouets délaissés en colliers brisés, inspirée par la rencontre d’un damassé, d’une cotonnade, d’une couleur ou d’une courbe, Justine & Cow sculpte, tisse, brode, explore un univers onirique, dérangeant et doux.
Justine & Cow déconstruit et détourne les objets jusques et y compris ses propres créations.
Elle s’approprie et brode les matières ; elle enlumine les tissus, raccommode notre passé comme pour saisir – piéger ? – nos trahisons intimes et collectives liées à l’enfance, à la Nature, aux animaux, dans une société où tout va (trop) vite, où l’inutile s’accumule, où le rapport au vivant s’affole.

Hervé Spycher

L’artiste peut certes choisir de jouer avec ces limites de la sculpture, de la
dématérialiser, de dissimuler la proie pour montrer l’ombre ou de troquer les
formes pour des abstractions. Mais à qui s’adresse ces subtilités ? Qui regarde en nous et qui apprécie ? S’il faut parfois se doter de décodeurs culturels sophistiqués pour “comprendre” une oeuvre, il n’en faut aucun pour apprécier et pour ressentir ce qu’une oeuvre suscite en nous.

Le travail d’Hervé Spycher s’adresse avant tout à ces émotions spontanées. Artiste autodidacte, il propose une discussion sans intermédiaire académique entre l’oeuvre et le regard.
Ses sculptures sont soigneusement préméditées. Un thème survient et exige
d’exister, par tous les moyens, par toutes les techniques. Or, ce besoin de création oriente dès lors les choix de vie de Hervé Spycher qui se forme aux techniques de travail des matières qui constitueront ses oeuvres. Ébéniste, soudeur, tailleur sur pierre, ses oeuvres reflètent sa curiosité et son approche pratique du métier d’artiste
Le souci de l’équilibre anime toute la création de Hervé Spycher, de façon
concrète puisqu’il se confronte à toutes sortes de matières et de formes qui doivent sous ses mains trouver un accord de coexistence mais de façon plus subtile quand il cherche simplement à déjouer la gravité qui peut accompagner la confrontation avec l’oeuvre d’art. Ses création cachent ainsi des indices, jeux de mots qui font d’une créature fantastique digne d’une fresque+++ baroque une “Deux-chevaux” ou d’un Pégase courtaud propulsé par une hélice caudale un
“Pet-gaz”… Cet humour potache s’inscrit dans l’héritage revendiqué de Dada,
courant assez vaste et généreux pour faire de chacun un convive à sa table, grave ou joyeux, toujours ludique.
Docteure Apfel Marion.

Ana Leladze

Je suis née le 08 octobre 1981 à Koutaissi en Géorgie. Je viens d’une famille d’artistes et depuis mon plus jeune age je baigne dans le monde de l’art. Mon père et mon oncle sont des artistes peintres reconnus et ma mère travaillant dans le design textile peint également. J’ai commencé a peindre très jeune, à l’age de trois ans, je peignais à l’aquarelle et des portraits essentiellement.
Dans ma représentation il y a peu d’attributs et de détails, j’utilise le jeu des tons chauds et froids, j’applique un dégradé mystique des ombres et des lumières afin de me rapprocher de l’univers qui me représente et de faire sortir le cote esthétique.