Rose Le Goff

« Rose Le Goff a fait de l’ellipse son principal médium de travail. L’omission, le manque, l’absence ou encore le vide sont de toutes ses œuvres. Une galerie de portraits (« Les Moqueurs », 2024-2025) : uniquement des détails et non pas des visages. Des souvenirs (« Sans titre (Rêves) », 2024) ? : gravés sur un cd devenu illisible les rendant inaccessibles à tout jamais. Une performance (« Pas de pièces, merci », 2023, en collaboration avec Camille Dumay) : une fontaine à vœux dont personne ne saura jamais si certains se sont réalisés. Le corollaire presque irrationnel de cet état de chose est l’extraordinaire effet de concentration que procurent ses œuvres. Elle produit des œuvres métonymiques qui fonctionnent sur des rapprochements symboliques. Ainsi sa lampe (« Sans titre (Lampe) », 2023) dit tout de la maison dans laquelle elle n’est pas posée ; l’installation « Mordre la poussière » (2023) laisse présager des vies entières au travers de simples dents de lait. En ce sens, le travail de Rose Le Goff permet une nouvelle esthétique de la relation, car c’est la relation des termes (et des formes), entre eux qui permet au sens d’émerger. » (Elsa Bezaury, 2024)

Alice Jouan

Diplômée en juin 2021 de la HEAR de Strasbourg en atelier Didactique Visuelle, je cherche à mêler la pratique du chercheur.euse à celui.celle de l’artiste. Dans ce sens, mes recherches plastiques et graphiques prennent la forme d’enquêtes. Ces enquêtes se nourrissent d’interviews, de carnets remplis de croquis, de récoltes d’objets, de collages et photomontages.   Ces investigations sont nourries par l’exploration textile, dans la confection de costumes, installations et scénographies.  J’expérimente un travail au trait fourni, habillé de motifs, dans lequel le thème du spectacle, du cabaret et de la danse s’incarne.  Je tente de traduire la vibration du corps dans des personnages illustrés, en série, costumée et colorée.   Les thématiques du soin, du rituel et du collectif sont développées dans ces recherches. J’interroge ce qui réunit ces personnages singuliers entre eux : dans leurs postures et dans leur rapport au corps. L’habillage et la parure deviennent une façon de se révéler, augmenter une partie de nous-même, elle peut aussi nous camoufler et devenir une armure. Ces armures rendent tangibles nos entrailles et nos vulnérabilités. Ces objets fabriquent des récits, questionnant de possibles futurs enviables (micro-utopies). Ils interrogent nos symboles et rituels collectif.   La formation CFPI (centre des plasticiens intervenants) à Strasbourg a renforcé ma quête de transformation sociale à travers l’intervention plastique.  Cette quête est fondamentalement liée à une lutte pour la préservation de l’imaginaire, en tant qu’outil engagé pour ouvrir les possibles d’un avenir socialement plus juste plus proche de l’environnement.

Nicolas Schneider

Né à Strasbourg, FR en 1964
Vit et travaille entre Strasbourg et Marsal, FR
Nicolas Schneider pratique la sculpture, l’aquarelle et le dessin. Il est responsable de l’atelier moulage de la HEAR de Strasbourg.
Regarder ses sculptures, c’est contempler un horizon où les rivières et les flaques d’eau se transforment en une transparence du temps, un miroir où passé et futur se confondent. Les fleurs de l’autre rive, celles qui semblent hors de portée, évoquent le mystère et la beauté des choses difficiles à atteindre, symboles d’un monde qu’on ne peut saisir que par la connaissance des ponts invisibles qui unissent le présent à l’éternité. À travers son art, Nicolas Schneider nous invite à traverser ces passages secrets, à explorer les chemins subtils qui mènent à une compréhension plus profonde de la nature, où chaque instant figé par le bronze est à la fois une mémoire et une promesse.

Design Cul.

Design cul. est une lieu de découverte du design culinaire à travers des projets de designers internationaux.

Victor Lefebvre

Je suis illustrateur et graveur. Je me considère avant tout comme un dessinateur : j’aime observer, j’aime composer, j’aime griffonner, j’aime noircir. J’aime mettre en évidence les formes et les textures des animaux grâce à l’impact du travail en noir et blanc. Chacune de mes images est composée de formes, de contre-formes, de rythmes et de motifs qui tracent un chemin à l’intention de l’œil des spectateurs. Mon dernier projet en date est un livre d’artiste en gravure illustrant Alice’s Adventures in Wonderland. Ces illustrations ont été nourries par les collections des musées de Strasbourg auxquelles j’ai pu avoir accès dans le cadre d’une bourse de recherche. Ce projet lie beaucoup de mes préoccupations : l’objet-livre, la gravure, l’illustration, la mise en page.

Bérénice Dautry

Illustratrice et graveuse, j’aime me perdre pendant des heures dans mes dessins, tentant de donner à chaque trait une vie particulière.
Cet été, j’ai étudié les légendes du pays de Salm, dans les Hautes Vosges : recueils de témoignages, ateliers participatifs, lectures d’ouvrages dédiés. Immergée depuis un an dans ces forêts épaisses et parfois primaires, terreau fertile pour les histoires fantastiques, j’ai pu puiser dans cet imaginaire bien particulier. Je l’ai associé à mon univers personnel mon univers personnel, empreint d’étrange, de formes végétales foisonnantes et de personnages loufoques ou inquiétants. La série de gravure illustre ainsi plusieurs légendes locales, recueillies dans des livres, auprès de personnes âgées, ou imaginées à partir de dessins d’enfants.

Nelly Massera

Nelly Massera est artiste et réalisatrice. Elle développe un ensemble de vidéos et
d’installations qui jouent avec les frontières narratives du cinéma. Ancrées dans des réalités humaines, ses œuvres, souvent fragmentaires, placent le corps au seuil du réel. Nelly Massera est invitée pour de nombreuses résidences d’artistes et expositions en France et à l’étranger. A partir de 2014 elle développe un projet de long métrage documentaire en Algérie. Finalisé en 2018, il reçoit un bel accueil dans diverses salles. Pour le théâtre, elle élabore des dispositifs vidéo jouant avec l’espace scénique. Depuis quelques temps , elle replonge ses mains dans différents procédés d’estampe, processus sensible et de réflexion à la base de son travail.
Elle mène par ailleurs des ateliers en milieu scolaire, associatif, carcéral, à l’Université, dans les musées et les écoles d’art.

Johan Chervaux

Johan Chervaux est un photographe passionné par l’observation de la faune sauvage lors de randonnées ou de longs affûts. Il réside en Alsace-Bossue. Il a notamment photographié les animaux sauvages de la vallée de la Sarre..

Amandine Meyer

Amandine Meyer est dessinatrice et plasticienne, elle aime les nouvelles aventures, comme dessiner pour des concerts symphoniques, avec des bébés, faire bouger de la céramique…Elle crée et illustre des livres pour adultes et pour enfants.

Eunhye Cho

Eunhye Cho s’intéresse aux situations et aux émotions qui émergent dans l’intervalle entre le réel et le fantastique. Elle considère le rêve comme un espace de libération et l’intègre dans des images imprégnées d’éléments oniriques, souvent développées à travers des récits centrés sur des figures de la nature.