Quentin Bohuon

Il affectionne particulièrement la construction d’images autonomes, pouvant déployer un récit à elles seules. Au travers de différentes recherches plastiques, il trouve une affection particulière pour l’aquarelle, le pastel sec et le fusain. Dans ses dessins, il utilise régulièrement la faune et la flore pour constituer des environnements oniriques et mystérieux. Des décors qui existent comme des éléments centraux, métaphoriques, permettant de cacher ou de dévoiler des questionnements plus profonds.

Zoé Nehlig

Je suis peintre en décor, restauratrice, et dessinatrice. Dans mon travail j’utilise des techniques de peinture de trompe l’œil (imitations de bois et de marbres notamment), pour des projets allant de la restauration de patrimoine à des projets contemporains en collaboration avec des artistes, en passant par la création d’œuvres murales.

Marguerite Kalt

Artiste plasticienne, j’expérimente les médiums de l’écriture, du verre, du latex, de l’impression dans des installations vidéo. En m’inspirant de la pratique du vitrail contemporain, j’utilise les formes de la fenêtre ou de l’écran dans mes installations comme des supports à narrations déformants. Dans ces narrations, j’entremêle des souvenirs personnels, des archives et de la fiction pour jouer avec les différentes manières dont mémoire et fiction sont liés dans nos quotidiens et nos environnements (dans nos rêves, dans nos villes, …) . Le cœur de mes recherches théoriques est d’explorer la porosité entré le réel, la mémoire et la fiction afin de parler d’intimité, de rapport au temps, à l’oubli, de fantômes et d’errance.

Vi

Vi (ielle) né.e en 1984 à Cannes est un.e artiste dessinatrice et graveur, travaillant et résident actuellement à Strasbourg, après avoir passé les 15 dernières années au Mexique. Diplômé.e en 2005 du Diplôme National des Arts Plastiques (DNAP) de l’école des Beaux-Arts de Rouen et en 2007 du Master degree in Fine Arts (MAFA) de Norwich School of Art and Design, sa pratique artistique tournait alors principalement autour de la sculpture, l’installation et la photographie, avant que le baroudage ne lui fasse rendre au dessin sa primordiale importance comme moyen itinérant de collection et de mémoire, puis que la gravure, apprise dans les nombreux ateliers d’arts graphiques du Mexique ne devienne un nouveau terrain de jeu à part entière. Passant d’un medium à l’autre suivant l’inspiration, son oeuvre, souvent tintée de la brutalité environnante, s’interroge sur notre processus individuel dans la prise de décision, questionnant notre responsabilité dans l’abandon de soi à l’indifférence et la passivité face au pouvoir destructif de notre espèce. Féministe et activiste assidu.e pour la justice socio-environemental et l’écologie, son travail a souvent été témoignage de ces préocupations, entre critique du système patriarcal et dénonciation des abus commis par l’extractivisme et la corruption au Mexique et en Amérique centrale, et s’est aussi prêté à illustrer affiches informatives, et diverses publications dont en 2020 le livreL a Tierra Somos: Buen Vivir y defensa del Territorio en Mesoamérica ( La Terre nous sommes: Bien vivre et Défense du Territoire en Mésoamérique) , par Colectivos en Acción. En 2024, le design de l’affiche illustrant les problématiques sociaux.ambientales du «Train Maya» pour la Caravane «El Sur Resiste». En 2024-2025, les illustrations pour la publicationR isistir a los Megaproyectos del capital en el territorio sur-sureste. El tren maya y el corredor interocéanico CIIT» (Résister aux mégas projets du capital dans le territoire Sud-Sud-Est. Letr ain Maya et le couloir interocéanique CIIT), pour le collectif: Colectivo Internacionalista de InvestigAcción, ou encore l’illustration de couverture pour la publicationC IPOG-EZ und CNI-CIG im auge des sturms (CIPOG-EZ et CNI-CIG au coeur de la tempète) par Misión de observación civil – Sexta, parut en Août 2025.

Justine Wagenfuhrer

Mon travail revêt toujours une dimension architecturale, que j’aborde l’utilitaire ou le sculptural. Ce qui m’intéresse c’est la relation de la matière à l’espace, les formes simples, brutes, leur dialogue avec la lumière. Le vide est partout, autour, dedans. Composé impalpable. L’idée de ruines est un thème récurrent. La ruine est un marqueur temporel elle existe dans son inutilité onirique, désertée. Elle porte les fantômes d’un passé que nous rêvons. Fixe un instant. C’est une manière d’aborder une double perception sur l’espace physique et l’espace onirique. Elle devient un prétexte pour parler du temps, de l’impalpable, de ce qui nous échappe. Rendre concret le passé, l’inscrire dans une temporalité, rendre vivant le présent, l’étendre à demain.

Théo Jean

Bercé par les montagnes depuis tout petit, je recrée des paysages à l’aide de divers matériaux glanés dans la rue ou dans la forêt. En effet, j’ai grandi à Grenoble, entouré des trois massifs alpins qui ont été, et continuent d’être, des présences réconfortantes. Enfant, j’ai passé une bonne partie de mon temps dans les bois, à construire des cabanes dans les arbres.  C’est un peu ce que je continue de faire maintenant que je suis artiste, et plus grand. Sauf que maintenant, je ne me limite pas à la cabane, je reconstitue aussi tous les arbres qui l’entourent. Je recrée les fleurs qui éclosent, les feuilles tombées par terre, les montagnes sur lesquelles tout cela pousse. Je reproduis les formes, les silhouettes et les structures du vivant.   Je m’approvisionne dans mon environnement proche, quel qu’il soit. En ville, je trouve des plastiques, des morceaux de meuble, des cartons, des vieux journaux et pleins d’autres trésors. En forêt, je trouve du bois, des cailloux, des coquilles, des plumes, et surtout, des formes ! Branchement, méandres, spirales, motifs, qui me fascinent. Avec ces matériaux récupérés, je fais des tests, je laisse mes mains et la matière me guider jusqu’à trouver quelque chose qui me plaît. Dans mes dernières recettes, je peux citer les vitraux de plastiques, une nouvelle manière de concevoir cet artisanat faisant appel à l’upcycling et au lowtech.  Je peux également citer différentes pâtes à papier ou carton utilisées dans différents projets comme Archivé ou Après la catastrophe.  Ma démarche écologique questionne notre rapport à l’environnement, la dualité entre artificiel et naturel et évoque les catastrophes en cours et à venir.  Je souhaite montrer à la fois l’espoir et le drame présents dans ces dernières, et bien sûr, l’urgence d’agir en tant que société.

Nicole Kopp

Née un 14 juillet en Alsace. Je vis et travaille près de Strasbourg. Après une maîtrise en droit, je me suis évadée du monde des chiffres grâce à la peinture. Autodidacte, après avoir pratiqué l’aquarelle et fréquenté différents ateliers ainsi que les cours du soir des Arts Décoratifs de Strasbourg je me passionne depuis 1994 pour la terre et le modelage. Un stage à la Fonderie de Coubertin m’a familiarisée avec le travail de la cire et des moules. De la terre tantôt caressée, brassée, qui s’étire, étonne et prend forme naissent des femmes fragiles, des animaux, des arbres pleins de réalisme ou au bord de l’abstraction. Une série de sculptures autour de l’anneau de Moebius a ponctué l’Entrée dans le 3e Millénaire. Et depuis l’anniversaire des 1000 ans de la cathédrale de Strasbourg mon travail essaie de traduire les lignes majestueuses de ce monument emblématique de notre région.

Lola Herbiniere-Seve

Cette série de masques est née de l’envie de les imaginer comme objets d’art, initialement dans la perspective d’un carnaval chamanique et organique. En utilisant le support de masque comme point de départ, mon travail vient réunir des matériaux bruts tels que la corde, le fil à broder, la ficelle, le cheveu ou les perles. Qu’ils représentent des figures artistiques avec lesquelles j’entretiens une profonde relation, comme Basquiat ou Kahlo, ou qu’ils soient abstraits, mes masques sont tous créés de façon intuitive et spontanée. La démarche est d’abord guidée par la matérialité brute et la consistance des matières, le contexte de création, et le fil conducteur carnavalesque et organique.

BlueFox

– Le travail de BlueFox s’articule principalement autour de deux axes : peinture de ciels mouvementés à l’acrylique, et carnets de croquis urbains réalisés à l’aquarelle et au feutre. Rassemblant une diversité de formats, de techniques et de temporalités, ces deux pratiques lui permettent de prendre le temps de regarder ce qui l’entoure.

Hélène Fuhs

Née en 1965 en Lorraine. Diplômée des Arts Plastiques  de Strasbourg. Peintre professionnelle, elle obtient le 1er prix Club de la Presse à S’TART Strasbourg en 2003. Enseignante de formation puis professeur de peinture, elle crée en 2007 son propre atelier : lieu d’exposition, de cours et de stages de peinture.Elle vit et travaille à Saverne et collabore avec plusieurs galeries en Suisse, Allemagne et Autriche.  Son travail se caractérise par une volonté de se réinventer en permanence.En passant du plexiglas à la toile aux différents papiers elle questionne les supports et leur logique interne.  Hélène , dans ses thèmes ,interroge la mémoire,les souvenirs et joue avec la lumière et les matières.Dans ses oeuvres la nature est omniprésente.Elle construit des paysages où la gestuelle et la couleur abstrait le réel et lui donne un autre éclairage.  Son travail se décompose en séries très différenciées les unes des autres par leur technique ,leur point de vue , et la poésie qui s’en dégage : tantôt très figuratives et colorées tantôt abstraites faites de matières et d’impressions.