C’est dans les problématiques intimes, à la fois singulières et partagées, que mon travail photographique puise son inspiration. Le plus souvent prises dans l’instant, sans mise en scène, mes photos se veulent des prolongements d’une sensibilité à ce qui m’entoure. Elles permettent également de questionner certaines notions qui constituent l’être humain, ses liens à l’autre et à son environnement. Pudeur, inconscient, non-dits, sont ainsi autant de thématiques qui traversent mon travail.
Photographe, Jacky Neufinck a le talent de saisir les situations sur le vif. Depuis la fin des années 70 il fixe des scènes de rues sur la pellicule et des mots sur le papier, avec un style très « cadavres exquis », laissant son imaginaire débordant tordre la réalité pour n’en laisser que l’humour ou la dérision.
Sidney Briand, est originaire de Paris mais c’est à Strasbourg qu’il pose ses valises ou il débute en 2018 un poste de directeur artistique.
Le papier mâché est une passion qui me tient depuis mon adolescence et qui ne me quitte plus. J’ai besoin de coller, façonner, sculpter un objet chaque jour sinon je ressens comme un manque. Cela peut même me réveiller la nuit…Le papier mâché a aussi été un fil conducteur tout au long de ma carrière effectué dans le social ,un support de travail parce que cela ne coute pas cher et que c’est très ludique. J’aime aussi le coté recup : tout faire avec des matériaux (cartons, journaux… ) qui finissent bien souvent dans nos poubelles. Partir d’une simple feuille de papier et en faire un volume est un challenge qui me parle.
Patrick Ernewein est né en France.
Depuis l’enfance, il s’inspire de la nature.
Dans son processus de création, il se nourrit de la beauté sauvage des paysages
évoluant selon les saisons.
Chaque peinture est une aventure.
Il avance sans savoir où il va.
Des reflets flottants ondulent sur l’eau où se cache un monde mystérieux.
Ses inspirations et ses influences viennent de voyages, de souvenirs d’enfance.
Il reconstruit, casse les lignes pour redéfinir de nouveaux contours discrets, équilibre les
éléments.
Il tache la toile, le papier pour apaiser la lumière du support, créer des mouvements avec
des coulures.
Il aime jouer avec les couleurs, essaie dans son studio de nouvelles palettes de
mélanges, créer une histoire.
Patrick Straub est tombé amoureux du land art comme ça, sans raison, déraisonnablement. Dès lors, il se met à converser avec la Terre, sans arrêt. Il entend des « voies » qu’il suit à tâtons ! Il renifle le temps qui passe. Son travail est un cabinet de curiosités, un champ de bataille perdue par avance. Il fait tout et son contraire, le gigantesque et le minuscule ! Il se sert à l’autel du Monde ! Il emprunte le vent, le froid, la marée, la lumière. Parfois aussi, il verse dans le cliché pour partager l’amour qu’il reçoit. Alors ses cœurs de pierre et de glace se mettent à battre la chamade jusqu’à l’excès. Mais surtout, il raconte des histoires – drôles parfois ! Il dit des poèmes sans mots, il communique avec l’invisible et l’irrationnel. Les photographies et les vidéos de ses réalisations, seules traces pérennes, sont les pièces d’un puzzle chimérique dans lequel il se perd lui-même. Un jeu de dupe où se dessinent les contours d’une « mytho-logie » personnelle dans laquelle il se met parfois en scène.
La ligne d’horizon est au cœur de l’œuvre d’Emmanuel Sanz, à la fois limite et passage, un seuil où se confondent le tangible et l’infini. Dans cet entre-deux, son art s’inscrit comme une quête spirituelle, une exploration silencieuse de l’invisible.
Inspiré par les paysages contrastés du Pays basque et des Vosges, il puise dans ces immensités une force méditative, un souffle sacré qui imprègne ses toiles et photographies. Ses œuvres ne cherchent pas à reproduire le monde, mais à en capter l’essence, à révéler l’émotion qui surgit face à l’immensité.
Face à ses œuvres, le spectateur est invité à un voyage intérieur, à un moment hors du temps où l’horizon devient un passage vers l’au-delà du visible. Dans cet espace de silence et de vent, l’art d’Emmanuel Sanz ouvre un chemin vers l’essentiel, vers cette part d’infini qui nous habite.
Rachel Faivre, également nommée Noesora, est une photographe française. Ces photographies sont l’histoire d’un deuil. Deuil d’un ami, deuil d’un foyer, deuil d’un conte de fées, deuil d’une vie. C’est un temps de respiration. Dans ce refuge se trouvent le silence, les ombres et les mousses. L’odeur de l’humus. On y dépose ses tourments comme des bijoux trop lourds. On abandonne l’armure… Et les larmes.
Après des études scientifiques en écologie, Jean-Baptiste Perret a travaillé pendant plusieurs années à la protection de l’environnement au sein de collectivités territoriales. Diplômé en 2018 des Beaux-arts de Lyon, il poursuit son intérêt pour le milieu rural à travers une pratique cinématographique qui prend la forme de films et d’installations vidéo. Sa production est traversée par la question du soin qu’il envisage comme une attention à la vulnérabilité, inséparable de la puissance régénératrice des individus. Sa démarche s’appuie sur des enquêtes documentaires et utilise des méthodes issues de l’anthropologie qui interrogent les critères d’objectivité, plaçant ainsi l’affect au centre même du travail de recherche. Il s’inspire également du courant de la microhistoire qui cherche à se détacher des récits officiels des masses pour se concentrer sur les individus et leur propre vision du monde. Jean-Baptiste Perret filme des personnes qu’il rencontre dans des situations quotidiennes ; il s’intéresse à leur parcours de vie, leur environnement et leurs savoir-faire. À travers divers degrés de mise en scène qui laissent volontiers la place à l’improvisation, récits subjectifs et procédés fictionnels s’entremêlent.
Ludmilla Cerveny présente un extrait de « Elles cultivent », une série de 80 photographies couleurs et noires et blanches, 8 schémas-constellations, 5 textes et 1 livre. « L’envie m’est venue de porter mon regard sur quatre productrices locales qui agissent sur leur paysage, qui ont des rêves mais qui œuvrent avant tout dans le concret, le palpable, le vivant. Si cultiver la terre parait faire partie des gestes les plus archaïques, il n’en est pas moins d’actualité et surtout politique. Or cultiver et prendre soin sont inséparables. »