Rachel Faivre

Rachel Faivre, également nommée Noesora, est une photographe française. Ces photographies sont l’histoire d’un deuil. Deuil d’un ami, deuil d’un foyer, deuil d’un conte de fées, deuil d’une vie. C’est un temps de respiration. Dans ce refuge se trouvent le silence, les ombres et les mousses. L’odeur de l’humus. On y dépose ses  tourments comme des bijoux trop lourds. On abandonne l’armure… Et les larmes.

Jean-Baptiste Perret

Après des études scientifiques en écologie, Jean-Baptiste Perret a travaillé pendant plusieurs années à la protection de l’environnement au sein de collectivités territoriales. Diplômé en 2018 des Beaux-arts de Lyon, il poursuit son intérêt pour le milieu rural à travers une pratique cinématographique qui prend la forme de films et d’installations vidéo. Sa production est traversée par la question du soin qu’il envisage comme une attention à la vulnérabilité, inséparable de la puissance régénératrice des individus. Sa démarche s’appuie sur des enquêtes documentaires et utilise des méthodes issues de l’anthropologie qui interrogent les critères d’objectivité, plaçant ainsi l’affect au centre même du travail de recherche. Il s’inspire également du courant de la microhistoire qui cherche à se détacher des récits officiels des masses pour se concentrer sur les individus et leur propre vision du monde. Jean-Baptiste Perret filme des personnes qu’il rencontre dans des situations quotidiennes ; il s’intéresse à leur parcours de vie, leur environnement et leurs savoir-faire. À travers divers degrés de mise en scène qui laissent volontiers la place à l’improvisation, récits subjectifs et procédés fictionnels s’entremêlent.

Ludmilla Cerveny

Ludmilla Cerveny présente un extrait de « Elles cultivent », une série de 80 photographies couleurs et noires et blanches, 8 schémas-constellations, 5 textes et 1 livre. « L’envie m’est venue de porter mon regard sur quatre productrices locales qui agissent sur leur paysage, qui ont des rêves mais qui œuvrent avant tout dans le concret, le palpable, le vivant. Si cultiver la terre parait faire partie des gestes les plus archaïques, il n’en est pas moins d’actualité et surtout politique. Or cultiver et prendre soin sont inséparables. »

Matthias Ruthenberg

Matthias Ruthenberg est un artiste plasticien et musicien originaire de Berlin. Depuis 10 ans, il cherche, expérimente et élabore des vocabulaires d‘écritures sous forme de lignes, de mots et de sons qui oscillent entre maladresse et poésie, fragilité et bruit. Sa pratique du dessin protéïforme lui permet d’explorer de nouvelles pistes du langage.

Johanna Jackie Baier

Baier est née le 03.05.1955 à Kiel et obtient son baccalauréat à Hambourg.

Suivent des études aux universités de Hambourg, Bochum et Essen.

En 1982, elle obtient une maîtrise en littérature et en sciences du langage à l’université d’Essen avec une thèse sur le concept d’imagination d’Alexander Kluge.

Après l’obtention de son diplôme, elle travaille d’abord comme chef opérateur et directeur de production, puis comme assistant réalisateur pour plusieurs sociétés de production.

Parallèlement à ces activités, elle travaille dans le milieu indépendant du cinéma et des médias en RFA. Baier développe de nombreux projets, produit et réalise des documentaires et des courts métrages, dont beaucoup en format Super8, notamment la compilation de long métrage DIE MISSION – FILM VOM FRIEDEN UND SEINEM KRIEG, qui a été présentée en première au Forum international de la Berlinale en 1984.

En 1993, elle déménage à Berlin.

Depuis 1997, Johanna Jackie Baier est aussi officiellement une femme.

Après avoir changé de sexe, elle continue à réaliser des films : Séries TV et courts métrages et documentaires indépendants. Johanna Jackie Baier réalise entre autres les séries de Grundy-Ufa « Alle Zusammen » et « Gute Zeiten – Schlechte Zeiten ». Entre 2000 et 2010, elle tourne en tant que réalisatrice pour BAVARIA-Film/Das Erste quelques blocs de la série quotidienne MARIENHOF.

Depuis 1999, elle travaille de plus en plus comme photographe indépendante, et participe à de nombreuses expositions et salons.

En 2006/7 , elle participe à l’exposition SEXWORK (Neue Gesellschaft für bildende Kunst, Berlin) avec une sélection de 20 travaux photographiques et un court-métrage.

En 2011, le documentaire cinématographique HOUSE OF SHAME de J.Jackie Baier est présenté en avant-première dans la section Panorama du 61e Festival du film de Berlin. Prix du MEILLEUR DOCUMENTAIRE au Festival CHÉRIES – CHÉRIS, Paris/France 2011, sortie en juin 2012.

En 2013, c’est la Première mondiale du film documentaire JULIA aux X. Venice Days / Giornate degli Autori dans le programme officiel de la 70e Mostra de Venise.

Ce documentaire cinématographique a été soutenu par le Medienboard Berlin-Brandenburg, le BKM ainsi que la Culture Support Foundation of the Republic of Lithuania, il obtient une mention spéciale et 5 distinctions en tant que MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE / BEST DOCUMENTARY lors de sa projection dans des festivals internationaux en 2014. En 2017 Baier est nommé membre ordinaire de l’Académie allemande de photographie. J.Jackie Baier vit et travaille à Berlin.

Jean-Marie Ganeval

Avec une maman potière, un papa comédien, sensible à la poésie et passionné par la mécanique des voitures anciennes, comment Jean-Marie Ganeval pouvait-il échapper à la passion et au plaisir du beau ? C’est ainsi qu’il est venu à l’art par le dessin. Son enfance a été une longue suite d’observations, de traits, d’esquisses, de formes et de couleurs. Plus tard c’est dans les musées qu’il a saisi le volume en dessinant les sculptures des collections. Ce foisonnement en deux dimensions a vite été un frein à son envie de se relier aux espaces. La sculpture est venue par une suite de rencontres et de compagnonnages artistiques en France et en Nouvelle-Calédonie.

Jean-Marie Ganeval sculpte ce qu’il entrevoit du beau, de la vie, de la finitude, comme autant d’immersions dans un univers personnel et infiniment humain. 

L’art est une reconquête, chaque sculpture est un nouvel ordre non dogmatique, où la seule règle serait d’être dans une reformulation du sensible. Comme s’il en était le reporter il rend compte de vérités et de l’impalpable, en genèse et en esprit. Chaque œuvre est une nouvelle onde, une voie alchimique aux confins de ses rêves. 

Par son chemin de vie, il témoigne de notre besoin d’harmonie. La sculpture lui offre le moyen de construire des ponts entre des humanités dispersées. Pour lui, le chaos est une sorte d’anachronisme esthétique qu’il essaie sans cesse d’apaiser et de canaliser. Dompter le désordre pour mieux restituer ce qui parait antagoniste, pour tordre le cou aux conventions car elles opposent plus qu’elles n’unissent. Rien n’est dit mais tout s’exprime par la voie des trois dimensions. 

Son art ne reformule pas, il exprime des sensations fugaces rencontrées à mesure. Cependant, il donne forme à un son éternel, comme un hymne aux symboles invisibles de la vie. De son passé de violoncelliste lui reste le désir d’une partition esthétique faite de rythmes, de sons intérieurs, de silences, et de rencontres entre des entités sculpturales et l’air qui nous enveloppe.

Le « sensible » revient souvent dans ses explications. Une recherche est à l’œuvre, celle du regard porté sur les origines, toujours aussi présentes en nous alors que notre univers n’entretient plus la même relation au temps. Retour aussi vers des fondamentaux qui entretiennent un rapport étroit avec les éléments. L’œuvre nait de la confrontation avec la matière. Elle la transcende.

Le bois, le métal forgé ou fondu, la terre, le plâtre, la pierre, transportent ses pensées. Pour l’artiste ils sont catalyseurs. Pour le regardeur, ils sont autant d’invitations à toucher, à voyager, à s’émouvoir, à se détourner aussi, cela arrive, mais toujours il se passe quelque chose, un entre-deux magique et sacré, qu’il faut entretenir et défendre. La vérité est celle qui vient du cœur, la métamorphose de la matière ne peut s’accomplir qu’à cette condition.

Jean-Marie Ganeval a la sculpture au cœur et nous invite à voyager au cœur de ses œuvres.

Jack Koch

Jack Koch est un illustrateur alsacien autodidacte au trait humoristique et poétique qui dessine pour une grande variété de médias dont des livres jeunesse, des textes d’écrivains ou des dessins de presse. Une grande partie de ses œuvres sont partagées à sa grande communauté de fans sur sa page Facebook.

Colomban Mouginot

Les collages sont pour moi une manière d’assembler des idées différentes et d’articuler des moments très particuliers pour finir par provoquer des possibilités démultipliées.

L’idée m’est venue en constatant que certains de mes dessins se côtoyaient bien et pouvaient être visuellement cohérents à mes yeux et en même temps provoquer des ruptures et une discontinuité intéressante. 

Je présente des travaux qui sont le résultat d’un dialogue à l’intérieur de mon propre travail.

Tess Gilles

Ma pratique artistique s’est construite autour de deux médiums principaux, la céramique et la photographie. Attirée par des textures végétales et minérales, mes photographies questionnent la notion de paysage. Je travaille la photographie argentique, les défauts du négatif, et son développement. L’image prend son propre chemin dans la chambre noire et me surprend. Mes tirages sont proches d’une abstraction, d’une illisibilité : un paysage apparaît dans sa matière, ses formes et ses contrastes sans lire un lieu en particulier.

À la croisée entre l’art et la ruralité, la céramique est pour moi une manière de travailler la terre. Je cherche un lien entre ces deux mondes de cultures. Décomposer et recomposer. Le végétal puise une essence minérale et la synthétise différemment. La céramique se construit de terre et d’eau, mon travail de géologie et de météorologie. Évoquer dans la lourdeur de la terre, la légèreté d’un nuage. Écouter le bruissement d’une feuille et l’entendre dans la porcelaine.

On s’attache à des lieux pour s’attacher à tous les ailleurs : la montagne se lit dans la plaine, la mer se déploie dans les gorges de la vallée. Alors, j’essaie d’entrevoir les horizons de multiples terres.

Bibi

L’Univers de Bibi

Travail / technique :

Pour la peinture, Bibi utilise de l’acrylique, et certains médiums ou objets divers pour des collages. Pour les volumes, il s’agit de papier-mâché sur des armatures variées (fil de fer, grillage, cartons, polystyrène), de peinture acrylique, et parfois de matériaux ou objets divers pour agrémenter. Pour le dessin ou les illustrations, cela varie des crayons à l’aquarelle en passant par les feutres. Quant au style, Bibi se laisse guider selon l’humeur et les thématiques du moment. Même si la technique plus académique ne lui fait pas peur, Bibi a tout de même une petite préférence pour un univers plus fantastique ou onirique dans lequel une pointe d’humour est toujours bienvenue.