Thierry Amarger

Fragilité mais aussi hasard, mouvement, ordre et chaos sont au cœur de la démarche plastique de Thierry Amarger. La simplicité des moyens et des matériaux mis en œuvre caractérise son travail. Que ses créations prennent la forme de dessins, sculptures, installations ou encore d’actions faisant intervenir le public, elles ont pour point commun un travail graphique : signes accumulés, superposés, enchevêtrés qui deviennent réseaux, structures simples ou complexes.

Anne Vigneux

Anne Vigneux, plasticienne, vit et travaille en Alsace. Après une maitrise en Arts Plastiques, elle a étudié la scénographie aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Attentive au monde végétal, elle aime travailler à partir d’éléments glanés dans la nature. Ses récoltes, qui alimentent son cabinet de curiosités, constituent le matériau de ses créations. Pistils, graines, feuilles, branches deviennent de fragiles sculptures végétales, servent de médium ou posent silencieusement afin d’être dessinés. Son intérêt pour la botanique l’amène à poser un regard curieux et contemplatif sur le monde vivant.

Morgane Britscher

Regarder, enfin voir. J’ai besoin de marcher, d’être en extérieur, de déambuler pour réaliser des images, et cela à travers les différents outils que j’utilise: photographie, vidéo, dessin ou encore gravure. En cherchant plus loin, il s’agira aussi d’instants, de moments qui arrivent n’importe quand, l’espace de quelques minutes et qui durent parfois plus longtemps. Des moments pendant lesquels je marche et observe ce qui se trouve autour de moi. Ces moments me marquent et me permettent d’en faire découler des processus de travail. La notion de temporalité est importante dans mes marches, le temps qui passe, le temps que je prends à regarder un espace, ou juste à parcourir les lieux. Mon travail parle de petits instants qui me sont propres, quelquefois ce sont des lieux où je passe depuis quelques temps déjà et qui, un jour deviennent autre chose, ou simplement des espaces qui se présentent à moi pour la première fois. Dans certains lieux, ce sont des objets, qui sont là sans attirer l’attention, une atmosphère, une végétation qui se développe furieusement dans un espace abandonné, qui me donnent l’envie de faire une image. Ma façon de voir mon environnement est frontale, je me laisse fasciner par un paysage, ou par un détail, le ciel, un espace vide, etc. Mon regard a une portée poétique avant tout. Mes images sont un moyen de montrer ma façon singulière de regarder ce qui nous entoure. Regarder est une chose simple en soi, aussi ce qui en découle doit l’être tout autant. «Ça me faisait du bien de regarder par la fenêtre. Si seulement on pouvait filmer comme ça, comme on ouvre les yeux quelques fois. Seulement regarder. Sans vouloir rien prouver.» Wim Wenders

Alison Metté

Alison Metté crée et développe en 2010 sa marque qui porte son nom. Elle y exprime son style en créant des boucles d’oreilles, colliers ou bagues aux formes audacieuses et élégantes en très petites séries ou des modèles uniques. Son travail se caractérise par des textures et jeux de lumière qu’elle crée avec le métal. Les répétitions et croisements de motifs se reflètent dans ses collections qui oscillent entre floral, graphique et géométrique, naviguant entre le figuratif et l’abstrait. Chaque pièce conçue est le fruit d’une exploration et s’articule autour de techniques comme la réticulation.
Une fois finis, les bijoux sont dorés à l’or fin 24k.

Rose Le Goff

« Rose Le Goff a fait de l’ellipse son principal médium de travail. L’omission, le manque, l’absence ou encore le vide sont de toutes ses œuvres. Une galerie de portraits (« Les Moqueurs », 2024-2025) : uniquement des détails et non pas des visages. Des souvenirs (« Sans titre (Rêves) », 2024) ? : gravés sur un cd devenu illisible les rendant inaccessibles à tout jamais. Une performance (« Pas de pièces, merci », 2023, en collaboration avec Camille Dumay) : une fontaine à vœux dont personne ne saura jamais si certains se sont réalisés. Le corollaire presque irrationnel de cet état de chose est l’extraordinaire effet de concentration que procurent ses œuvres. Elle produit des œuvres métonymiques qui fonctionnent sur des rapprochements symboliques. Ainsi sa lampe (« Sans titre (Lampe) », 2023) dit tout de la maison dans laquelle elle n’est pas posée ; l’installation « Mordre la poussière » (2023) laisse présager des vies entières au travers de simples dents de lait. En ce sens, le travail de Rose Le Goff permet une nouvelle esthétique de la relation, car c’est la relation des termes (et des formes), entre eux qui permet au sens d’émerger. » (Elsa Bezaury, 2024)

Alice Jouan

Je perçois les espaces comme des terrains de jeux gigantesques, l’habillage des murs, des corps,
des objets fabriquent des narrations. J’utilise l’installation immersive pour déployer ces récits et transformer l’espace.
Au cœur de ces installations, les corps s’emmêlent, activent des objets, soulignent des postures, créant un répertoire de gestes et de rythmes multiples.
Ces interactions provoquent de nouvelles lignes ou les corps se déploient, brouillent les pistes dans des lieux communs et institutionnels.
J’utilise le textile comme un outil pour créer du mouvement, incarné et habité par les corps, permettant de rendre tangible ces histoires. Le tissu intervient comme un moyen de se camoufler,
s’augmenter, se révéler aux autres et à soi-même. Le rapport à la peau, l’épiderme développe un lien intime avec le matériau, une façon de raconter ce qui n’est pas visible,
ce que dissimulent nos entrailles, l’expression de nos vulnérabilités.
Le tissu devient un habillage ou les formes se rencontrent, autour de la technique du monotype, du tampon, de la trace et de la ligne. L’assemblage de ces formes par la couture questionne le rapport à l’accumulation, aux gestes répétés, facteur d’énergie. Cette énergie tend à se transmettre, souvent par l’expression de feux de joie, comme un moyen de réappropriation des corps, moteur d’expansion collective et rayonnement. L’étude des symboles dans la construction d’une mythologie de personnages hybrides et fantasmagoriques personnifie cette énergie.
Depuis janvier 2026, je développe un projet d’album jeunesse “Le danseur étoile”, par le biais d’une Bourse littéraire déployée au sein des Médiathèques de la Ville et de l’Eurométropole (Strasbourg Capitale Mondiale du Livre par l’UNESCO). Ce projet interroge nos façons de représenter nos corps dans l’espace : les métamorphoses de ces enveloppes en constante évolution. Les thématiques de la parure, de la collection et du soin sont investies, elles positionnent
les participant·e·s aux ateliers proposés du point du vue du chercheur·euse·s, sous la forme d’enquêtes. Ce projet déploie une recherche personnelle autour de la création de personnages illustrés en mouvement, mettant en lumière
le lien entre la ligne et l’intime.

Nicolas Schneider

Né à Strasbourg, FR en 1964
Vit et travaille entre Strasbourg et Marsal, FR
Nicolas Schneider pratique la sculpture, l’aquarelle et le dessin. Il est responsable de l’atelier moulage de la HEAR de Strasbourg.
Regarder ses sculptures, c’est contempler un horizon où les rivières et les flaques d’eau se transforment en une transparence du temps, un miroir où passé et futur se confondent. Les fleurs de l’autre rive, celles qui semblent hors de portée, évoquent le mystère et la beauté des choses difficiles à atteindre, symboles d’un monde qu’on ne peut saisir que par la connaissance des ponts invisibles qui unissent le présent à l’éternité. À travers son art, Nicolas Schneider nous invite à traverser ces passages secrets, à explorer les chemins subtils qui mènent à une compréhension plus profonde de la nature, où chaque instant figé par le bronze est à la fois une mémoire et une promesse.

Design Cul.

Design cul. est une lieu de découverte du design culinaire à travers des projets de designers internationaux.

Nelly Massera

Nelly Massera est artiste et réalisatrice. Elle développe un ensemble de vidéos et
d’installations qui jouent avec les frontières narratives du cinéma. Ancrées dans des réalités humaines, ses œuvres, souvent fragmentaires, placent le corps au seuil du réel. Nelly Massera est invitée pour de nombreuses résidences d’artistes et expositions en France et à l’étranger. A partir de 2014 elle développe un projet de long métrage documentaire en Algérie. Finalisé en 2018, il reçoit un bel accueil dans diverses salles. Pour le théâtre, elle élabore des dispositifs vidéo jouant avec l’espace scénique. Depuis quelques temps , elle replonge ses mains dans différents procédés d’estampe, processus sensible et de réflexion à la base de son travail.
Elle mène par ailleurs des ateliers en milieu scolaire, associatif, carcéral, à l’Université, dans les musées et les écoles d’art.

Johan Chervaux

Johan Chervaux est un photographe passionné par l’observation de la faune sauvage lors de randonnées ou de longs affûts. Il réside en Alsace-Bossue. Il a notamment photographié les animaux sauvages de la vallée de la Sarre..