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Michel Schwebel
Sébastien Kuntz
Présentation d’après le poète Jacques KOBER:
Un arbre ne multiplie jamais une multitude, donc un anonymat, il vit une liberté, hymne à la légèreté, obstinément mais spatialement vif de voilure. Le silence d’un arbre n’est pas délayé du silence de la forêt. Ainsi le concret du travail de Sébastien Kuntz c’est aussi bien l’enclume et la tignasse des souches nouées que la branchie de la délicatesse, ténuité ventilée de la sonorité des sommités: la ronde du vol d’insectes bougeant comme chaque feuille de la diversité attend son oiseleur. S’il est difficile de faire marcher les arbres au pas, c’est que leur architecture calme et soigne la fièvre humaine, mangrove ou futaie, dragonniers ou jacarandas, flamme nocturne du cyprès ou encore baobab aux épaules étagées de nuages. Une forêt est-elle en marche, et les arbres se pressent-ils en exode, ou bien rêvent-ils notre équilibre, découvrent-ils pérenne d’écrire sur écorce de bouleau, de même que chez Kuntz toutes les écorces circonscrivent son art.
Julie Luzoir
Julie Luzoir cherche à interroger nos certitudes. Par le dessin, l’interview, la performance, elle pose des questions contemporaines pour participer au grand débat polyphonique de nos sociétés. L’artiste cherche à donner voix à ceux qui attendent, celles qui luttent inlassablement, à ceux qui fuient, à celles qui travaillent, à ceux qui se noient, à celles qui partent, à ceux qui restent, à celles qui savent, à ceux qui sont nés dans le nouveau millénaire, à celles et ceux que nous n’entendons pas… Un regard sensible sur le monde, pour que quelque chose surgissent chez le public qui y fait face. En collectif — au sein du duo ramel · luzoir — Julie réalise des projets graphiques au service de structures privées, d’associations, de services publics et d’institutions culturelles.
Aurélien Finance
Mon travail s’inscrit dans une exploration de la mémoire, des phobies et de l’absurde à travers les techniques textiles. Je m’intéresse à ce que ces gestes ancestraux comme le crochet, la broderie ou le tricot peuvent raconter lorsqu’ils sont détournés de leur fonction utilitaire pour devenir un langage visuel. Chaque f il utilisé, chaque forme créée porte en lui une trace, un souvenir ou une tension entre l’instinct et la raison. Je cherche à révéler ce qui se cache sous la surface : des peurs irrationnelles, des comportements absurdes ou des tensions enfouies. Les textiles, dans leur fragilité et leur douceur, deviennent pour moi des objets transitionnels, des formes qui oscillent entre le vivant et l’organique, le familier et l’étrange. L’absurde m’intéresse particulièrement : il est partout, dans les cycles du quotidien, dans nos réactions face à l’inexplicable, dans nos tentatives maladroites de donner un sens à ce qui n’en a pas. Les titres que je donne à mes œuvres font partie de ce processus. Ils sont des fragments, des indices qui ouvrent une porte vers un récit ou une émotion. Ils sont là pour guider sans imposer, laissant le spectateur trouver sa propre interprétation. Mon approche est également performative : je pense mes installations comme des scènes, où chaque forme dialogue avec l’espace, les ombres et la lumière. C’est une manière de faire parler les matériaux, de leur donner une présence qui questionne nos propres rapports au temps, au souvenir, et à ce qui nous dépasse. À travers ces œuvres, j’essaie de créer un espace où l’intime et le collectif se rencontrent, où le fragile devient une force, et où l’absurde devient une clé pour lire le monde autrement. « Et voilà les bananes sont en chaussette.L’expérience fait naître l’absurdité. Les os se cassaient par cette performance.Entouré par la nature. L’émotion se dessine. C’est la peur.[…] Je pense donc je m’emprisonne, il se noyait dans ses costumes quand tout à coup… jamais ne se réveilla. C’est alors qu’il disait celui de hier ; n’ouvrez jamais une cuillère à café avec un cutter, on ne perd rien de grave.» ©Aurélien Finance
Natacha Caland
Sébastien Haller
Plasticien sculpteur né à Mulhouse, je pratique la sculpture depuis 1999. Je travaille le métal. J’ai démarré ma pratique artistique par la réalisation de tableaux en fils de fer qui racontent des histoires d’hommes, de femmes. Instantanés sortis de mes moments de contemplation du monde contemporain, j’aborde au fil des ans différentes techniques de travail du métal : d’abord des tôles découpées aux dessins précis et acérés, figuratifs et graphiques puis des pièces en acier découpées au laser. Depuis 2001, je réalise des sculptures en acier découpé thermolaqué ou en acier corten qui sont exposées, et certaines vendues partout en France. Mes sculptures souvent anthropomorphes, sont des invitations à se projeter ailleurs, à se détacher de la rudesse du monde pour le percevoir avec humour et poésie. La nature, le vivant, les hommes, les animaux sont des sujets récurrents dans mon travail. Je développe régulièrement des projets de commandes publiques et privés, aussi bien pour des architectes, promoteurs immobiliers, mairies, que pour des particuliers.
Christophe Hamm
Photographe-Auteur professionnel depuis une trentaine d’années, je vis en Alsace, mais mon terrain d’expression n’a pas de frontière. Je travaille entre autres pour des maisons d’édition ainsi que des institutions, principalement dans les domaines de l’architecture, du patrimoine et du paysage.
En parallèle, je développe une recherche plus artistique qui permet de laisser libre cours à ma créativité et à l’expression d’univers plus personnels.
Ceux-ci m’amènent parfois à pousser le plus loin possible les limites techniques de la photographie traditionnelle. Mon désir n’est alors pas de relater, narrer ou documenter une réalité, mais plutôt d’évoquer une atmosphère, d’engendrer une divagation ou simplement une rêverie.
Pas d’école d’Art, mais celle de la vie…
Tout en restant dans la photographie contemporaine, je fuis la routine et ne souhaite pas faire parti d’un seul courant ou style qui ferait ma signature. J’aime la richesse qu’apporte la diversité et essaye de m’en inspirer dans mon travail.
Ma démarche est aussi libre et variée que peut l’être le vent avec ses bourrasques et ses changements de direction. En bref, j’explore, cherche, expérimente et me laisse guider par mon instinct. Je ne pose surtout pas de limite à mon travail, ni à son champ d’exploration, c’est ce qui fait la richesse de mon art, et le bonheur des collectionneurs.
J’espère que vous prendrez plaisir à parcourir mes oeuvres, qu’elles vous permettront de vous évader et de rêver.
Christophe Hamm
Brigitte Bourdon
- Développe un travail personnel autour de la mémoire
utilisant le textile, le papier, le fil, et l’écriture… prenant
plusieurs formes plastiques : gravures, sculptures, et grandes installations…
Le texte, le mot, le signe, son fond et sa forme, la place de la femme dans cette image souvent réductrice du textile et de son identité voilà quelques thèmes récurrents de sa production.
Utilisant le glanage dès ses premières installations : « Hommage à elle ou les vêtement d’une vie » Caen 1979 à la Comédie de Caen.
Adepte de la sérendipité dès que celle-ci alimente et nourrit sa réflexion sur la place de ses matières de prédilection dans la société et leur impact mémoriel.
Camille Brès
Je peins à l’huile sur toile ou à la gouache sur papier. Je peins d’après des photos prises à l’extérieur ou en studio. Je mets en scène mes proches en m’inspirant, de grands tableaux de l’histoire de l’art, de la publicité ou de concepts psychanalytiques. Dans tous les cas, il est question de problématiques intimes et les mises en scène me permettent de mettre une distance, un filtre, pour que ces données personnelles deviennent des sujets. Je peins directement ce que je vois dans mon atelier: L’espace, les outils, les objets, la plante verte. Je peins des autoportraits. La peinture me permet, grâce à ses différents états, de créer l’illusion d’une unité, alors que je compose mes images avec des éléments provenant de sources diverses. Je prends les décisions de couleurs, de formes ou de traitements en peignant, un choix en entraînant un autre. J’use de la matière picturale, de sa capacité à recouvrir, à voiler, à colorer, pour créer une unité artificielle. Puisque je laisse beaucoup de place à ce qui advient pendant le temps même de la peinture, en général, les idées premières ne résistent pas longtemps. Les sujets sérieux ou affectifs basculent dans l’absurde, ceux plus légers gagnent en gravité. Cette mécanique découle, à mon avis, de l’ambivalence des sentiments que m’inspire le monde.
