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Clothilde Garnier
– porte renaud –
porte renaud est un compositeur et artiste visuel français né en 1987.
entre le long processus de fossilisation et l’immédiateté de la chair, couche par couche, son travail explore les profondeurs d’un monde dont la stabilité apparente résulte d’un effondrement perpétuel. sombre, tendu et compact, les motifs qu’il accumule construisent un chemin sensible vers les beautés de cet enchevêtrement chthonien.
l’artiste favorise également des communautés esthétiques autour de son travail, comme dans le cadre de son projet d’opéra territorial participatif.
sa réflexion théorique se concentre sur les intersections entre l’art, l’éducation populaire et la démocratie.
Siam Angie
Le dessin a fini par recouvrir ma pratique. J’ai dessiné dès mon plus jeune âge mais pas comme on s’y attend. Je dessinais enfant sous ma couette des portraits de femme. Ils étaient inspirés de mes lectures d’enfant, des bandes-dessinées japonaises des enfants des années 90. J’ai toujours dessiné des femmes dans les coins de page. J’ai toujours dessiné des femmes lorsqu’un bout de papier passait sous mon crayon. Je disais que je voulais être dessinatrice. Pendant les années passées à l’école d’art, le dessin est resté caché. Mon dessin ne se montrait pas. Cela a pris du temps pour que je le regarde autrement.
Le motif de pois irrégulier qui traverse ma pratique vient des textiles de mon quotidien. Après mon DNAP, j’ai commencé à exposer une pratique d’œuvres textiles in situ. Cet univers domestique est le lieu privilégié de ma réflexion féministe. Je dessine comme on tricote, le dessin prend le pli du temps passé. Sur le papier, c’est un entrelacement de traits qui fait apparaître un motif. Mon dessin est un tissage qui résulte des mêmes gestes que ceux qui caractérisent les travaux de maison visant à protéger les corps ou à accroître leur confort. C’est aussi une pratique du repli, retournée sur elle-même, c’est ce qui reste d’une pratique invaginée.
Sol.F.Air
Laurent Kohler
BLM – Bernard La Motte
Dessins, sculptures, techniques mixtes
Valérie Schott
Lors de mes dernières années d’études, le fil conducteur dans mes travaux artistiques était le corps et l’enveloppe corporelle. C’est toutes les significations de celui-ci à travers la sociologie, la philosophie qui m’ont fascinées … L’inspiration du corps et de son double est toujours à la base de ma création ; j’aime expérimenter différents matériaux : la peinture, le dessin et l’argile. Mon travail actuel s’est tourné plus précisément vers la céramique. Même si ce matériau demeure archaïque, il ne cesse de réinterroger nos propres origines. Il permet d’exprimer pleinement ses émotions, c’est un vecteur de recherches sans limite ( techniques et théoriques) pour celui qui veut explorer un monde à la fois intérieur et extérieur. A travers mes réalisations, je tente de faire fusionner des notions d’hybridation entre le végétal, l’organique et le minéral. Mes sculptures sont anthropomorphes , elles nous dévoilent des formes tout en rondeur évoquant des corps multiples. Elles sont devenues le réceptacle de nos émotions. Ce qui prédomine est la puissance de l’imaginaire…
Chantal Tolwek
Dessiner C’est comme marcher sur les chemins caillouteux Arpenter les sentiers, griffonner le papier, courir et respirer Crapahuter, graver, colorier, peindre & assembler Gestes lents, quelquefois rapides, mais toujours le dessin D’abord le dessin… Extrait de l’exposition «Exode» – Saint-Dié-des-Vosges
Pascal Henri Poirot
PHP par Henry Cow (extrait)trad:Ruth Goodwin. Dés le début des années 80 ,et comme tant d’autres Poirot est un « sérial painter » Les canapés ,les architectures,le chantier,les objets, le théâtre de l’atelier et ses acteurs, forment une fiction figurative ou le mythe affleure dés qu’ on le convoque et a la visite de curieux livres peints d’assez grands formats,des carnets de croquis anciens s’empilent dans la grande étagère de l’atelier et semblent nourrir la production Depuis je crois 2000 il peins la peinture du paysage , tout d’abord la ou l’archéologue termine son travail de découverte au pinceau :dans le livre « l’ocre du lœss » ,puis avec les Vosges ,curieusement d’après des décors de théâtres parisiens de la période 1870-1914, la ou apparaît le mythe de la « ligne bleue » , enfin il attaque maintenant une série nommée « Austral » motivée par un périple en 1996 dans le désert australien et la rencontre avec les artistes des antipodes. Les échanges et des résidences en Australie puis en Nouvelle-Zélande se poursuivent avec les séries en cours (Execution..etc) Un travail avec la ruche et l’abeille (,L’arbre-rucher,l’alvéole) commence également en 2010 sur le chemin des passeurs…
