Gaëlle Duvernoy

Formée à l’Institut Européen des Arts Céramiques (IEAC) de Guebwiller, je suis installée comme sculptrice-céramiste depuis 2017. Je travaille le grès dans mon atelier à Orbey dans le Haut-Rhin.Je crée principalement des personnages dans leur univers naïf et tendre. Ils y dialoguent avec des animaux, des insectes et autres plantes, dans un environnement où la nature rencontre la poésie et la rêverie.
Programme de l’atelier :
  • Terre et racines : stage yoga et céramique avec Maïté Duvernoy, enseignante Yoga, le week-end du 31 mai et 1er juin 2025
  • Traversée artistique : stage dessin et céramique avec Sophie-Dorothée Kleiner de l’atelier Lanterne, le week-end des 28 et 29 juin 2025
Voici les liens vers les descriptifs des stages :

Olivier Charpentier

Autodidacte, j’ai un parcours technique, industriel, et depuis toujours je «bricole» avec des objets récupérés, avec cette idée de ne pas gaspiller, de recycler et de réutiliser. Mais dans tous ces objets destinés à la ferraille, et à être refondus, on y voit parfois des formes qui en inspirent d’autres. C’est la raison pour laquelle mes creations sont essentiellement en metal recyclé, outils abandonnés, inutilisés auxquels une nouvelle vie est donnée sans trop dénaturer leur aspect premier, ensuite une patine rouillée est appliquée ainsi qu’une finition vernie ou à la cire d’abeille. Chaque pièce faite à la main est unique, ces « déchets » vont vers une seconde vie et une nouvelle histoire.

Melyco

Depuis que je me connais, j’adore dessiner. Cet amour était si fort que ni les produits cosmétiques de ma mère ni les portes, les fenêtres et les murs de la maison n’étaient à l’abri de moi ! Le jour où j’ai peint sur le plafond de la cuisine, mon père s’est vu finalement obligé à m’envoyer chez son ami peintre pour mieux apprendre.

Les années ont passé et j’ai étudié le graphisme, la peinture, l’architecture d’intérieur et l’illustration. J’ai eu l’occasion de coopérer avec diverses agences de publicité, avec les éditions jeunesse, les agences et cabinets d’architecture et de décoration d’intérieur, les entreprises d’imprimerie et de conception de tissus et d’arts de la table. Toutes ces tentatives m’ont fourni l’opportunité parfaite afin d’acquérir de riches expériences. J’ai également participé à des expositions individuelles et collectives et enseigné le dessin et la peinture.

Après avoir émigré, en dépit des difficultés rencontrées j’ai enfin ouvert mon propre atelier de peinture et j’y travaille actuellement. Mon amour pour l’art est tellement profond que je ne peux pas imaginer la vie sans art, j’espère pouvoir continuer à marcher sur ce chemin grâce à votre soutien.

Paola Bousseau

Paola Bousseau est née au bord de la mer, à La Rochelle et grandit dans une famille d’artisans et d’artistes amatrices. Depuis 2015 elle suit un cursus de design qui l’amène à Brest puis à Strasbourg. Volontaire dans le milieu associatif et coopératif depuis 6 ans, elle souhaite participer au développement des projets écologiques et sociaux. Ces engagements permettent à Paola de s’ancrer dans son territoire. Depuis son emménagement dans la campagne alsacienne, elle fait davantage avec ce qu’elle trouve dans son environnement et expérimente les matières vivantes, les formes et les couleurs à travers l’Atelier Faire Ici, qu’elle monte avec Céline Abadine. Elle travaille généralement avec des aliments, du textile et du papier, en fabriquant ses propres matières. Elle s’adapte aussi au rythme plus doux de la vie rurale et plus autonome qu’elle choisit en s’installant et en créant en commun, à La Maison des Fées. Avec une attention portée sur les petites choses simples, la pleine conscience, Paola expérimente depuis peu l’écriture.

Gwendoline Maximo

L’atelier était au départ un lieu consacré à la couture, mais depuis plusieurs années, j’y ai intégré un atelier de broderie, avec la fabrication d’objets de décoration en textile.Je brode des tableaux au « point de lancé », grâce à un travail d’exploration, d’expérimentations et d’échecs qui ont été nécessaires à l’approfondissement de la technique, aujourd’hui, j’ai réussi à créer des tableaux qui me représentent pleinement, des œuvres uniques composées de fils à broder et de papier, des matières nobles et simples. « Parcourir, étudier les formes et les couleurs, faire et défaire fil par fil jusqu’à trouver l’accord parfait, la bonne combinaison, voici la base de mon travail pour avoir cette singularité artistique dans mes broderies. »Je brode des paysages après avoir dessiné et percé mon papier à l’aiguille, ce sont deux étapes de préparation essentielles, plus mes pointages sont réguliers plus le rendu sera visuellement harmonieux. Mes broderies sont contemporaines, elles représentent souvent des vagues, des paysages, de grandes étendues, et c’est ce que je souhaite invoquer à travers mes tableaux : une évasion, un voyage, une liberté. Passionnée de l’harmonie des couleurs, j’aime retranscrire la lumière avec le choix minutieux des fils à broder parmi des centaines de nuances. La création d’un objet avec des matières très simples : du fil et du papier, apporte un effet contrastant entre la broderie qui est une technique ancienne et les motifs actuels qui donnent un rendu moderne et contemporain, mes broderies sont des objets de décoration qui subliment les intérieurs. Mon travail se regarde sous différents angles, de face le dessin brodé est aérien, il laisse du blanc apparaitre alors que lorsque nous sommes placés de côté les fils sont très denses, on peut bouger autour de la toile et découvrir un nouveau dessin. La toile évolue en fonction de la lumière. Les coloris des fils révèlent leurs éclats en fonction de la lumière et de notre position par rapport au tableau, on retrouve cet aspect de couleurs changeantes également dans la nature.Des créations qui évoluent, et devant lesquelles on s’évade.

Myriam Fourmann

L’art interroge notre perception du monde
Un monde toujours en mouvement où rien ne dure, tout change , nos pensées, nos émotions, les choses de l’extérieur, chaque instant qui passe, chaque échange, chaque discussion nous rend différent.
La gageure de mon travail tente de traduire l’impermanence de la vie, du mouvement perpétuel dans des objets, des installations qui, par essence, se fixent, se figent dans le temps.

Loona Sire

Des corps qui s’abandonnent, des végétaux séducteurs, des drapés scintillants, des animaux errants et des paysages déserts composent mes images. Ma pratique photographique oscille entre mises en scène et instantanés. 

Quand la situation est propice à l’étirement du temps, je mets en place des dispositifs longs d’observation. J’attends le moment où mon regard est capté par des personnes qui me troublent et me fascinent dans leur manière d’être au monde, par la densité de leur regard, leur manière de se mouvoir. Je définis ensuite un lieu où le corps de ces modèles prend place de manière centrale dans la composition. Le décor vient renforcer la présence du sujet photographié. 

Le processus diffère lorsque je traverse des villes, des campagnes, des paysages, je suis alors attentive à ce qui apparaît sous mes yeux et collecte des images qui entrent en résonance avec mon univers visuel. 

En plus de présence humaine ou animale, des éléments sont récurrents dans mes images telles que les fleurs qui sont des marques sensuelles, synonymes de puissance féminine, d’éclosion, de vif espoir ; des tissus et drapés qui évoquent une seconde peau ou une matière évanescente. Face à mes images, la perception a du mal à se caler. Il y a confusion entre détails et mise à distance, humain, animal et minéral, peinture et photographie, charnel et éthéré, réalité et songe.

Mr Pinkasso

Monsieur Pinkasso, artiste plasticien, performeur et musicien vous ouvrira les portes de son PPP UNIVERS. Il vous propose de participer à la construction du 8ème Continent (8C) via son Utopie Pink poétique par une exposition de peintures, de photographies, de sculptures-installation et de projections de performances. Participez à cette aventure artistique en devenant un acteur en tant que Pinkonaute !
Pink-Punk-Peace !

Jean-Marc Nigon

Lorsqu’on demande à Jean-Marc Nigon de parler de son travail, il pousse un gros soupir et lève les yeux au ciel. « J’ai toujours peint ; au début avec un pinceau et de l’encre de Chine et depuis quelques années avec un Ipad. Par plaisir. Je peins des romans que j’aimerais qu’ils soient lus par le plus grand nombre, comme un écrivain écrit une fois un texte dupliqué des milliers ou des centaines de milliers de fois ».Au départ, toujours au même petit format sur du papier d’Arches, un trait noir dessine un visage, souvent sombre. Il découpe ses pinceaux aux ciseaux, afin que le trait soit aléatoire. C’est presque toujours le même geste et pourtant, à chaque fois, le hiatus se crée, ce n’est jamais la même chose. À la sortie de l’iPad en 2013, un autre monde s’ouvre. Ultrasensible, servi par de petits logiciels rudimentaires, il lui offre les mêmes plaisirs tactiles et tout un nouveau champ de possibles.Il a entre ses mains tout ce qu’il aime, la nervosité du trait, la profondeur des couleurs, la luminosité des transparences… Il invente ses propres pinceaux à partir de dessins, de photos de matières… qu’il crée aussi ou qu’il va chercher dans la nature, ses lectures.Face à ce petit objet, il peint partout, en toutes circonstances, avec une liberté jusqu’alors bridée. Un univers extraordinaire s’ouvre à lui, plein de couleurs et de modernité. Il s’approprie cet atelier portatif, porteur d’un nouveau projet artistique. Celui de s’inscrire dans une évolution des techniques de création et de diffusion de l’art.« Je peins, mais je me sens plus proche du graveur qui fait des pièces multiples, que du peintre qui fait des pièces uniques. Mon grand-père Paul était graveur et j’ai toujours vu des multiples aux murs dans ma famille. l’Ipad me permet de créer une estampe numérique unique que je peux tirer en un ou plusieurs exemplaires, chaque tirage étant unique lui aussi. Jusqu’à présent, avec les techniques classiques, les exemplaires se dégradaient au fur et à mesure des tirages, d’où leur numérotation. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas et la numérotation n’est plus nécessaire ».Le projet artistique de Jean-Marc Nigon est marqué par la technique utilisée, mais aussi et surtout par ce nouvel espace de diffusion, que l’œuvre unique ne permet qu’à une moindre échelle, le partage d’une œuvre. Cette modernité de moyens ne change rien à sa démarche créative, à sa passion, et au caractère artistique de ses estampes.Observateur aiguisé, Jean-Marc Nigon nous donne à voir une œuvre graphique très personnelle, empreinte de sérénité, et revendique une certaine recherche de l’harmonie et de la beauté. « Je m’intéresse à la vision brute, rudimentaire de l’humain, de la nature… et je rends ces matières organiques plus sophistiquée, tirées de mon imaginaire. En fin de compte, je ne sais pas si ça me plait mais ça n’a pas d’importance ; l’important, c’est l’autre ».