Alexandra Gerber

Ma pratique s’étend aux champs élargis de la conscience (pratique de soins chamaniques) et à la mycologie (en particulier les polypores). La matière première de mes sculptures est issue du vivant (sculpture sur bois de masques et totems, créatures en laine, champignon, assemblage d’os, de plumes, de crânes…) mais je réalise aussi des peintures, dessins, films, romans, poèmes …Tous nés dans un état de transe. J’obéis à la pulsion d’aller vers de nouveaux territoires, puis vient une étape de digestion, croisement, mélange pour en faire des « oeuvres ». Exploratrice, touche à tout, me ramifiant sans cesse en absorbant tout ce qui trouve sur mon passage, j’ai découvert que je fonctionnais comme du mycélium, me ramifiant sans cesse.  On peut appeler ça de l’art mycélien, ou fongique… Chaque projet se nourrit du substrat de l’autre, pour évoluer constamment.

Jacques Thomann

Après de longs mois  d ’ absence, je  retrouvai   l ’ atelier.  Je me laissai aller à l’éblouissement de la  couleur pure, de celle qui donne corps à la forme, à la ligne, à l’espace.  Ce chant nouveau n’ est pas sans vertige ni questionnement. 

            J‘avançai dans le brouillard, émerveillé, sublimant seule la matière composée. Fallait-il ces longs chemins  de traverses pour toucher du doigt la simplicité  du langage poétique,  sa  musicalité ?  

               « Le choc de l’émotion cause l’expression »  Etel Adnan

Steph Poulette

Pour créer, j’ai besoin de toucher et de manipuler les matériaux. J’utilise ceux que j’ai chinés, ramassés, récupérés… Plus ils sont usés, plus ils m’inspirent. Mon travail commence avec de vieux objets, du tissu, du métal, du bois et des images, que je triture, assemble, coud, cloue ou colle sur différents supports. J’aime jouer avec les couleurs des éléments bruts. L’ajout d’images de figures humaines ou animales, donne un sens à cet assemblage hétéroclite. Je cherche à faire naître des tranches de vie, dans ces petits univers imaginaires. Je souhaite me replonger dans la fraicheur et l’innocence du monde de l’enfance, rempli de découvertes et d’expérimentations, imaginaires ou réelles, sans aucun préjugé. J’aime offrir des associations visuelles improbables, décalées, poétiques et drôles. La forêt n’est-elle pas la ville des animaux sauvages ? La ville n’est-elle pas la forêt des personnes dites civilisées ? La cohabitation des deux est-elle possible ? Ce questionnement sur la place de notre société et la place de la nature sauvage, m’intéresse tout particulièrement.

Olivia Benveniste

Olivia Benveniste est une dessinatrice française basée à Barr, à 30 km de Strasbourg.
A la mine de crayon et parfois en dessin animé, elle représente des formes : figures humaines ou figures de la nature.
Elle fait apparaître les choses que l’on connaît, hors-contextes, seules. Ces choses sont belles, fragiles ou fortes de par leur étrangeté.

Marie-Amandin Duverger

J’exprime par le dessin, la peinture et la sculpture des petites choses qui me touchent dans mon quotidien (une feuille morte, l’oreille de ma fille que j’allaite, etc.) en allant jusqu’à de grands paysages. Mon travail est traversé (souvent inconsciemment) par les questions existentielles qui me taraudent, le mystère du mal, la blessure, la mort ; la fuite ou la résilience de l’homme face à ces événements.

Lou A A

« Lou Amoros Augustin a étudié à l’école La Cambre de Bruxelles ainsi qu’a celle des Beaux-Arts de Toulouse d’où elle sort diplômée en 2016. Elle consacre la majeure partie de son temps à dessiner et fait évoluer son travail dans différents domaines tels que l’illustration, le dessin mural, le spectacle vivant et depuis peu la création textile. Elle puise son inspiration dans l’observation de celles et ceux qui l’entourent. »

VGthal

VGthal est un artiste basé à Strasbourg. Anciennement chimiste, aujourd’hui pyrotechnicien d’intérieur, sa pratique s’articule autour de la performance, de la vidéo, de l’installation et de la sculpture.Il prend le parti de positionner le jeu comme générateur de ses créations. Il détourne les mots, les objets, les images. Une grande partie de sa réalisation est basée sur le feu. Il en découle une série de peintures projetées à l’explosif, des sculptures d’objets de récupération, des installations d’objets carbonisés. Chaque séance est documentée par des vidéos.

Emeline Lombrez

Le Bordel de Em. est un petit « bordel » graphique & coloré avec de l’aquarelle (originaux, reproductions) au style croquis carnet de voyage, croqué sur le vif avec quelques fleurs séchées (ramassées et séchées par mes soins) en passant par des illustrations digitales, des stickers, cartes postales, marque-pages, badges, tote-bag et ateliers d’aquarelle.

Mes différentes pratiques artistiques se nourrissent les unes des autres pour se mélanger et créer de belles images. J’aime retranscrire ou cacher des souvenirs mêlés à mon regard sur les choses banales du quotidien. Les petits trésors de vie.

Oscar Hache

Feu son cher père l’initiant à la photographie et aux burlesques des bons jours très tôt dans son enfance, Oscar Hache décide d’étudier le cinéma à l’université paris XIII Vincennes Saint Denis. Il prolonge sa découverte des pratiques photochimiques du cinéma normal ou différent (par opposition au cinéma industriel) au sein d’un atelier-laboratoire pour le cinéma analogique à Strasbourg, Burstscratch, avec lequel il travaille pendant cinq ans.
Les quelques films qu’il y a produit, les deux premiers Films du dés-apparaître, ont été projetés à travers l’Europe dans différents festivals et événements d’ampleur Undergound, à Paris, Berlin et même aux States.
Aujourd’hui lassé des fonctionnements collectifs, Oscar a installé un petit atelier-labo individuel chez lui pour approfondir et affiner sa pratique du cinéma, de la photo, et de ce que l’on peut trouver dans l’entre-deux; c’est Le Dépoli.

Nathalie Berizzi-Graux – Nana

Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine textile collectif, je chine mes matières premières, nobles, anciennes et naturelles, perles, fils, paillettes et vêtements, pour en raconter des histoires immuables et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole du trousseau de famille.Je choisi des textiles humbles et modestes, pudiques et anonymes, imparfaits et austères, solides et précieux, uniques. Chemises, draps, refuge de l’intimité ayant servi à naître, à se vêtir et à mourir, voués à disparaître avec la personne qui en a eu usage.Il s’agit réellement d’un hommage rendu à ces matériaux trouvés, une création mémorielle responsable, sauver de l’oubli et transmettre ces textiles est l’histoire de ce processus.Pour ce faire je colle, imprime, couds, brode.Apparaissent des personnages romanesques, dandy, héros héroïnes androgynes et théâtraux, passé et avenir se mêlent dans une atmosphère d’artifices à la mode chimérique.Ces réalisations constituent le prolongement d’une garde-robe raffinée et sophistiquée rêvée pour mener le bal…Conserver vivant un éternel sentiment d’émerveillement et d’émotion.