Vito Cecere

Vito Cecere est un peintre autodidacte. Installé à Mulhouse depuis 2008, il y développe
une technique particulière dont il possède une parfaite maitrise : l’huile au doigt. En 2010, il
se lance dans les grands formats et expose pour la première année au Grand Palais à Paris où
il est sélectionné pour une grande collective à Milan, Lecce et Venise, comme un retour aux sources…

Laure Florençon

Née le 14/07/76
Professeur Agrégée d’Arts plastiques en collège et à la fac d’Arts plastiques.
Peintre de formation, je viens m’exercer au dessin anatomique dans l’atelier pour faire mes gammes. J’utilise diverses techniques telles que la mine de plomb, l’encre, l’aquarelle que je mixe parfois entre elles. C’est bien souvent l’anatomie propre du modèle qui m’impose une technique adéquate pour le représenter.
Par ailleurs, ces nus se sont imposés dans ma peinture récemment et les corps s’enlacent dans un entrelacs pictural à la frontière de figuration et de l’abstraction. Sorte de cartographie linéaire des corps immergés dans la masse picturale.
J’ai également une pratique photographique de poésie du quotidien, un regard particulier sur les choses qui m’entourent. J’aime relever la beauté partout où j’en décèle, révéler à ceux qui ne l’ont pas vue un instant, un détail, une matière.

Nathalie Savey

A la cime des yeux

Nathalie Savey est une promeneuse. En préalable à ses photographies, elle
choisit un itinéraire sur une carte, marche, observe, attend puis déclenche.
Dans son viseur, la nature est ramenée à ses éléments primaires : l¹eau,
l¹air, le végétal, le minéral. Ce ne sont pas des photographies de paysages
qu¹elle propose : le pittoresque, le sublime sont absents de ses images dans
lesquelles la réunion d¹une nature objective et d¹une intime sensation joue
sur la part d¹illusion que génère parfois le réel. Ainsi le rocher se
transmute en montagne, la photographe se fait alchimiste(..)

Héloïse Conesa
Conservatrice de la photographie contemporaine de la Bibliothèque Nationale
de France (BNF)
Extrait du texte publié du livre Nathalie Savey édition l’Atelier
Contemporain

Florence Kiss

Après avoir vécu une quinzaine d’années à l’étranger, je voyage désormais dans la musique, l’écriture et la peinture. Je peins au gré de mes impulsions de l’ethnique à l’ésotérique, du figuratif à l’abstrait. J’utilise l’huile ou l’acrylique, parfois les deux. Je n’ai pas de style particulier et me prête à toutes les expériences picturales en suivant mes inspirations du moment.

Gérard Dumora

C’est en Polynésie française que Gérard a pris acte de la fragilité de notre environnement, de son aspect éphémère, et c’est aussi en ces lieux couleurs d’éden qu’il fait une rencontre essentielle, avec un artiste polynésien, une révélation comme une évidence qui s’impose à lui : créer…
A partir de cet équilibre ténu entre l’homme et la nature, il appréhende diverses techniques de travail, explore et transforme les matières, telles que, le plastique, le carton, le métal, le bois, le fil…
Gérard, dès lors, crée, un plaisir comme une nécessité ; il transcende émotions et sensations afin qu’elles deviennent le prolongement de ses mains, toutes entières dévouées à la tâche artistique.
Il découvre une multitude de matières naturelles, végétales et minérales, qu’il expérimente comme un « cherchant » permanent, il y associe son savoir-faire de menuisier/ébéniste et le teinte de culture polynésienne.
Gérard participe à la mise en oeuvre de l’art contemporain polynésien et créé une collection de luminaires, mobilier et sculptures.
Ainsi, depuis plus de vingt ans, et de retour en métropole, son travail de création et de recherche s’articule autour des rebuts industriels ; il active le lien entre la précarité de notre environnement et la nécessité d’en valoriser le continuum, en donnant une seconde vie aux déchets ultimes, toujours en adéquation avec sa volonté de prolonger la vie des matières.
Aujourd’hui, il crée des œuvres monumentales éphémères, en non-tissé (fibre synthétique, déchet ultime), au sein de l’espace public ou en pleine nature, tout en s’adonnant avec passion et technicité à la photographie et la sculpture.
Il forme avec Jacqueline un binôme d’envergure reconnu au fil de leurs expositions européennes.
Faire du beau et du grandiose avec du déchet, le leitmotiv créatif de Gérard.

Jean-Claude Mathieu

Jean claude Mathieu
Est né en 1951 à Beuvardes dans le bas de l’Aisne en Picardie, le pays de Jean de la Fontaine.
Un territoire et une pensée qui vont nourrir un caractère ancré dans un désir d’Absolu.

Jean Claude Mathieu fait ses études à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, de Reims et de Strasbourg.
Sa rencontre avec le sculpteur Léopold Kretz, qui fut son professeur, va marquer profondément son travail.

Pour cet artiste, la sculpture n’a pas vocation à raconter ce qui peut être écrit ; pour lui la forme dans sa sculpture privilégie les perceptions visuelles .Un rapport particulier et sensible dont l’homme est une partie qui s’intègre à un ensemble, sa démarche s’inscrit dans la grande tradition occidentale.
Pour jean Claude Mathieu, la figure Humaine, le Nu en particulier et le Modèle, fonde le quotidien de son travail.
Incroyable ténacité de l’Homme qui cherche dans l’oeuvre la structure d’une vie
Son travail s’inscrit hors du temps contemporain.
Comment peut-on dans le monde d’aujourd hui, monde d’images et d’informations secondes, prendre le temps de séjourner dans ces formes, que peut-on comprendre d’une méditations,si nous ne sommes pas dans ce temps ?
Inclassable travail qui fait penser aux engagements de Lucian Freund dans sa peinture.

Après ses études et sa vie à paris, il installe ses ateliers en Vendée où il produit les grandes sculptures comme celle de Trélazé.
De son compagnonnage avec son ami le sculpteur François Cacheux, avec qui il travailla aux grandes réalisations du « Jean Moulin » d’Angers ou aux Grands Hommes de Montpellier, il garde la marque des sculpteurs confrontés aux grandes oeuvres.

Pour en revenir à la contemporanéité du travail de Jean Claude Mathieu, je laisse à Guiseppe Penone la paternité de ce qu’il résume lors d’un colloque en 2002 : « …dans un musée, une oeuvre de n’importe quelle époque a toujours un caractère de contemporanéité du moment qu’elle est visible par un spectateur d’aujourd’ hui. C’est uniquement la connaissance qui assigne aux oeuvres un temps spécifique : pour le regard, tout est contemporain. Cette contemporanéité du regard, l’enfant la connait très bien ; c’est le caractère unique de l’art »
Depuis 2011 ,Jean Claude Mathieu vit et travaille à Labaroche.Son nouvelle atelier en restauration « La Batteuse » va accueillir prochainement ses nouvelles sculptures .

Annie Greiner

A 63 ans, Annie Greiner poursuit ses chemins avec une singulière intensité, tout en affrontant la maladie. Peintre de combat, elle est en guerre contre elle-même.

Julien Kuntz

Julien Kuntz est dessinateur de satire et d’humour. Il « croque » ses contemporains depuis près de vingt ans. Sa démarche est une forme de réflexion sur la société d’aujourd’hui et de demain, sur nos comportements, nos contradictions et nos absurdités. Ses dessins représentent des hommes, des femmes, des couples, des squelettes, des animaux, sous une forme satirique teintée d’une pointe de poésie. Ses principales thématiques : la politique et la satire sociale, l’érotisme, la table et le vin, les danses macabres, l’art et les artistes, l’écologie, Strasbourg et sa région. Il travaille essentiellement à l’encre de chine, l’aquarelle et la pierre noire.
Son travail est exposé dans différentes galeries et manifestations publiques, en France, en Allemagne, en Italie, en Suisse et, à partir d’avril 2016, au musée Tomi Ungerer – Centre international de l’illustration à Strasbourg.
Il est auteur de plusieurs livres d’illustration, dont l’un est préfacé par Tomi Ungerer. Son travail se retrouve aussi sur des supports de communication : étiquettes de vins, dessins de presse, affiches, faire-part, cartes de voeux, etc. Certains de ses dessins font partie des fonds d’acquisition publique de l’artothèque et du cabinet d’estampe de la bibliothèque de la Ville de Colmar.