Arnaud Poiré

Sagittaire ascendant Bélier. Lune en Scorpion, Vénus en Balance.
Numéro de naissance : 2+9 / 1+1/ 1+9+6+7 = 9 > Idéaliste et passionné.
Peintre du dimanche Martin Bucer.

patrick lorea

Par Frédéric-Charles Baitinger

A la manière d’un Giacometti ou d’un Francis Bacon, Patrick Loréa ne cherche, à travers ses sculptures, aucun effet de ressemble.
Sans pour autant verser dans l’abstraction pure, ces corps et ces visages n’appartiennent à aucun lieu ni à aucune époque :
ils ne sont, pour ainsi dire, que les supports anonymes d’un devenir qui les ronge et les emporte.Figures de chairs, portant sur elles comme les stigmates de leur vie
passée, aucune Idée ne transparaît dans leurs formes mouvantes, mais quelque chose de plus subtil et de plus difficile à nommer aussi.
Que ce soit dans son oeuvre représentant une femme légèrement penchée, la bouche entre ouverte et les yeux fermées, ou bien dans cette autre, encore plus explicite,
nous montrant, à travers un morceau de verre, le visage d’un homme à moitié détruit, une même fragilité semble planer sur ces êtres, comme si l’expression première qui
les caractérisait luttait pour ne pas disparaître sous les assauts d’une force que le physiciens appellent : le principe d’entropie.
Tout passe, et ce qui aurait dû préserver pour l’éternité les traits d’un visage le montre tout à coup en proie au vertige de n’être plus qu’une forme temporaire;
qu’une forme dont l’essence se confond peu à peu avec celle de ses accidents.

Mais par quels procédés Patrick Loréa est-il parvenu à produire de tels effets ? L’histoire mérite d’être contée, car elle résume, à elle seule,
ce qui se joue d’essentielle dans ces oeuvres. Naguère sculpteur d’obédience classique, Loréa modelait ses figures dans la terre, puis les moulait à l’identique
dans un matériaux plus dur.
Mais lassé, un jour, d’un tel procédé, il redécouvrit, dans un coin poussiéreux de son atelier, deux têtes en terre, depuis longtemps oubliées.
Touché par la grâce de ces visages abandonnés, il comprit, alors, qu’une période de sa création s’achevait et qu’une autre s’ouvrait enfin à lui.

Tel un sculpteur archéologue, fouillant les arcanes de son atelier, ce n’est plus la figure en tant que telle qui intéresse maintenant Loréa,
mais l’ensemble des processus physiques et chimiques qui font d’elles l’analogon d’un corps souffrant.
Voilà pourquoi ses sculptures ne sont pas sans nous rappeler celles d’un Giuseppe Penone qui, aux dires de Georges Didi-Huberman,
nous permettent de toucher du doigt la différence qui existe entre « un sculpteur qui fabrique des objets dans l’espace ? des objets d’espace,
et un sculpteur qui transforme les objets en actes subtils du lieu ? en avoir lieu*.»

Ne plus se contenter, donc, de donner forme à ses idées, ne plus chercher à rendre pérenne une figure trop marquée, mais essayer,
envers et contre les risques que cette quête implique, d’atteindre à cette part d’expressivité accidentelle sans laquelle toute oeuvre d’art,
même la plus parfaite, reste un point d’arrêt ? « un arrêt de mort. »

Paxal

Le sujet abordé n’est que prétexte, une bribe du message secret contenu dans l’œuvre. Il est lui-même support. Pour déceler le véritable intérêt, il faut laisser s’offrir à notre regard, lentement, tous les détails qui composent ou qui accompagnent le motif. Comme dans le proverbe du sage qui montre la lune, ici le sujet n’est que le doigt qui montre, il n’existe que pour attirer le regard sur ce qui vient ensuite, un foisonnement d’éléments subtils, parfois drôles, souvent mystiques, qui expriment des sentiments, qui dévoilent et développent l’histoire. Bosch, Arcimboldo, Dali, Clovis Trouille, le tatouage, la BD, etc. Autant de sources d’inspiration auxquelles on pourra penser en se laissant perdre dans ses images.

martine lutz

par le matériau je construis , vis comme un funambule , cherchant à garder équilibre et maitrise
le materiau comme la voix devient source d’expression .

Eve Guerrier

C’est parce que la peinture d’Eve Guerrier traite de notre quotidien le plus proche dans des décors qui nous sont toujours plus ou moins connus, qu’elle véhicule une émotion toute particulière et crée avec son regardeur une intimité inédite.
Loin des canons d’une peinture trop souvent convenue et sanctuarisée, l’artiste capture dans la couleur et le mouvement, avec une acuité bienveillante et une joie communicative, de minuscules instants de vie, puisant dans leur évidente fragilité les sujets de son travail.
Ces sujets prennent initialement la forme de dessins, parfois de sculptures, permettant de mesurer tout le potentiel pictural de ces choix. Cette lente maturation contribuera à l’aspect immersif et spontané des œuvres peintes, elle sera aussi le moteur de leur mystère.
Un homme sort de sa voiture et fouille ses poches, une passante lit un sms, deux amies se chuchotent un secret, de leur balcon un couple prend congé de ses amis… pendant que d’autres se promènent dans la campagne sans voir les tentes installées ça et là ou que d’autres se balancent en attendant que « cela passe » ou encore que d’autres tentent de passer d’un monde à l’autre….
Nous voici impliqués, au cœur du sujet, simultanément spectateurs et acteurs, et cette peinture parvient avec force et douceur au but ultime de tout art : nous ouvrir les yeux.

Hildegard Wagner-Harms

Des souvenirs d’enfance, la vie à la mer, restauration d’un vieil art graphique et toujours l’inspiration par la musique ont gravé(caractérisé) ma peinture. Des structures de surface donnent une valeur en trois dimensions à mes images. J’admets le matériel(la matière), cela s’écoule de moi. Je découvre dans le caché, dans la nature, comme je le vois(l’épreuve) à la mer, mon pays natal et jouir du calme. J’aime le mystique, la lumière et ombre et l’étendue infinie. Ce sont des images du silence.

Ikhyeon Park

Né en Corée du Sud, l’artiste plasticien et scénographe Ikhyeon Park vit et travaille à Strasbourg.
Il pratique une forme d’art relationnel à travers des projets coopératifs avec des divers artistes et des publics variés. Son processus de travail est en lui-même un dispositif artistique, qu’il perçoit comme une allégorie du factice du monde d’aujourd’hui. L’artiste s’intéresse à la perméabilité des domaines artistiques, il mélange ses expériences de scénographe et de réalisateur de spectacles à ses œuvres plastiques. Sa recherche artistique se fait autour de ce qu’il définit la mise en scène à la rencontre au public. Il s’intéresse à la fois à la forme et au fond des interactions sociales qu’il vit en tant que citoyen et individu. Pour lui le
mécanisme de la forme artistique de la scène permet d’introduire sa perception vers le monde à l’action coopérative d’un projet artistique.
Il est diplômé de la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg (DNSEP – Scénographie) en 2015, de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon (DNAP) en 2013 et de la Faculté des arts et de design de l’Université Konkuk de Séoul (BFA) en 2009.
Ses projets ont été présentés dans le cadre d’expositions personnelles, collectives et d’une forme d’art vivant telles que : « Bing, Bang, Plouf. », exposition personnelle, à CEAAC de Strasbourg en 2019, « Equi Libre », installation et performance, à FITZ Theater de Stuttgart en 2023, « Demains », exposition en groupe, à l’Art-Exprim à Paris en 2021 et etc.

Paul-Marie Vuillard

Paul-Marie Vuillard s’est spécialisé dans la peinture du nu en aquarelle en travaillant toujours avec des modèles. En jouant sur les ombres et les lumières, il permet aux yeux du spectateur de recréer les formes du corps. Il a aussi développé un style de peinture à l’huile très coloré en travaillant les pigments bruts directement sur la toile, obtenant de puissants coloris car par cette technique il arrive a conserver la couleur des pigments car celle ci n’est pas atténuée par un diluant.

Dominique Marie Kippelen

Ici le Port du Rhin, a vu naître croître s’épanouir mon travail artistique – d’autres pays, d’autres espaces ont accueilli sous une forme ou une autre, mes créations.  En 2021, ce fût la création de mon « Novo Studio » à la Coopé toujours au Port du Rhin. « Topografia de uma cidade grande » dispositif voyageur participatif né à São-Paulo en 2015, interroge des notions liées aux sciences de la terre, aux sciences sociales et politiques, à l’antropologie, la mémoire, les déplacements, la fragilité du monde puis « Topografia de uma cidade grande » a voyagé (à Rio de Janeiro 2016. – Pasadena – Los Angeles 2018 – Séoul – Masan 2019 – Strasbourg 2021/22 (Ensas, Meinau)- Cill Rialaig, Irlande 2023. Avec « Panthéon », à ce jour plus de 800 dessins, projet d’installation toute particulière sur laquelle je travaille né en 2008. Un second plan long dédié au génie féminin, à l’apport extraordinaire des femmes. Une première étape fut exposée en 2008 à Paris chez Christian Aubert.  Une série fût acquise par le MAMCS (Musée d’Arts Contemporains de Strasbourg) en 2017. Disponible dans mon atelier : une monographie (avec quelques beaux exemples accompagnés de sérigraphies sur bois, numérotés) de mon travail période jusqu’en 2009 : « Espace, tourbillon et poussières ».