Mon travail photographique est constitué pour l’essentiel par des portraits, plus exactement par des séries de portrait, en noir et blanc ou en couleur. Partir à la rencontre de personnes, de lieux, de paysages, en laissant le regard et le corps parcourir l’espace environnant. Laisser libre cours aux cheminements de la pensée et de l’imaginaire. Explorer le réel. Interroger la place de l’humain et de la nature dans notre société contemporaine. C’est là quelques-unes de mes préoccupations artistiques.
Vibrations violoncelle
C’est, au départ de l’aventure, un pari fou : parvenir à capter les vibrations des cordes de l’instrument, défi paradoxal, car une photographie est par nature immobile, tandis que la musique est mouvement. Elle n’est qu’une bouffée du souvenir du temps, dit Pascal Quignard. C’est en cela qu’elle rejoint la photo, car toutes deux usent des sortilèges de la nostalgie. Je rejoins ainsi, très inconsciemment, la chronophotographie de Marey et Muybridge à la fin du XIXème siècle. Beaucoup d’autres photographes depuis ont expérimenté la captation du mouvement. Depuis ce temps, la recherche se poursuit avec d’autres musiciens.
L’image est une brèche dont une des définitions du Larousse – ouverture ou cassure produite par des fragments de matières enlevées – pourrait correspondre à cette série photographique : rendre compte autant de la matérialité du violoncelle – ses matières, ses poussières, ses écorchures, ses brillances, que du surgissement de l’inattendu, sans crier gare et comme par magie, d’une sorte d’abstraction résultant des actions et des mouvements. Des traces, des fuites, des interférences sensibles, des coïncidences improbables, des transparences, des démultiplications, des flous, des bougés, des scintillements, des flottements, des vitesses lentes, des points de netteté décalés – seuls à même de capter ces étranges apparitions : voilà le laboratoire du photographe. Les artifices techniques révèlent cette énergie où tout s’anime conjointement, bras, mains, doigts, archet, cordes, caisse de résonance.
Tirages 40×40 cmm sur papier fine art ultra smooth.
http://www.pierrerich.com/vibrations-musique.html#vibrations_violoncelle
Mon travail est purement photographique. Ce qui m’intrigue et m’attire dans la photographie est sa dépendance au sujet; l’appareil doit être pointé vers quelque chose. Je ne me lasse pas de la transformation qui a lieu quand le déclencheur est activé, et par la façon dont cette association entre le sujet et cette transformation peut être canalisée pour exprimer des idées et des expériences. Quand je commence à photographier j’ai une fascination presque obsessive pour le sujet qui dure jusqu’à l’achèvement du travail, moment où elle se reporte alors vers les photographies elles-mêmes. Le paysage est une de mes obsessions constantes, particulièrement la frontière entre l’homme et la nature. Je travaille en argentique dans tous les formats (35mm à chambre 20x25cm.) et en numérique.J’ai exposé à travers la Grande-Bretagne, en Europe et aux Etats-Unis. Mon travail se trouve dans les collections privées et publiques dont: Victoria and Albert Museum, Londres.National Gallery of Scotland, Edimbourg.MACBA Museo d’Art Contemporani de Barcelona, Edinburgh City Council.City Arts Centre, Edimbourg.North West Arts, Manchester.Kunsthalle, Bâle.Leipziger Galerie für Zeitgenössische Kunst, Leipzig.Motherwell District Council, Ecosse.
Depuis plus de vingt ans, je publie quotidiennement une photo que j’ai prise en cours de journée, en la mettant en ligne sur mon site Internet La photo du jour. Ces photos sont un peu des haïkus visuels, qui rendent compte d’un instant où il m’a semblé « voir » quelque chose. À ce titre, elles témoignent de mon regard tout autant qu’elles témoignent du monde où je vis. Ces milliers de photographies prises au fil des jours constituent également un énorme réservoir d’images, dans lequel je puise à l’occasion pour concevoir des expositions…
Graphiste, illustrateur et animateur indépendant, son travail tente de tisser un lien entre un intérêt pour le portrait – thème classique de l’histoire de l’art – et la recherche d’une voie singulière et originale dans la pratique de ce même thème. Confrontant le dessin d’observation à l’expérience graphique au travers d’un médium encore relativement jeune, la peinture numérique. Conjuguant une pratique assidue du croquis in situ (carnettiste et membre de la communauté Urban Sketchers) à une réflexion sur les contraintes et les libertés inhérentes au « digital media ». Ces prises de notes quotidiennes deviennent un champ d’expérimentation, une recherche du point de rupture entre l’essentiel et le superflu. Il présentera quelques carnets et impressions lors des ateliers ouverts.
Je considère mon travail artistique comme un contrepoint de mon travail de peintre de théâtre, mon gagne-pain, qui se caractérise par un travail planifié en équipe. Tout au contraire les points de départ de ma création artistique: C’est d’errer à travers et travailler devant la nature. De capturer un motif, c’est comme partir à la chasse. La réussite est toujours un grand bonheur. Dans mes œuvres abstraites il s’agit d’inspirations par des matériaux que je sors des déchets et des objets trouvés lors de mes promenades au fil du l’hasard dans la nature. Il en résulte des œuvres multicouches, constitués de structures colorées avec des pénétrations et des superpositions. Mes œuvres sont involontaires, elles ne sont pas formulées conceptuellement, ce sont des émotions délibérément libérées. Elles s’orientent vers la forme libre, loin des limitations telles que le format et le cadrage.
Depuis la fin des années 1960, Christian Vogt (né en 1946) a créé une œuvre photographique qui impressionne par son inventivité créative et ses rebondissements surprenants. Il maîtrise l’art du haïku photographique ainsi que la virtuosité du récit associatif avec les images. Pour Christian Vogt, la photographie n’est jamais seulement une image, mais toujours aussi une question de ce qui se cache derrière la surface en termes de sens ou d’histoire. Il s’agit d’une réflexion sur la subjectivité du regard photographique, sachant que l’image réelle n’émerge que dans la perception du spectateur… ». Martin Gasser
Depuis la fin des années 1980, Helen von Burg se concentre sur la peinture abstraite dans laquelle la couleur et le rythme jouent un rôle central. Avec les moyens de peinture délibérément réduits, des reflets de couleur sont créés, qui, lorsque la perspective du spectateur change, font vibrer différents éléments de couleur, créant ainsi une plasticité et évoquant des images mentales ultérieures. Dans le cadre de sa production d’images, elle a commencé à peindre sur des textiles imprimés et tissés en 2005. Dans ses dernières œuvres, elle expérimente, entre autres, des rubans et des cordes qu’elle détourne de leur fonction première et qu’elle réévalue esthétiquement. Ses œuvres se sont ainsi développées de manière cohérente en peintures murales tridimensionnelles, dont les matériaux eux-mêmes deviennent le sujet du tableau.