Peindre, c’est un peu comme apprendre la mécanique. Démonter la réalité(ou l’ illusion), étaler les pièces devant soi, essayer en se grattant la tête de comprendre comment ça marche. Ensuite remonter tout ça. La plupart du temps on se trompe, abîme une pièce ou la remonte à l’envers. après tout c’est la panne qui révèle…
LA TRACE ET LA MÉMOIRE Quand on évoque le tryptique ; la vue, le regard, la vision, on pourrait y rajouter la notion de Temps. Le thème de la Mémoire et de la Trace est le fruit de nombreuses pérégrinations, de temps de contemplation, d’observations. Ce qui mène à une vision des éléments, de nous-mêmes. Il faut que la vue devienne active pour pleinement prendre ce qui nous est offert. Les sculptures organiques d’Auguste Vonville suggèrent avant tout. Elles sont un miroir qui nous renvoient à des formes qui passent du minéral au végétal et de l’animal à l’humain, mais qui inspirent un dépassement de ces statuts physiques. A chacun la liberté de l’interprétation, d’entrer dans son lot d’images, dans son ou ses histoires. Regarder, c’est se relier aux éléments, et d’une façon ou d’une autre, on entre en Contemplation. « Et c’est là qu’on entre dans le « Voir », ce qui nous permet d’avoir une « Vision ». Dès lors apparait la notion d’appartenance à un monde impalpable, qui va du micro au macro, et qui nous entraine dans des spirales infinies », confirme le céramiste. C’est ainsi qu’il évoque les quatre éléments chers à Gaston Bachelard. Ils sont omniprésents ; l’argile/terre pour sculpter, l’eau pour triturer celle-ci, le feu qui permet la cuisson et l’air qui permet au feu d’exister. Auguste Vonville, à travers son regard porté vers la Nature, dans le sens large du terme, affine sa réflexion sur la place qu’occupe l’Humain dans cette « organisation » mystérieuse.
Je suis un artiste italien de Venise où j’ai étudié la peinture et la gravure à l’Accademia di Belle Arti. Titulaire d’un diplôme de Maître d’Art, je travaille entre Mulhouse et Venise.
Ma peinture est inspirée du quotidien, de la mémoire et de l’histoire. Le passé de ceux qui nous ont précédés me réapparaît en images : en cartes postales et anciennes photographies – des souffles de nostalgie et de douce mélancolie des choses perdues.
En donnant une deuxième vie à ces souvenirs privés et publics, je m’applique à la création d’une poésie fantastique et parfois ambiguë qui inspire notre mémoire et imagination.
La nature est un autre sujet central de mon travail, comme le montrent mes paysages aquatiques : une série de peinture de paysage consacrée à l’élément de l’eau à partir de points de vue plus ou moins classiques. Ils vont des études de couleurs abstraites et des peintures de paysages impressionnistes à des compositions poétiques dans lesquelles les lignes entre la réalité et le fantasme sont souvent floues. Ce faisant, mes paysages aquatiques reflètent la nature comme ils proposent des écrans de projection pour l’imagination du spectateur.
Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.
Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.
Bill Noir travaille depuis l’été 2022 à l’atelier Pare-défaut.
Atelier partagé avec Paul Souviron, Mathieu Tremblin et Corentin Seyfried.
————–
Le collage que je pratique, est à la fois un geste libre et brutal, une manière d’ouvrir le réel à des associations imprévues. Mais c’est aussi une discipline rigoureuse : je cherche à donner une forme construite à un désordre inspirant, dans une sorte d’errance volontaire. Tout commence par la récolte. Je chine, je fouille, je collectionne des documents divers : encyclopédies, magazines, papiers anciens. Je puise mes matériaux dans les surfaces imprimées du vingtième siècle, avec comme but, la quête d’images qui portent en elles une singularité, un pouvoir de fascination. Ces fragments de livres et de revues anciennes sont pour moi des trésors inépuisables : ils offrent une richesse de textures, une palette de couleurs et de détails qui nourrissent sans cesse mon regard et mon imaginaire. Vient ensuite le dépouillement. Le temps consacré au classement, à la découpe, au défrichage. C’est l’occasion de concasser, de définir les lignes, en utilisant les ciseaux comme crayon. De ces multiples destructions résultent des fragments, des monticules d’ingrédients, qui viendront bientôt nourrir mon espace de travail. C’est alors que j’entre dans un jeu de confrontations et de rapprochements. Je classe, je pioche, je mélange. Le désordre me guide, me déstabilise, jusqu’à provoquer l’étincelle : la surprise d’une rencontre improbable, l’équilibre fragile entre des éléments disparates. Même les rebuts ou les chutes deviennent des ressources précieuses. La composition s’élabore peu à peu, dans un dialogue entre vides et pleins, entre vibrations de tons et d’images. La page devient un espace où je cherche la profondeur, où les strates s’empilent, s’emboîtent, se bousculent. En tant qu’il est issu d’un collage, le mot chaosmos pourrait peut-être désigner ce processus.
Urban Sketchers (USk) est une organisation à but non lucratif qui met en avant la valeur artistique, narrative et pédagogique du dessin « in situ », qui en fait la promotion et crée des liens entre croqueurs dans le monde entier, qu’ils soient chez eux ou en voyage. Notre manifeste : Le Manifeste Urban Sketchers 1. Nous dessinons in situ, en intérieur ou en extérieur et croquons sur le vif. 2. Nos dessins sont les témoins de notre quotidien et de nos voyages. 3. Nos dessins représentent des archives de lieux et d’instants. 4. Nous sommes fidèles aux scènes que nous voyons. 5. Nous utilisons tous types de techniques et apprécions la diversité de nos styles. 6. Nous nous soutenons, aidons, et encourageons les uns les autres et dessinons en groupe. 7. Nous partageons nos dessins en ligne. 8. Nous montrons le monde de dessin en dessin.
Certain de l’existence de la vie extra-terrestre, Mathias Graff est aussi convaincu que le premier contact avec les Autres se fera par le design graphique. Mathias a donc propulsé Astéroïde, son atelier graphique et sérigraphique, actuellement sous l’emprise gravitationnelle du collectif M33, galaxie scintillante peuplée de petits hommes et femmes vert·e·s de tous horizons artistiques et cosmiques. Diplômé de la Haute École Supérieure des Arts de la Débrouille, sous la direction du professeur Mac Gyver – lui-même Zéta-réticulien – Mathias Graff navigue à vue à travers tout le processus créatif : la conception, l’illustration, la création digitale et l’impression en sérigraphie artisanale.
Après s’être spécialisé en dessin narratif à l’école Pivaut où il a apprivoisé bon nombre de techniques, Corto Koller est revenu à Strasbourg et a intégré l’Atelier M33. Depuis sa sortie d’école, il développe plusieurs projets en parallèle, peinture, bande dessinée, animation 2D.