Mina Mond

Peintre, graveuse, dessinatrice Mina Mond est une artiste visionnaire. La transe par le biais du tambour rituel et les rêves lucides, spirit work, lui fournissent le matériel nécessaire à ses créations. Fresques épiques, minutieusement remplies ses images archétypales deviennent cheminement spirituel pour ceux qui prennent le temps de voir. Voir au-delà de la profusion compulsive et cathartique de l’artiste est méditer sur les secrets soufflés par les esprits anciens. Mina Mond vous invite dans son monde et audelà de son monde dans le monde au delà du monde.

MG

Je suis né en 1973, en région parisienne. A la fin des années 80, je fais mes premiers pas artistiques au croisement du hip-hop et du graffiti à travers le collectif EN1/NEC. 

Après des études en Histoire contemporaine, j’exerce durant quelques année le métier de conseiller d’éducation que je quitte au début des années 2000 pour me concentrer en « autodidacte » à mes activités artistiques. Affinant ma technique d’aplats de couleurs cernés de noir, je commence alors à façonner mon propre univers en lien avec la bande dessinée, la culture urbaine tout en développant mon sens du cadrage. Ma participation au marché de la création de Bastille en 2005, me permet de rentrer en relation avec une galerie parisienne, dans laquelle j’exposerai durant trois ans. Suivront des expositions collectives et personnelles dans divers galeries en France et en Belgique, des participations à la braderie de l’art de Roubaix, ainsi qu’à divers salons artistiques…

En 2008, des obligations familiales m’obligent à mettre mes activités d’artiste entre parenthèses. Durant six ans, j’occuperai un poste de manager socio éducatif au sein d’une école de la Chambre de Commerce de Paris, avant de rencontrer une belle muse Alsacienne… 

Début 2015, je quitte mes fonctions pour m’installer à Strasbourg, et enfin, reprendre la création. Depuis, j’ai participé à diverses manifestations artistiques sur Strasbourg et sa région (salon ST’art, salon Art3F, Ateliers ouverts, Place des Arts, Marché Off de noël, Salon des arts de Wissembourg, les vitrines de Mulhouse, Les Pyramides d’argent…). Des expositions collectives et solo m’ont également permis de présenter mon travail dans les galeries Art’course et Bertrand Gillig, ainsi que chez Madame Françoise Lenotre à Khel-Goldscheuer. 

Désormais, les couleurs, le graphisme et le cadrage de mes œuvres évoluent vers d’avantage de mystère et de sensualité, tout en soulignant mon attachement à la ligne claire, aux femmes fatales des années 50 et au mouvement pop-art ainsi qu’à la pop culture. Installé depuis deux ans dans le village de Weyer en Alsace bossue, je dispose désormais d’un grand atelier me permettant de créer en toute sérénité dans un cadre bucolique. Mes dernières œuvres reflètent cette sérénité dans une série de paysage inspirés de la nature environnante. A très bientôt, MG

Yvanne Laurent

Artiste, artisane, bijoutière à Strasbourg depuis 2022, Yvanne Laurent imagine, dessine et fabrique des bijoux en argent en petite série et à la commande – mais également de petits objets, des boîtes et sculptures en cuivre, laiton, argent, bois. Issue d’une formation technique et créative, elle dessine des formes simples inspirées d’une géométrie élémentaire. La réflexion est celle d’un jeu d’enfant, le rapport aux objets se veut simple et ludique. Une boîte dænse dans le creux de la main : jouer à l’ouvrir, répéter le geste, se demander ce qu’on y mettra… un petit mot, peut-être rien ? Peu importe. Formes et motifs dialoguent avec le corps et se laissent influencer par les reliefs, les surprises, les imperfections qui font la poésie du vivant.

Manon Pourcher

Diplômée de la mention Art-Objet à l’atelier bijou en 2021, elle a d’abord suivi 5 années d’études techniques en bijouterie.
Après ses études à la HEAR, elle obtient un atelier au Bastion 14 à Strasbourg en 2022. Son travail interroge, dans une perspective animiste, les liens que les objets tissent dans les paysages ainsi que les échanges qu’ils opèrent avec les corps.
En parallèle de son travail personnel, elle poursuit ses réflexions sur le vivant et dans le duo Tierstein, co-fondé avec l’artiste Zoé Kiner-Wolff en 2021

Claire Pontié

Point d’ancrage, le bijou définit des rythmes et des mouvements sur le corps de celui qui le porte. Il joue de la topographie biologique du corps, ses courbes et ses plis, et des projections culturelles qui s’y dessinent pour supporter un réseau de valeurs et d’affects. A l’échelle individuelle du porteur et à celle de la société, le bijou oriente le regard et créer une interface qui définit une part de notre identité sociale. Le bijou participe ainsi à la construction d’un langage à même le corps. J’investis ce langage par le biais de formes organiques qui empruntent à l’ image de plantes et d animaux souvent chargées de fortes symboliques. A travers elles je tente d’interroger des rapports possibles à l’érotisme et la nature. Je veux donc que mes bijoux offrent des points de contacts avec une forme de sensualité et puissent être instigateurs de rituels personnels.

Juliette Même

Par mon intervention, je tente de révéler la valeur de ce qui n’a a priori pas d’intérêt. Les restes, les objets banals, les situations ordinaires constituent la matière première que je cherche à transmuter en objets sensibles qui prennent souvent la forme de bijoux.

Cannelle Preira

Par la sculpture et la photographie, Cannelle Preira interroge les relations entre le corps, les objets et l’architecture.

À travers différentes séries de sculptures portables et manipulables, l’artiste explore la complicité que l’on peut entretenir avec les objets. Ses petites pièces artisanales en pierre, métal ou céramique (Les Osselets, Récréation, les Handschmeichler…) nous invitent à un toucher ludique et instinctif. Ils suscitent une appropriation très personnelle des objets.

Lorsqu’elle emploie la photographie, Cannelle Preira récolte, collectionne et enquête à la recherche de formes et de matières signifiantes (dans les aires de jeux, les halls d’immeubles, les mouvements des mains) mais surtout pour relever les subtilités qui font toute la singularité d’un environnement. Ces collections de photographies nourrissent généralement son travail du volume, ainsi les deux médiums cohabitent et se répondent au sein de sa démarche.

Si les recherches de Cannelle Preira convoquent régulièrement l’enfance et les sensations vécues à cet âge, elles sont également traversées par des questionnements sociologiques, politiques et culturels, comme avec le projet Hair Pride qui interroge la diversité capillaire et l’héritage post-colonial ou encore Mon Château qui souligne l’absence de la pierre dans le logement social.

Carmen Keller-Zinck

A propos de l’oeuvre de Carmen Keller-Zinck Son travail est un perpétuel questionnement sur l’homme dans son environnement, son origine, sa finitude. C’est actuellement un projet, une réflexion sur la matérialité et la métaphysique du corps (essentiellement du corps féminin). Vision abstraite ou concrète, ce corps est toujours en confrontation visuelle et physique ainsi qu’en constante mutation. Il évolue dans cet univers oû tout se conjugue au passé-présent-futur. Toujours abordé avec infiniment de respect, le bois est sa matière de prédilection. Bois durs, bois précieux, bois sublimés. Inlassablement elle sculpte, ponce, jusqu’à faire révéler aux essences leur mystère et leur sensualité.

Francis Hungler

L’Art de la gravure a toujours été au coeur de mes recherches plastiques, tant par les supports utilisés que par leur présentation. En association avec d’autres matériaux j’insuffle à cet Art un vent de jouvence et un esprit original unique. La pédagogie n’est pas en reste ,j’enseigne la gravure et d’autres pratiques artistiques de façon régulière sous forme de stages et de cours tout au long de l’année. L’Art de la Gravure est en relation étroite avec le monde de l’enfance,il s’apparente à un grand terrain de jeu où tout peut s’inventer et se découvrir sans jamais se lasser,  » Soigne l’enfant qui est en toi  »  » Mémoire baignée de songe, la Gravure est mémoire baignée de songe  » écrit Miguel Angel Asturias