Chihiro Shiomi

Je peins le monde du point de vue d’une petite fille, pour me souvenir du beau monde imaginaire que je voyais quand j’étais enfant.Un jour j’ai découvert la beauté de l’Alsace et j’ai voulu l’intégrer dans ma peinture.Et je suis là.

Ludivine Ledoux

« Dans mon parcours comme dans mon processus de création, je recherche le mouvement et la mobilité. J’aime découvrir et créer en lien avec le paysage qui m’entoure, étudier les pratiques qui nous lient aux espaces que l’on occupe et comprendre les processus d’adaptation à notre environnement. Mon travail parle de ce qui a trait à la métamorphose, à la réparation, au mouvement. Je réinvestis les pratiques et les connaissances traditionnelles, les rituels individuels et collectifs, les objets usuels anciens. À mes yeux, ce sont des supports de réflexion et de compréhension du monde actuel ainsi que des outils d’expérimentation pour trouver des réponses résilientes. J’explore leurs influences sur nos imaginaires et opère des déplacements pour leurs attribuer de nouvelles fonctions et créer de nouvelles narrations.

Je suis intéressée par tous ces mouvements qui font qu’une pratique,un objet ou un statutglisse d’un milieu, d’une temporalité ou d’un sens à un autre. Mes pièces sont habituellement pensées pour être actionnées et adaptables.

Soucieuse de l’impact écologique de ma pratique, mon travail devient peu à peu indissociable de ma manière de produire. Je développe actuellement une recherche autour des plantes afin de produire mes propres matériaux, mes couleurs et mes supports. »

Astrid Bachoux

Diplômée en 2017 de la Haute école des arts du Rhin, Astrid Bachoux transpose ses questionnements artistiques sous différentes formes.

Bien que le dessin reste son médium de prédilection, elle se confronte au fil des rencontres à différentes formes telles que le documentaire, la mise en scène, le textile ou encore le design.

Elle explore par ailleurs les liens entre travail social et pratiques artistiques à travers ses différents emplois salariés dans les champs du social et du médico-social.

« Une artiste, un médium de prédilection. Depuis plusieurs années déjà Astrid Bachoux est au plus proche de la mine de plomb, cette pointe plus ou moins fine et sèche qui vient caresser la feuille afin de faire naître ses structures mentales, dignes des grandes perspectives renaissantes.« Tant par aisance plastique que dans une recherche volontaire d’économie de moyens », l’artiste sculpte le papier. Ses dessins sont des décompositions d’images connues des objets qu’Astrid assemble afin de « créer des narrations picturales volontairement floues, pleines d’antagonismes ». Fragments de ruines, d’architectures et grands damiers sont investis de formes et d’apparitions. Une faune libre et l’une en détresse hantent ces paysages, où règne un climat d’agitation sourde. Réquisitoire ou plaidoyer ?

L’œuvre de Astrid Bachoux vacille de neutralité.

Telles des empreintes oniriques tracées par des éléments disparates du vocable de l’histoire de l’art et de nos sociétés, chaque dessin « ouvre la voie à une multiplicité de strates de perception et d’interprétation. »»

Ambre Loegel

Ambre Loegel peint et dessine d’après des photos qu’elle vole sans vergogne aux gens qu’elle croise, ou bien se sert sans demander à ses morts dans les albums de famille.Elle reproduit, arrange et modifie l’image des photographies comme il lui chante, actualise et griffe les gens du quotidien. Leur regard est parfois mauvais, jamais très engageant, mais ils participent tous ensemble à une mosaïque colorée.Elle essaie avant tout d’extraire du quotidien des vues inédites, des détails qui l’interpellent, et qui deviennent des sujets. L’image est travaillée pour refaire image : la pratique est un moyen de recréer le réel, parce que le réel est parfois gris et morose, et gris et morose c’est pas ouf.

Lou A A

« Lou Amoros Augustin a étudié à l’école La Cambre de Bruxelles ainsi qu’a celle des Beaux-Arts de Toulouse d’où elle sort diplômée en 2016. Elle consacre la majeure partie de son temps à dessiner et fait évoluer son travail dans différents domaines tels que l’illustration, le dessin mural, le spectacle vivant et depuis peu la création textile. Elle puise son inspiration dans l’observation de celles et ceux qui l’entourent. »

NiNi Yu

YU NINI, Elle est une artiste contemporaine, réal- isatrice et performeuse, née à Taiwan en 1980.

Elle réalise en alternance des films et des per- formances. Elle met en scène des histoires so- ciales à travers le corps. Elle réalise d’abord des performances et des vidéos courtes à Tai- wan et en France, puis elle vient en France pour continuer ses recherches dans l’art con- temporain, Elle diplômée de Art Contempo- rain et Nouveaux Médias à Universté Paris 8, elle se passionne pour les questions social- es et sait créer des ambiances humaines en observant de manière subtile les gens et les choses qui l’entourent dans le coin de la ville. Reproduit dans l’image, en créant des projets sur le corps et les violences de la société. En parallèle, elle poursuit une œuvre graphique voire cartographique.

VGthal

VGthal est un artiste basé à Strasbourg. Anciennement chimiste, aujourd’hui pyrotechnicien d’intérieur, sa pratique s’articule autour de la performance, de la vidéo, de l’installation et de la sculpture.Il prend le parti de positionner le jeu comme générateur de ses créations. Il détourne les mots, les objets, les images. Une grande partie de sa réalisation est basée sur le feu. Il en découle une série de peintures projetées à l’explosif, des sculptures d’objets de récupération, des installations d’objets carbonisés. Chaque séance est documentée par des vidéos.

Gaëlle Axel Brun

Gaëlle est une artiste pluridisciplinaire basée à Strasbourg depuis trois ans, où elle étudie la scénographie à la Haute école des arts du Rhin (HEAR).Elle écrit du théâtre, des nouvelles et de la poésie et met actuellement en scène sa première pièce : Nos Ruines, en partenariat avec l’Artus, théâtre universitaire de Strasbourg.Ses travaux d’écriture et de mise en scène se concentrent sur les récits familiaux, les questions du chez-soi et de l’insalubrité, mais aussi sur la maladie mentale, le corps et le désir.Elle pratique également la photographie et la danse et pose elle-même dans des ateliers.Elle fait du dessin, principalement érotique, qu’elle partage sur son Instagram @contreespaces. Elle considère cet espace virtuel comme un journal de bord et un lieu d’expérimentations.Sur @contreespaces, elle aime jouer de l’auto-fiction et questionner les frontières de l’intime. Son mémoire de fin d’études à la HEAR porte d’ailleurs sur les « Scènes de l’intime », dans la vie quotidienne et les arts vivants.Elle dessine au stylo bic, au crayon, au feutre fin et plus rarement à l’encre de chine et au grattoir sur papier noir. Récemment, elle a découvert la technique de l’eau-forte à l’Atelier Imago.Pour un nouveau projet, elle dessine actuellement sur des culottes de seconde main.Elle tente de saisir la vulnérabilité et l’émotion des corps, qui pour elle font l’essence même de l’érotisme. Le podcast « Érotiser les hommes » (par Les Couilles sur la table), dont Maïa Mazaurette était l’invitée, l’a amenée à questionner ses propres habitudes de représentations, dans une perspective féministe.Elle s’inspire autant du cinéma porno que de sa propre vie et d’artistes comme Caroline Vitelli, Romy Alizée, Antoine d’Agata ou Egon Schiele.

Géraldine Joët

Je travaille et je vis dans le même quartier à Strasbourg.
Je travaille l’image en peinture et en photographie. J’aime faire dialoguer les deux pour construire mon univers. La plupart du temps je peins ce que la photographie me raconte et je prends les photographies qui me parlent de composition picturale. Une sorte de récit s’ensuit, comme un dialogue entre les images, le passé et le présent.
Dans les deux cas le cadrage et la couleur sont des données essentielles, me permettant de faire dire à l’image ce qui me traverse. De focaliser le regard.
J’expérimente beaucoup pour faire naître mes envies aussi bien dans la forme que dans la technique que je m’applique à travailler. Ayant débuter en tant que danseuse , mon rapport au corps est très fort dans la manière appréhender la création. Le toucher, la texture, la sensation et l’engagement physique me
guident dans un premier temps puis la technique et la recherche du projet se mettent en place.

Damien Lemercier

Damien Lemercier développe un travail situé entre la lumière, la photographie, le cinéma et la vidéo d’art. Il interroge notre réaction au passage du temps, à la déshérence et à l’étrange confort qu’apporte la nostalgie. Influencé par la maniéré dont les peintre de la renaissance rhénane ont traités ce thème des « vieux amants » à « la jeune fille et la mort », il le transcrit dans un univers personnel, vestige présent d’un autre temps, désindustriel.