Jack Koch

Jack Koch est un illustrateur alsacien autodidacte au trait humoristique et poétique qui dessine pour une grande variété de médias dont des livres jeunesse, des textes d’écrivains ou des dessins de presse. Une grande partie de ses œuvres sont partagées à sa grande communauté de fans sur sa page Facebook.

Bernard Douay

J’ai coutume de dire « Ma liberté la peinture à l’huile au couteau »

     La peinture  me donne une liberté d’expression qui est propre à chacun et bien connu des artistes. 

     C’est le couteau (spatule) qui  a donné une autre dimension à ma passion. Mes voyages, mes coups de cœur, la vision d’un endroit, la lumière spécifique, sont les domaines de prédilections à toutes mes envies.

            Le public qui vient à ma rencontre aime la  lumière dans mes toiles. Cette lumière  est omniprésente et le plaisir de la faire rebondir sur les couleurs m’étonne et me surprend toujours.   

         Je ne cherche jamais à convaincre le regard qui se pose sur une toile. J’essaye juste de le comprendre et qui m’intéresse forcément par sa critique.   

                   Mes voyages, mes moments de solitudes choisis  me procurent une énergie pour peindre et me projettent dans une liberté de  libre expression picturale.

Colomban Mouginot

Les collages sont pour moi une manière d’assembler des idées différentes et d’articuler des moments très particuliers pour finir par provoquer des possibilités démultipliées.

L’idée m’est venue en constatant que certains de mes dessins se côtoyaient bien et pouvaient être visuellement cohérents à mes yeux et en même temps provoquer des ruptures et une discontinuité intéressante. 

Je présente des travaux qui sont le résultat d’un dialogue à l’intérieur de mon propre travail.

Tess Gilles

Ma pratique artistique s’est construite autour de deux médiums principaux, la céramique et la photographie. Attirée par des textures végétales et minérales, mes photographies questionnent la notion de paysage. Je travaille la photographie argentique, les défauts du négatif, et son développement. L’image prend son propre chemin dans la chambre noire et me surprend. Mes tirages sont proches d’une abstraction, d’une illisibilité : un paysage apparaît dans sa matière, ses formes et ses contrastes sans lire un lieu en particulier.

À la croisée entre l’art et la ruralité, la céramique est pour moi une manière de travailler la terre. Je cherche un lien entre ces deux mondes de cultures. Décomposer et recomposer. Le végétal puise une essence minérale et la synthétise différemment. La céramique se construit de terre et d’eau, mon travail de géologie et de météorologie. Évoquer dans la lourdeur de la terre, la légèreté d’un nuage. Écouter le bruissement d’une feuille et l’entendre dans la porcelaine.

On s’attache à des lieux pour s’attacher à tous les ailleurs : la montagne se lit dans la plaine, la mer se déploie dans les gorges de la vallée. Alors, j’essaie d’entrevoir les horizons de multiples terres.

Bibi

L’Univers de Bibi

Travail / technique :

Pour la peinture, Bibi utilise de l’acrylique, et certains médiums ou objets divers pour des collages. Pour les volumes, il s’agit de papier-mâché sur des armatures variées (fil de fer, grillage, cartons, polystyrène), de peinture acrylique, et parfois de matériaux ou objets divers pour agrémenter. Pour le dessin ou les illustrations, cela varie des crayons à l’aquarelle en passant par les feutres. Quant au style, Bibi se laisse guider selon l’humeur et les thématiques du moment. Même si la technique plus académique ne lui fait pas peur, Bibi a tout de même une petite préférence pour un univers plus fantastique ou onirique dans lequel une pointe d’humour est toujours bienvenue.

Mime

Sculpture…

Des personnages grandeur nature :

Des personnes d’âge et de corpulence différents, dans une pose simple, naturelle, et finalement révélatrice du caractère de chacun, une attitude, un instant, juste un instant arrêté, une image. Un rapport au temps où l’immobilité des sculptures est affectés en continu par un mouvement possible, dans la précarité de l’équilibre.

Réussir à capter la personne telle qu’elle est avec ses rondeurs, ses défaut, s’éloigner du canon de beauté, mais plutôt toucher l’âme, comme le «So» vieux terme japonais qui désigne les choses telles qu’elles sont. 

L’art indissociable de la vie réelle !

 

Hors champs :

S’inspirer d’un tableau pour montrer le personnage en grandeur nature, faire disparaître le cadre.

Alice Rochette

Alice Rochette est designeuse. Elle travaille actuellement sur un corpus d’objets liés à la cuisine, notamment pour envisager de définir ce que pourrait être une production territoriale. De cette manière elle explore le travail du bambou, de la teinture naturelle et de la conception de couverts et contenants en pâte à pain.

 

Alexia Trawinski

Dans mon travail, je m’intéresse à la peau, terre de contact entre le moi et l’environnement. L’endroit où nos émotions affleurent et où la vie s’inscrit à sa surface. La peau garde une trace. Il en va de même pour le papier, un matériau qui se déploie sous plusieurs formats dans mon travail.

Depuis 2019, en parallèle de mon travail de dessin, je développe une pratique murale. Je cherche à répondre de manière sensible à l’espace, et propose des muraux spécifiques aux lieux qui m’accueillent. Le dessin, la peinture et l’architecture se rencontrent.

Dans mon processus de travail, la couleur, touche, démange, caresse. Entre frottement et brossage, les couleurs s’entremêlent, formant une peau sur le papier.

Odile Liger

Cette année je présenterai principalement deux axes de mon travail : les Montagnes et les Livres.
La gravure est un lieu d’expérimentation, un lieu d’interférence entre dessin et trait gravé, entre pointe sèche et morsure profonde dans le métal. Jouant de l’impression en creux et en relief avec des éléments mobiles apposés sur des plaques gravées ou des reports de dessins tirés du carnet de croquis, je crée des télescopages énigmatiques. Ces estampes récentes révèlent des réminiscences enfouies qui affleurent à chaque impression sous la presse. Avec les impressions de superpositions de plaques gravées sur bois, c’est aussi pour moi un retour à la couleur :
Les assoupis, Filer dans les Vosges, La montagne magique…
Vous verrez aussi un travail plus souterrain, un lien que j’entretiens avec le livre, de la bibliothèque familiale de mon enfance à mon atelier : la présence sourde des livres anciens mais aussi les correspondances entre l’écriture et le signe, des résurgences d’images théâtrales, des bribes de poésie : Les vieux livres, Les singes et les livres, Ce que tu vois écris-le dans un livre, Bonjour Mr Gutenberg, Dis-moi à quoi tu rêves…
La collaboration avec un auteur, une poétesse ou des acteurs peut déboucher sur la création de portfolios:
Freetime, un portfolio rassemblant 21 gravures à l’eau-forte réalisées sur scène lors des représentations de Freetime de Toshiki Okada, mise en scène par Jean-Marc Eder, 2017.
Un geste Un regard, contenant 11 portraits à l’eau-forte des ouvriers ayant collaboré sur un projet de sculpture métallique, à l’occasion de l’Industrie Magnifique, 2022.

Klára Čermáková

Klára Čermáková s’exprime principalement à travers les arts graphiques, la sculpture et l’installation. À la frontière entre le naturel et l’artificiel, l’art et la science, son projet de recherche actuel intitulé Hands (and other products of labor) s’appuie sur la pensée de Marx et Engels autour du rôle du travail et interroge la relation du corps à son environnement et à la technologie.

À travers ses recherches autour de l’outil-main, l’artiste interroge les limites du travail contemporain et les capacités d’adaptation physique et physiologique du corps humain. Envisageant sa pratique comme un mode de communication qui valorise la cognition imaginative et empathique, Klára Čermáková signale l’usage excessif de la pensée rationnelle conduisant à notre incapacité à percevoir réellement notre environnement.

Issus de la fusion entre des parties anatomiques et des formes d’outils utilisés par l’homme, les objets hybrides et haptiques produits par l’artiste sont élaborés dans une économie durable (matériaux naturels, résiduels, recyclés ou déchets) et invitent à l’expérience sensorielle.