Malou Mangin

A la pêche aux trésors par terre, partout je vais pour ensuite raconter bien au-delà des mots la force de notre monde intérieur. L’autre rive, celle que je choisis, se laisse alors atteindre. C’est celle de la joie. Celle où la poésie, féerie pansent toutes les blessures. En rythme, au son du coeur qui bat, répéter le geste : casser, couper, scier, tailler la matière pour en récolter ses fragments, morceaux brisés. Et puis les recoller en toute bienveillance afin de dire l’urgence. La mienne, la vôtre, la nôtre. Celle d’aimer. Ouvrir un possible. Il est temps de reconstruire pour une autre humanité.

Jean-Jacques Delattre

 

Happé très jeune par la magie photographique, je n’ai de cesse depuis, que d’aller à travers mes objectifs, lentilles, regards et émotions, non seulement vers la découverte mais surtout le partage de ce que le quotidien, le banal, l’inexorable, le « normal » à l’œil du passant, peut contenir pour moi, l’immensité de l’inconnu, l’insolite d’une autre dimension, la surprise d’une interprétation décalée.

Seul le mystère que contient l’évidence m’intéresse.

 

Mise en œuvre, de mon travail de photographe, dans mon atelier de « C’était dimanche » et présentation du livre d’artiste ainsi que l’édition courante.

 

Une histoire…

C’était dimanche.

Bizarre ces points noirs à l’horizon. Un présage ? Bon, mauvais ? Que font ces…?

Cigognes ! Des cigognes par centaines !

 

Lucelle, enfin, brève réminiscence.Je me souviens des balançoires là-bas derrière les arbres. Il y a aussi ce grand champ, fraîchement fauché, et des pierres tombées depuis en ruine, paysage désolé, insolite.

Soudain des cris, une certaine effervescence, des enfants et des ados se précipitent vers l’aire de jeux.Plus haut vers la forêt, le chemin de croix a l’air d’avoir été oublié.

En contrebas, un magnifique potager dément l’absence de vie en ce lieu.

Au milieu des hautes herbes, les tours d’un château – posé sur un terrain de jeu lilliputien – m’appellent et me voilà projeté dans le générique de Game of Thrones.

Au sol un masque noir, triste empreinte de la Covid.

Alors que la nature reprend ses droits, l’esprit de saint Bernard doit veiller au grain en attendant des jours meilleurs.

Dans un impressionnant ballet aérien, les cigognes se rassemblent pour leur grande migration.

 

C’était dimanche.

Je n’avais pas envie de sortir.

 

 

Jean-Jacques Delattre

Auteur photographe

 

 

 

Marie-Paule Bilger

Je travaille sur plusieurs disciplines : vidéos, peintures, dessins, livres d’artistes, j’aime expérimenter et jalonne mon parcours d’œuvres dans différents médias. Née à Mulhouse j’entame une formation de danse classique, me lance dans les études d’arts plastiques à la faculté de Strasbourg et complète mes études avec l’atelier de peinture de la Hear pour devenir peintre plasticienne. J’utilise à la fois mon histoire personnelle et/ou collective pour interroger les changements du monde. «J’ai envie d’aventures dans le territoire de l’artadventura : les choses qui doivent advenir – Je trouve ce que je ne cherche pas, je cherche ce que je ne trouve pas. »

Jean-Baptiste Friquet

Né à Mulhouse le 19 avril 1983, Jean-Baptiste Friquet est tombé
dans la passion de l’image dès son plus jeune âge.
Depuis il a cherché à évoluer dans ce secteur là. C’est en 2004 qu’il
arrive au plat pays pour entrer dans l’école de cinema IAD ( Institut
des Arts de Diffusion ) à Louvain-La-Neuve en section MontageScripte-Production.
Passionné et fasciné par la télévision depuis sa tendre enfance, il
n’hésite pas une seconde pour rejoindre les plateaux de Plus Belle
La Vie à Marseille pour y suivre un stage. A peine son mémoire
terminé (2007) sur le cinema de genre ( le cinema gore : autopsie
d’un genre ), il rejoint en tant que free-lance la première chaîne
audiovisuelle belge : RTL-TVi. S’en suit une carrière en tant que
monteur broadcast aussi diverse que variée à travers le montage
d’émission, de pubs et de films d’entreprises.
Depuis lors, il explore les limites entre l’art traditionnel et numérique
par des jeux de transformation et de manipulation de l’image.
transformation du réel en irréel.

Le Réverbère

Le Réverbère est un lieu de convergence et d’émulation photographique, créé par Laurent et Sophie Weigel, installé à Motoco depuis 2018. Lieu ouvert à tous et à l’écoute des besoins des artistes, artisans, structures culturelles ou particuliers.
Y sont réalisées toutes les étapes de création et de production photographique, du développement argentique à l’encadrement, en passant par le tirage d’exposition ou l’impression de petites éditions.
Le Réverbère est aussi un lieu de création et animation de projets pédagogiques dont l’objectif est de faire découvrir la photographie en général et les techniques anciennes en particulier.
Certains projets sont menés en collaboration avec des artistes ou photographes de la région, qui, avec leur approche artistique, technique ou culturelle, amènent un regard et une sensibilité complémentaire aux projets dans les thématiques abordées.

Walter Ciandrini

Je suis peintre autodidacte, vis et travaille à Landser en Alsace. « Je peins au couteau avec de la peinture acrylique, essentiellement sur de la toile de lin. Je ne peins pas de portraits réalistes, mais la réalité de mes émotions. Dans ma peinture et mes dessins, chacun a la possibilité d’avoir un regard sur lui-même. Mon travail me permet de libérer des bribes de pensées qui habitent mon esprit, proches ou lointaines, qui peuvent s’apparenter à de l’inspiration et me permettent ainsi d’exprimer un ressenti venant du plus profond de mon être. L’envie de peindre me pousse à recommencer sans cesse, avec chaque fois la même appréhension. »

Héloïse Maillet

Dans un corps à corps avec le visible et l’invisible, Héloïse Maillet cherche à atteindre ces espaces si nombreux, présents entre toutes les choses : le interfaces. Elles sont les lieux et les modes d’échange. L’artiste tente de saisir l’imperceptible, le micro, le fluide. Image argentique, gaufrage, sculpture sont autant de moyen d’explorer ces espaces de liaison. Les questions de la trace, du reste, du fragment sont omniprésentes dans ses œuvres.

Pour Héloïse Maillet, le corps et particulièrement la peau sont des interfaces à visiter comme on parcourrait un paysage.

A l’échelle des plaines agricoles dont elle est issue, ses recherches récentes questionnent les liens entre sa pratique artistique et le métier d’agricultrice qu’elle perpétue. Là encore, ce sont les phénomènes insaisissables de la vie végétale qui animent la curiosité de l’artiste dans sa quête de connexion avec l’invisible.

Christophe Noise

NOÏSE AKA N°15 a fait ses armes dans la rue au travers du graffiti, un Street Artist dans l’âme depuis plus de 20 ans.
Parcours atypique, artiste complet, entre voyages graphiques et œuvres éphémères, il vous offre son talent avec générosité.
NOïSE AKA N°15 vous propose un voyage entre graffiti, graphisme et peinture.

Paul Nemet

Autodidacte j’explore toutes les possibilités du plâtrent de l’argile. Toutes mes sculptures sont réalisées en plâtre, bandes plâtrées, renforcées de structures métalliques, résine acrylique. Les supports, pierres, bois flottés, bouts d’acier m’inspirent des mises en scène. Voilà pour la technique ! Elles cherchent à exprimer la grâce féminine, jouer avec les silhouettes, les ombres, les couleurs, les teintes, les émotions, les textures… et la condition humaine, sa solitude, l’amitié, l’attente face aux évènements ou la désillusion face au monde qui nous entoure… Je m’inspire de scènes de la vie quotidienne, de la bande dessinée. Les matières donnent vie à mon imaginaire.