Eva-Maria Übelhör

La qualité du « légèrement à côté » et l’irritation qui en découle, la déstabilisation des habitudes de pensée et de perception m’intéressent. Elles constituent des ouvertures : des interstices où ce qui est familier peut être remis en question et où de nouvelles significations peuvent émerger. L’espace devient alors une expérience sensible.  evauebelhoer.de  Dans le dialogue avec des objets trouvés, des matériaux du quotidien, des fragments et des traces de l’ordinaire, je recherche consciemment la simultanéité du familier et de l’inattendu. Qu’est-ce qui peut rester ? Qu’est-ce qui doit disparaître, être accentué, complété ou transformé ?  C’est une tentative continue de déplacer les certitudes du quotidien — ou plutôt un jeu qui trouve sa fin lorsque, au cœur du familier, une ouverture apparaît et qu’un nouvel espace de perception s’ouvre.

Claudia Borowsky

travaille avec le béton et des bas fins (collants) pour créer des installations envahissant l’espace, des sculptures aux formes organiques ainsi que des œuvres figuratives. Certaines de ses œuvres sont dotées de plusieurs couches, enveloppes et peaux. Elle expérimente différents matériaux et effets de surface.  À travers son travail, Claudia Borowsky recherche cet instant d’équilibre fragile, cet état de suspension entre l’esthétique et le dérangeant, entre le familier et l’étrange.  Un autre ensemble de son œuvre est constitué de sculptures en papier. Elle façonne des visages filigranes, des têtes et des corps uniquement en pliant, froissant et courbant une seule feuille de papier.

Antonin Mechler

En parallèle de ses projets commerciaux, Antonin Mechler s’investit dans le développement de films documentaires et expérimentaux, souvent nourris par sa passion pour l’urbanisme. Son style distinctif combine un storytelling immersif à une imagerie sensorielle, cherchant à capturer l’âme des environnements urbains.

Guy Buecher

Mon travail de peintre actuel s’inspire de la nature, la montagne la forêt

« Plus le ciel s’assombrit pour l’avenir de l’humanité,
Plus j’ai besoin de lumière flamboyante.
Regarder au-delà de cet horizon qui semble bouché
Plutôt que de sombrer dans cette grisaille désolante.
Je préfère des énigmatiques profondeurs
Délivrer respirations et lumineuses vibrations
Chanter la vie par l’intensité des couleurs
Rêver la nature en perpétuelle transformation.
La puissance d’un tronc qui résiste à la force du vent,
La course poursuite de l’ombre et de la lumière
Qui comme un jeu d’enfants
Métamorphose magique d’une clairière.
Des branches qui fouillent et pénètrent l’espace
Comme des bras et des mains pour se frayer un chemin
Dans la multitude pour sortir d’une nasse
Assurant l’à-venir plus lointain… »

Guy Buecher

Anastasia Schachter

Une partie d’instant et d’instinct. Un dialogue intime avec la terre. Un pain de terre crue. Des Colombins. Les faire se succéder, les uns après les autres. Parfois à force de poids, à force d’humidité, à force d’impatience, un effondrement partiel. Je le rattrape. Je pousse, je pince, je maintient la terre différemment. Elle m’emmène ailleurs. Un ailleurs vers lequel je n’avais pas pensé me rendre.

Élisabeth Brucker

La pluralité est pour moi synonyme de vie. Ainsi il serait impensable de ne pas m’exprimer de plusieurs manières.

 

Artiste poétesse, j’écris, je peins, je photographie, scénographie. C’est un bouillonnement qui naît de l’envie de traduire une intériorité inaperçue lorsqu’elle est laissée sous silence. On m’a souvent considérée réservée, voire timide, à des années lumières de mes ressentis profonds ; tandis que sous le projecteur artistique l’enthousiasme invisible se déploie.

La poésie se fond dans chacune de mes productions comme dans un souffle. Lorsque je ne prolonge pas les mots jusqu’à la performance, ils imprègnent mes dessins ou ma peinture, qui forment une exploration musicale tout en volutes, en résonnance.

Quelle que soit la technique, je travaille beaucoup sur le trait et la transparence, notamment sur papier, un matériau à la fois fragile et millénaire.

De ces floraisons délicates, je capte encore les fragrances par la photographie d’une autre manière.

Mes créations, même imprégnées des sinuosités interrogatives de la vie, convergent vers l’apaisement et la lumière, cette lumière dont, j’en suis convaincue, nous pouvons tous nous laisser traverser.

Michel Friz

Faire une photographie est ma façon d’être au monde, d’en franchir le seuil pour mieux le regarder. Les thèmes que j’aborde évoquent souvent les paysages ruraux, là où l’homme et l’animal cohabitent à travers le lien ancestral du pastoralisme. Dans ces espaces de vie aux écosystèmes foisonnants, j’explore le visible et le caché, en quête d’émerveillements.  Les séries Lignes de crête illustrent plus particulièrement ce parti pris visuel. Initié à la photographie argentique dans les années soixante-dix avec pour modèles Franco Fontana (Skylines), Jean-Loup Sieff (La Vallée de la mort) ou plus récemment Pentti Sammallahti (Ici au loin), j’ai renoué depuis une quinzaine d’années avec cette expérience sensible en adoptant le format numérique.  Mes projets s’appuient sur un travail à long terme et une immersion in situ, à la croisée du documentaire et de la poésie visuelle. Leur mise en œuvre donne lieu à l’organisation  d’expositions, en Alsace et dans les Vosges, de conférences, ainsi qu’à la publication d’ouvrages en éditions limitées.

Claudine Carbo

Son œuvre puise son inspiration dans les paysages, explorant des éléments naturels comme les rivières, les lacs et les herbes folles, avec une palette qui va des verts turquoises, des gris, aux bleus outremer, évoquant des ambiances diurnes ou nocturnes. Elle s’inspire de ses souvenirs de paysages, notamment ceux du bassin méditerranéen et des étendues vosgiennes.

Sandrine Cayet

Après une formation en art-thérapie en 2016, je commence à créer des tableaux de chevaux en peinture acrilyque. Je découvre également l’aquarelle botanique durant cette période.
Mon esprit de recherche et de nouveautés m’amène à la cire froide, médium qui m’est totalement inconnu mais qui attise ma curiosité.
C’est une révélation, les textures et les couleurs se mélangent, j’utilise différents outils.
Les formes se dessinent, se sont principalement des paysages, la nature se révèle au travers des différentes couches de cire.

Marie Walter

Ma source d’inspiration est essentiellement mon environnement proche: mes balades en forêt, mes impressions et sensations lors de ces balades, mes collectes d’éléments naturels..

Je choisis de travailler sur un thème et j’explore ce thème au niveau de la composition, des gammes de couleurs (camaïeu ou contraste), du format. La série Sous Bois m a permis de travailler avec des empreintes de feuilles, de varier la luminosité et le choix des tons chauds ou froids.

J’utilise la technique de l’huile et de la cire qui permet d’obtenir des effets de matière (épaisseur, empreinte, grattage).