Irakli Chkhartishvili

Artiste d’orient et d’occident, d’hier et d’aujourd’hui. Sculpteur et peintre. Argile, bronze, bois, soie, mosaïque, marbre, plomb. Broderie et marteau piqueur. Mystique et érotique.

La vie est une somme de contradictions et l’art donne à l’individu son seul repaire pour pouvoir se situer entre ses polarités.

Alexandra Weisbeck

Entrer dans l’univers d’Alexandra Weisbeck c’est accepter de perdre ses re-pères et parfois en retrouver d’autres qu’on croyait enfouis. Cette bâtisseuse de mondes singuliers procède par accumulations et confrontations, c’est par le dé-calage qui place côte à côte deux choses dissemblables que se crée une nouvelle vision. Les échelles sont bouleversées, les temporalités inversées, les espèces croisées-décroisées. Dans son atelier qui tient à la fois du cabinet de curiosité et de la clinique pour objets blessés, on s’émeut de ce petit peuple incongru et tou-chant qui vous observe, de ces rescapés rafistolés, le bras de l’un remplaçant sou-vent l’aile de l’autre. Alexandra récupère, amoncelle, répare, recycle, réinvente, passant de maquettes miniatures dans lesquelles on aimerait se lover à des es-paces scénographiques aux dimensions extrêmes où l’on peut s’abandonner. Elle construit ses mises en scène avec une dextérité et une invention rares, maniant la perceuse comme un pinceau chinois et la cloison colossale comme une page de carnet. On pense au bricoleur de Levi-Strauss, apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées et pour qui l’enjeu est de transcender l’occasion avec les « moyens du bord ». Et puisque pour elle le monde ne serait pas concevable sans la musique qui lui irrigue les veines, elle mixe avec ce même sens du métissage fortifiant qu’elle applique en toute chose. Très impliquée dans le tissu associatif local, elle est bénévole hyperactive au sein de l’Art et la Matière (plateforme de collecte et de revente de matériaux à l’usage des créatifs) et présidente de la pétulante association Microsiphon, caisse à concerts et vitrine à micro-édition.

Zahra Ferhati

Née au sein d’une famille d’artistes, le travail de Zahra Ferhati est profondément lié à sa démarche philosophique et à son histoire personnelle mais néanmoins vous croiserez dans ses tableaux des lieux et des personnes, des édifices habités par des voyages intérieurs lointains qui s’inspirent de l’Orient.?..
Ces éléments ont souvent une présence irréelle; visages cachés, démarches abstraites, idées et corps flottants… Ils forment un monde à part, un écosystème onirique et symbolique qui rend la réalité accessoire et permet à l’artiste de réinventer sa géographie idéale, son jardin existentiel et sa généalogie personnelle du voyage. Jeune artiste plasticienne habitant dans le Haut- Rhin depuis 2010, ses recherches ont souvent été liés à la découverte du corps humain.

Et l’artiste précise : « cela fait presque dix ans que j’étudie l’anatomie humaine et m’interroge sur son fonctionnement si magique.
Cette Recherche plastique, scientifique et philosophique a abouti à des questionnements sur les liens qui peuvent se tisser entre le fonctionnement organique de notre corps et nos affects » et des questions se posent :
Comment l’équilibre établit ? Si, il est rompu, que se passe- t-il? Et la plasticienne ajoute :
« J’étudie, j’observe, et je crée un graphisme cellulaire imaginaire et poétique ».

En parallèle depuis 7 ans, Elle crée des dessins et des gravures représentant des mondes imaginaires intimes, liant Égypte, l’inde ainsi que l’Asie.
Et l’artiste créatrice de transmission conceptualise :
« Une identité accueille, donne, échange, fait circuler des connexions et interagis. L’art est un magnifique vecteur de transmission »

by Marie Déco

La vie vous pousse quelquefois loin de ce que vous aimez faire le plus, qui vous ressemble. Aujourd’hui, j’ai la possibilité de revenir à la création pour mon plus grand plaisir.
Après les encadrements de tableaux, les aménagements et décoration d’intérieur, j’utilise les meubles comme support pour m’exprimer, pour exprimer des émotions à la place des mots
Si vous avez de vieux meubles et souhaitez leur donner une nouvelle jeunesse, passez-moi commande, nous choisirons ensemble le thème, les couleurs en fonction de vos gouts et de mon inspiration.

Celine Lachkar

L’ensemble de mon travail se déploie comme une chambre d’échos, un conte à multiples facettes. Du dessin comme port d’attache, je tisse finement différentes techniques et joue de compositions en filigrane.  J’y opère à la manière d’une miniaturiste, non par le petit format, mais par la finesse, l’attention aiguisée, l’intérêt pour le symbole et les multiples niveaux de lecture.   J’ai à coeur d’inviter à entrer dans des espaces de soin, à représenter cet espace de  concentration, indicible, centre de toute création, à partager ce cheminement profond et la  magie du précieux qui ressurgit et affleure la surface. Cette attention est un instrument de  renversement du regard, qui permet d’introduire un point d’inflexion, une verticale dans  l’horizon.  Elle permet de décompacter et creuser dans la surface pour faire remonter nos trésors, pour s’émerveiller du beau comme reconnaître notre infini. Je cherche à créer ainsi des images qui nous réparent, nous abreuvent, des surfaces qui chantent. A relier les fragments, trouver les résonances2, écouter ce qui vibre encore, ce qui brille dans le noir.  En cela, mon travail est une mise en abîme, puisque le geste de créer, de dessiner, devient le  sujet lui-même. Je vois ce geste comme un acte puissant qui dissoud les rigidités, les nôtres et celles du monde. C’est une première écologie. Un acte poétique3, de quête du vivant, de ce qui vibre encore, remet en circulation, remet le coeur en mouvement. Un acte de jardiner, fertiliser le plus subtil en nous, planter une image-graine pour qu’elle croisse en celui qui la regarde. Un acte de beauté4 aussi .   D’abord intéressée par la question de l’origine des formes et de l’illusion perceptive, j’ai développé par la suite celles de la perte de lien et de sens, et en même temps sa quête.  Deux visions cohabitent ainsi dans mon écosystème et que j’aime à raconter :  celle de notre société moderne, réductionniste, cloisonnée et fragmentée. Ce premier regard, mécanisé et aride, nourri de quantité, de vitesse et de spectaculaires reflets, s’arrête à la surface du monde. Comme une terre mal irriguée, il sèche et se casse. Cet état de minéralité avancée5 appelle à irriguer et redonner une profondeur. Ainsi naît la vision du chercheur ou du créateur qui par sa concentration peut recréer cette  cohérence. Une quête de réenchantement, par une démarche archéologique, mais aussi  alchimique où je distille et condense le plus précieux. Un chemin initiatique des contes et des mythes, qui induit l’idée de réconciliation. Celui qui permet de se défaire d’un mauvais sort, un acte magique ou conjuratoire.

 

Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.

Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.

 

Patricia Sebaikhi

Peintre autodidacte, passionnée d’art je découvre assez jeune l’univers de Salvador Dali.
Plus tard l’expressionniste abstrait Jackson Pollock m’interpelle, sa technique de dripping me fascine.
La liberté de mouvements, l’abstraction de la peinture ouvrent mon esprit créatif.

Dès lors je me mets à utiliser différentes techniques sur de multiples supports en utilisant des matériaux originaux et complexes.
Par le biais de la peinture j’exprime ma personnalité en créant des toiles originales et uniques.
Mes tableaux sont le résultat d’un ressenti, d’une émotion ou encore d’une vibration.

Démarche artistique

Le monde irrationnel représente pour moi l’univers qui m’apprend à voir ; à travers mon existence. C’est un dialogue qui permet d’équilibrer la relation entre ma réalité intérieur et extérieur.
Du désordre à l’ordre, de déconstruction en construction ; l’image prend une dimension nouvelle. .Lors de cette démarche artistique, l’image se révèle de manière significative pour moi.
Il ne s’agit pas d’une abstraction qui simplifie la structure de l’image mais au contraire d’une représentation plus condensée.
D’un point de vue psychologique, ce que j’appelle l’ordre et le désordre de l’image est en réalité le reflet des peurs d’un déséquilibre intérieur. Ce qui attire mon attention n’est pas le personnage en lui-même mais plutôt son environnement (sa réalité) ou il trace son quotidien. De ce fait ce qu’on fait traduit ce qu’on pense.

Romuald Le Bris

La peinture de Romuald Le Bris explore les pistes d’abstraction du réel. Son travail vient bouleverser la définition même de l’art abstrait qu’en avait fait Michel Ragon :

« J’appelle art abstrait tout art qui ne contient aucun rappel, aucune évocation de la réalité observée, que cette réalité soit, ou ne soit pas le point de départ de l’artiste. »

Il décompose les lignes d’un monde matériel et survolté et bruyant et s’en sert pour tisser des toiles qui surprennent, fascinent, invitent à la méditation et au retour au calme. Les formes s’entremêlent, les textures apparaissent, plus ou moins profondes, les couleurs jaillissent par moments, dans une recherche permanente de dialogue esthétique et de symbiose avec son art.

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L’artiste propose des ateliers d’arts plastiques pendant lesquels il partage avec ses élèves les recettes et les techniques qu’il expérimente chaque jour dans son atelier (renseignements au 06 06 43 52 71).

Iva Šintic

Au centre de mon travail se trouvent les humains et l’espace qu’ils occupent, l’espace qui s’échappe, caché et évident. J’explore les environnements, les objets et leur relation avec nos actions et nos comportements. Je me concentre sur la façon dont les individus et les objets dans l’espace s’influencent mutuellement, dans les deux sens. Je joue avec l’image du monde définie par notre système sensoriel et les capacités physiques de notre corps, élargie par le désir de
dépasser nos limites à travers la science, l’imagination et la culture.
Je travaille à travers des histoires intimes, des situations et des actions, les transformant en récits visuels. Ce sont souvent des segments d’histoires personnelles qui reflètent des récits sociaux. Je les transforme en objets, animations, vidéos ou dessins

ESKA

Œuvre

Dès ses premières expositions, Shirin Khalili affirme son intérêt pour le corps humain qu’elle interprète d’une manière expressionniste. Explorant des thèmes comme la danse, le couple, les chimères… l’artiste modèle et torture la matière inerte pour lui donner vie et mouvement. Après leur cuisson, elle applique sur ces sculptures en terre une patine complexe qu’elle a mise au point au fur et à mesure de ses expériences.

Se déclinant avec les volumes réels et les formes, ces textures de surfaces apportent aux sculptures des teintes, des brillances et des matités.

 

A travers son travail, Shirin s’interroge et interroge le spectateur sur l’érotisme et la sensualité, mais aussi sur la place du corps nu dans la représentation. Femmes lascives ou meurtries, couples enlacés ou corps en bataille expriment douleur ou érotisme, mouvement ou stupeur et dégagent des sensations qui invitent le regard à la caresse. 

Ses pièces s’articulent toutes autour de la même idée du corps où la question première est celle de la liberté, de la femme et de l’artiste.

Sévérino Da Silva

Energies et portraits,
Peinture : Tente de ressentir les faces cachées et les retranscrire grâce au PHOSPHORE, l’acrylique et l’huile.
Sculpture : Tente de se rapprocher d’une forme esthétique et minimale.
Aquarelle : Ouvert à de nombreuses expériences diverses.