De formation scientifique et économique je travaille d’abord dans le cadre de projets souvenant l’innovation en santé. En 2012 je décide de me consacrer pleinement à ma passion en développement mon activité de photographe professionnel. En parallèle des travaux de commande, ma pratique personelle s’intéresse à la place de l’image photographique dans le monde contemporain. Je souhaite redonner plus de liberté à l’exploration visuelle et privilégier sa part contemplative.
De points en points, de fils de fer en bois flottés, de jouets délaissés en colliers brisés, inspirée par la rencontre d’un damassé, d’une cotonnade, d’une couleur ou d’une courbe, Justine & Cow sculpte, tisse, brode, explore un univers onirique, dérangeant et doux.
Justine & Cow déconstruit et détourne les objets jusques et y compris ses propres créations.
Elle s’approprie et brode les matières ; elle enlumine les tissus, raccommode notre passé comme pour saisir – piéger ? – nos trahisons intimes et collectives liées à l’enfance, à la Nature, aux animaux, dans une société où tout va (trop) vite, où l’inutile s’accumule, où le rapport au vivant s’affole.
L’artiste peut certes choisir de jouer avec ces limites de la sculpture, de la
dématérialiser, de dissimuler la proie pour montrer l’ombre ou de troquer les
formes pour des abstractions. Mais à qui s’adresse ces subtilités ? Qui regarde en nous et qui apprécie ? S’il faut parfois se doter de décodeurs culturels sophistiqués pour “comprendre” une oeuvre, il n’en faut aucun pour apprécier et pour ressentir ce qu’une oeuvre suscite en nous.
Le travail d’Hervé Spycher s’adresse avant tout à ces émotions spontanées. Artiste autodidacte, il propose une discussion sans intermédiaire académique entre l’oeuvre et le regard.
Ses sculptures sont soigneusement préméditées. Un thème survient et exige
d’exister, par tous les moyens, par toutes les techniques. Or, ce besoin de création oriente dès lors les choix de vie de Hervé Spycher qui se forme aux techniques de travail des matières qui constitueront ses oeuvres. Ébéniste, soudeur, tailleur sur pierre, ses oeuvres reflètent sa curiosité et son approche pratique du métier d’artiste
Le souci de l’équilibre anime toute la création de Hervé Spycher, de façon
concrète puisqu’il se confronte à toutes sortes de matières et de formes qui doivent sous ses mains trouver un accord de coexistence mais de façon plus subtile quand il cherche simplement à déjouer la gravité qui peut accompagner la confrontation avec l’oeuvre d’art. Ses création cachent ainsi des indices, jeux de mots qui font d’une créature fantastique digne d’une fresque+++ baroque une “Deux-chevaux” ou d’un Pégase courtaud propulsé par une hélice caudale un
“Pet-gaz”… Cet humour potache s’inscrit dans l’héritage revendiqué de Dada,
courant assez vaste et généreux pour faire de chacun un convive à sa table, grave ou joyeux, toujours ludique.
Docteure Apfel Marion.
Simon Burkhalter est en permanente observation du monde et du vivant dans l’objectif de comprendre les liens que nous établissons avec notre environnement. Il s’inspire de la nature et de différentes cultures / sous-cultures et de leurs artefacts, de la technologie, des rituels et des absurdités. Il explore différents médias pour traduire ses perceptions.
Son travail est conceptuel et le choix de la technique émerge des sujets qu’il décrit. Il crée avec du bois, du métal, du béton, des plastiques, des tissus, un certain nombre de matériaux recyclés et d’objets pour réaliser des installations et des sculptures. Il expérimente des scénographies où se rencontrent performances et installations. Il développe également ses passions du design sonore, des nouvelles technologies, de la 3D virtuelle et de la conception de jeux. Il est constamment à la recherche de projets stimulants qui lui permettent d’utiliser toutes ses compétences. Le transfert de connaissances est très important dans tout ce qu’il entreprend.
Marianne Maric (née en 1982) est une photographe française.
Pour l’artiste, le corps est une architecture, son œuvre se joue du symbolisme.
Dé-construire des stéréotypes pour mieux les utiliser, elle photographie ses amies comme des sculptures vivantes. Son travail est montré en de nombreuses occasions : solo show à la galerie Duplex100m2 à Sarajevo, à la Villa Noailles à Hyères, au festival de Photographie de Valparaiso, dans les Balkans… Entre 2012 et 2014, elle fait des recherches sur l’oeuvre des frères Baschet, et va remettre en scène les robes crées par eux pour le film Qui-êtes-vous Polly Maggo ?de William Klein dans un opéra, avec la complicité de Pierre Bal-Blanc, au CAC de Brétigny. Ses lamp-girls ont été montrées autant dans le mythique studio Showstudio de Nick Knight à Londres qu’au Musée Galliera à Paris. Par ailleurs Marianne a enseigner à Athènes tout en faisant des ateliers artistiques avec des collégiens en difficulté , des détenus purgeant une lourde peine. Ses photographies publiées autant dans Reporters sans frontières que dans Modes Pratiques, elle s’amuse à flirter avec le risque politique en allant dans des endroits minés, dénonce l’exclusion des sans-abris avec des mini-performances dans le métro parisien, dirige Lydia Lunch en lui faisant lécher des miroirs, tout cela pour se servir de la réalité comme d’un studio géant. Ces dernières années, elle a suivi une formation de sourcière.Elle sévit entre l’Alsace et Paris, et ne perds jamais une occasion de pointer du doigt la richesse des traditions alsaciennes.
Je suis née le 08 octobre 1981 à Koutaissi en Géorgie. Je viens d’une famille d’artistes et depuis mon plus jeune age je baigne dans le monde de l’art. Mon père et mon oncle sont des artistes peintres reconnus et ma mère travaillant dans le design textile peint également. J’ai commencé a peindre très jeune, à l’age de trois ans, je peignais à l’aquarelle et des portraits essentiellement.
Dans ma représentation il y a peu d’attributs et de détails, j’utilise le jeu des tons chauds et froids, j’applique un dégradé mystique des ombres et des lumières afin de me rapprocher de l’univers qui me représente et de faire sortir le cote esthétique.
Clément Richem explore les relations du mouvement et du temps, entre petite et grande échelle, accélération et suspension. Faisant et défaisant des civilisations, des mondes et des univers entiers à hauteur de châteaux de sable, il emprunte au regard de l’enfant, à celui de l’architecte ou encore à celui du biophysicien pour générer une expérience aux résonances mystiques. Il interroge les relations entre humanité, nature et matière. Utilisant la gravure, le dessin, la sculpture ou la vidéo, il cristallise ses réflexions autour de processus de construction et de destruction, inhérents à la vie et à la création. Dans ses oeuvres, les éléments bruts ou artificiels s’opposent et fusionnent. L’artiste en souligne le caractère à la fois éphémère et éternel, et crée, tout en le documentant sur la durée, un univers mû par de constants phénomènes de régénérescence et de métamorphose. Louise Le Moan et Daria De Beauvais
Artiste Peintre qui à 19ans, après un apprentissage dans l’entreprise de décoration familiale, devient graphiste de l’armée Française à Madagascar et expose à Antananarivo. De retour en France, il fréquente l’école des Beaux-Arts de Mulhouse …Son atelier principal se trouve à Kingersheim…
Les trois images proposées sont des pages extraites d’un carnet intitulé « Branchages ». Ce carnet de 80 pages environ regroupe un ensemble de dessins réalisés exclusivement durant mes conversations téléphoniques, suivant le principe étrange que la main droite griffonne, détachée de l’esprit. Dans ce carnet, j’ai souvent dessiné des éléments végétaux (branches, brindilles, herbes) ou des traits pouvant représenter des chemins, circuits ou autres réseaux. Par le dessin, je reliais ainsi la notion de paysage intérieur et la communication avec autrui. Avec le temps, ces pages sont devenues des témoignages de micro-événements, choses vues, lues et entendues. Le carnet « Branchages » est un journal de petits faits personnels, réels et imaginaires.
Sur l’un de ces dessins, une source semble jaillir dans une forêt de branches et de signes…