Role : artiste
Claire Tahhane
Artiste plasticienne, j’explore différentes pistes artistiques qui ont pour point commun la couleur, la liberté expressive du corps, la visée spirituelle et thérapeutique de l’art.
En effet, je m’intéresse au rapport du corps à la toile à travers l’usage des cinq sens. L’idée est de tester à travers différents matériaux l’impact du corps sur différents supports, d’utiliser des matériaux odorants ainsi que des matériaux comestibles. Ces expérimentations s’imprègnent notamment de l’artiste américaine Heather Hansen, qui utilise en effet les mouvements de son corps pour créer un tableau en ayant des crayons aux bouts de ses doigts. L’idée est de pousser l’implication du corps encore un peu plus loin, puisque ce n’est pas seulement la main mais le corps tout entier qui devient le pinceau. Dans cette optique, les empreintes de Klein sont aussi une source d’inspiration pour mes créations. Cette idée du corps en mouvement je l’ai testé pour la première fois avec Art’corps, une performance où au son de la musique je créais un tableau avec mon corps tout entier. J’aspire à continuer dans cette direction pour finalement aller au-delà des limites du corps, aller explorer ma spiritualité.
Justement Un autre sujet d’exploration est celui du Mandala (en sanskrit =cercle) et sous sa forme plus ancienne de Yantra. Le terme de Mandala est emprunté au bouddhisme alors que celui de Yantra est plus reliée à la tradition hindouiste et sa signification est plus large puisqu’il ne s’agit pas systématiquement de supports visuels. Disons que ma recherche se situe parfois du côté du Mandala, parfois de celui du Yantra. Ce qui les réunit c’est l’idée d’une géométrie, d’un agencement des formes et des couleurs provoquant le centrage, un alignement avec la terre et l’univers. Ils constituent une porte vers la spiritualité et vers l’abstraction où l’harmonie des formes et des couleurs en sont l’expression.
Mes études d’histoire de l’art, m’ont d’ailleurs poussées à étudier différentes théories de la couleur et à penser la couleur dans toute sa force expressive et même thérapeutique. S’exprimer c’est aussi lâcher-prise, laisser libre cours.
Sandrine LABAY
Au fur et à mesure de mes ballades dans les puces, je me suis prise de passion pour les objets anciens, ceux qui ont une histoire, un vécu et que j’ai très vite eu envie de remettre sur le devant de la scène afin qu’ils ne soient pas oubliés.
Ces derniers sont retravaillés et assemblés de différentes manières, peuvent être sujets de compositions selon mes trouvailles et mon inspiration du moment. L’esprit final sera le résultat de la jonction entre le côté brut de l’objet et un apport artistique plus poétique.
Catherine Gangloff
Mon travail artistique se développe autour du principe du collage, de l’assemblage, à travers les rencontres de morceaux, de bribes, de fragments peints sur papier, tissu, bois ou métal.
Les mises en scène de ces peintures/sculptures sont souvent appuyées par des jeux d’ombres qui participent au dialogue avec l’espace.
Fanny Alamer
Elle danse, elle boxe, elle escalade, elle chante, elle dessine. Fanny Guérineau a besoin « de toutes ces expériences du corps en action, de tous ces rythmes différents, pour trouver dit-elle sa place dans cet ensemble ». « L’ensemble », c’est le quotidien, la rue, un jardin, un bar, un restaurant, une file d’attente à Pôle Emploi, un tramway, et tous ceux qui s’y croisent. Son projet : rompre les convenances même imperceptiblement, susciter un trouble, créer l’inattendu et s’ouvrir à l’imprévu. « Mon médium c’est mon corps. » Un corps présent tantôt dans une grande simplicité, tantôt paré, et toujours mû par le désir d’expérimenter la ville comme espace scénique pour y créer dans un geste, par surprise, des rencontres intimes. Actuellement accueillie dans les ateliers d’artistes de la Ville de Poitiers, Fanny Guérineau s’attache parfois un regard ami pour fixer ces actions fugitives et éphémères vécues ici ou ailleurs.
Aurélia Firoben
Le P’tit Baz’Art de l’association de réinsertion Espoir donne une seconde vie à des objets ou mobiliers désuets, abîmés au travers de la création. Le P’tit Baz’Art porte un regard bienveillant sur l’objet comme le fait l’association sur l’humain. Il décèle dans l’extraordinaire banalité des choses leur puissance singulière. Métaphore qui met en lumière la capacité à faire resurgir le beau en toute chose, en tout être. En puisant dans l’immense gisement des objets en transit dans les différents ateliers et la salle de vente d’Espoir, l’équipe du P’tit Baz’Art crée ses objets « décosolidaires » en exploitant ce matériel de récupération. Mobilier retravaillé, nombreux luminaires, sculptures en fil de fer, petits articles de déco qui subliment des ressorts, des couverts, des ampoules, des livres. Ou l’art de sublimer des objets délaissés pour leur offrir une nouvelle destinée qui viendra nourrir de poésie les intérieurs des clients de la boutique.
Marie-Jeanne Lejeune
J’explore toutes les techniques de l’estampe, gravure sur bois, sur lino, pointe sèche, eau – forte sur cuivre, zinc et autres matrices. Collagraphie à partir d’éléments naturels et monotypes. Les papiers d’impression sont aussi variés que les planches et me permettent nuances et découvertes. J’explore l’impression sur tissu et mélange également matière textile et gravure dans mes tirages, ainsi que calligraphie de textes poétiques et gravure.
Mes thèmes sont la nature, arbre, herbes, la nature en ville, près ou loin de l’homme, le voyage, le couple, l’actualité qui me touche et la poésie.
1984-1997 Cours du soir à l’École des Beaux-Arts de Nancy (54)
– Dessin étude de nus,
– Peinture nus et peinture expérimentale abstraite
1999-2011 Cours du soir à l’ESAD (École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg)
– Gravure 4 ans et lithographie 1 an
– Étude de nus 5 ans
– Illustration 2 ans
– Stage été sérigraphie
Membre de l’association Manifestampe
Membre de l’aPOG (association pour la promotion de la gravure)
Cynthia BRIDE
Un point, puis un autre à côté d’un autre, entouré d’autres. Pluiseurs et pourtant véritable entité. Auto-généré et autogéré. Microcosme. Je suis là, ici, rangé à ma place et ma place ne peut être autre sans faire trébucher l’ensemble. Je m’emploie à consolider et à construire cet ensemble. Je suis une marque, une forme plus ou moins précise, je suis à chaque fois la même et pourtant complètement différente. Je suis un lieu déterminé, une douleur aiguë localisée. Je ne suis que répétition de moi-même, itération de ce que je suis, reditede ma condition, reprise de mon existence.
Artiste plasticienne, Cynthia Bridé utilise des matériaux simples, brutes. Pourtant, les formes qu’elle déploie se meuvent en des structures complexes et gorgées de détails. La temporalité, la lenteur qui permettent de voir émerger les pièces de l’artiste semblent devenir des matériaux à part entière. L’artiste prend le temps, le dompte et dans un même temps accepte de le laisser filer.
Chaque pièce est un amoncellement d’éléments quasiment identiques. Les formes sont souvent abstraites et pourtant glissent ça et là vers le monde du vivant, de la nature et de l’organique. Les détails sont omniprésents, la poésie jamais bien loin.
Moussa MOUSSA
Artiste et designer.
Né au Liban, vit et travaille entre Paris et Mulhouse.
Ses problématiques de recherche s’articulent autour de deux grands axes : la foule et l’ornement.
Ses projets interrogent nos modèles et habitudes de consommation en transformant le consommateur en designer.
Ses objets sont issus d’une création collaborative, dans une démarche de design participatif, une alternative critique à la production industrielle.
Un design d’objet modulable utilitaire aux formes ornementales.
(meubles de rangement, étagères, parois, bibliothèques, luminaires …)
Un objet-sculpture hybride entre art et design, dessiné et découpé numériquement, à assembler dans différents matériaux selon nos désirs et nos besoins, pour composer des motifs dans nos espaces de vie.
Ces produits sculpturaux empruntent à la nature et à l’histoire un langage ornementale en de multiples dimensions et de multiples facettes, comme si les pièces pouvaient se propager et proliférer.
Nathalie SINGER
« Ma passion des voyages me fait constamment sortir des sentiers battus, cherchant l’insolite au détour de mes pérégrinations. Je capture ces instants par une prise de vue, mes émotions se traduisent par quelques coups de crayons, je pêle, je mêle photos, croquis, esquisse et collage au gré de mes états d’âme dans mes carnets de voyage. »
