Patrick Lang

Atelier construit en 2012 me permettant de travailler des grandes pièces en sculpture dans un environnement propice à la reflétions et à la convivialité .

Ines P. Kubler

Pendant plusieurs années je pratique le dessin, le collage ou la peinture sur papier, à la recherche toujours insatisfaite d’un terrain d’expression qui me soit propre. Ce terrain je le découvre enfin lors d’une expérience professionnelle forte au cabinet du Docteur Jean Pillet, spécialiste en prothèses médicales dont la troublante esthétique illusionniste les rend presque invisibles. Cette expérience est fondatrice, car c’est là « sur le tas », que je sculpte quelque chose pour la première fois ; et c’est là aussi que je rencontre mon matériau de prédilection : la cire, dont la nature de caméléon tantôt  fluide ou solide, opaque ou translucide, m’a immédiatement séduite. Depuis, mon travail se développe essentiellement en volume, sous la forme de séries de sculptures ou petites installations, et la cire est devenue un matériau indispensable, presque un fétiche. Le travail que je poursuis sonde la matérialité des objets. Guidée par leur fort pouvoir d’évocation, je les manipule, laissant volontiers la place à l’accident. Je coule la cire, y agglomère divers matériaux, grave ou teinte certaines surfaces, parfois en lutte avec le tempérament de l’objet qui me contrecarre. Par ce processus qui peut s’apparenter à un collage, je tente de mettre au jour des aspects de la personnalité des choses jusque là restés invisibles. L’objet se déploie hors des limites imposées par l’usage, pour se glisser dans une toute autre peau et de nouveaux champs d’interprétation. Le caractère transitoire de la cire en fait des objets incertains, passagers d’un monde qui ne l’est pas moins.

Laura Plassier

Laura travaille ses sculptures et son utilitaire à partir du cylindre blanc.Parfois, il fait naitre un rocher, souvent les couleurs et les textures en émergent. La chimie des minéraux est une source de travail inépuisable.Dans son utilitaire, le cylindre est déformé pour créer l’accident. Il en nait un nouvel et fragile équilibre.

Jade Pastorino

Mes photographies reflètent des ambiances, des paysages et des moments partagés au cours de voyages. 

Carlos Pastorino

Artiste-peintre et photographe – J’essaye de décrire graphiquement et émotionnellement l’histoire sans commencement ni fin dont je fais partie et qui s’inscrit dans un cycle de succès et d’échecs. Mon travail, à l’image de mes multiples expériences est rempli de couleurs, de mouvements et d’imaginaire, comme un journal intime, il traduit le dialogue silencieux entre l’artiste et les différents supports.

 

Manon Pourcher

Diplômée de la mention Art-Objet à l’atelier bijou en 2021, elle a d’abord suivi 5 années d’études techniques en bijouterie.
Après ses études à la HEAR, elle obtient un atelier au Bastion 14 à Strasbourg en 2022. Son travail interroge, dans une perspective animiste, les liens que les objets tissent dans les paysages ainsi que les échanges qu’ils opèrent avec les corps.
En parallèle de son travail personnel, elle poursuit ses réflexions sur le vivant et dans le duo Tierstein, co-fondé avec l’artiste Zoé Kiner-Wolff en 2021

Claire Pontié

Point d’ancrage, le bijou définit des rythmes et des mouvements sur le corps de celui qui le porte. Il joue de la topographie biologique du corps, ses courbes et ses plis, et des projections culturelles qui s’y dessinent pour supporter un réseau de valeurs et d’affects. A l’échelle individuelle du porteur et à celle de la société, le bijou oriente le regard et créer une interface qui définit une part de notre identité sociale. Le bijou participe ainsi à la construction d’un langage à même le corps. J’investis ce langage par le biais de formes organiques qui empruntent à l’ image de plantes et d animaux souvent chargées de fortes symboliques. A travers elles je tente d’interroger des rapports possibles à l’érotisme et la nature. Je veux donc que mes bijoux offrent des points de contacts avec une forme de sensualité et puissent être instigateurs de rituels personnels.

Cannelle Preira

Par la sculpture et la photographie, Cannelle Preira interroge les relations entre le corps, les objets et l’architecture.

À travers différentes séries de sculptures portables et manipulables, l’artiste explore la complicité que l’on peut entretenir avec les objets. Ses petites pièces artisanales en pierre, métal ou céramique (Les Osselets, Récréation, les Handschmeichler…) nous invitent à un toucher ludique et instinctif. Ils suscitent une appropriation très personnelle des objets.

Lorsqu’elle emploie la photographie, Cannelle Preira récolte, collectionne et enquête à la recherche de formes et de matières signifiantes (dans les aires de jeux, les halls d’immeubles, les mouvements des mains) mais surtout pour relever les subtilités qui font toute la singularité d’un environnement. Ces collections de photographies nourrissent généralement son travail du volume, ainsi les deux médiums cohabitent et se répondent au sein de sa démarche.

Si les recherches de Cannelle Preira convoquent régulièrement l’enfance et les sensations vécues à cet âge, elles sont également traversées par des questionnements sociologiques, politiques et culturels, comme avec le projet Hair Pride qui interroge la diversité capillaire et l’héritage post-colonial ou encore Mon Château qui souligne l’absence de la pierre dans le logement social.