Christian Peter

photographe de la vallée de Munster né en 1959 à Munster. A l’âge de 12 ans, Christian Peter réalise ses premières expériences photographiques essentiellement nocturnes avec un Instamatic et il achète son premier reflex argentique à 14 ans avec pour objectif de faire de la photographie animalière dans le massif vosgien. Avec une singulière résolution, il s’interdit l’utilisation de son appareil pour les photos souvenirs de la famille et il ne fera qu’une seule exception à l’occasion de la commande d’un portrait officiel du patriarche. La pratique de l’équitation facilite ses rencontres avec la faune sauvage mais paradoxalement, l’éloigne de la photographie.En 1981, Christian Peter rejoint la scierie familiale pour y travailler jusqu’à sa cession en 1993. Il se retranche alors sur les hauteurs de Munster où il acquiert avec son épouse un ancien restaurant qu’il transforme en maison familiale et s’investit dans la conception de meubles jusqu’en 2015.Après plusieurs tentatives infructueuses de renouer avec la photographie, il s’équipe en 2012 d’un système numérique qui répond à ses exigences. La série Factory Telling le conduit sur les routes pendant 4 ans, à la redécouverte des usines abandonnées qu’il avait connues actives. Il en extrait sa première grande série photographique qui lui procure la sensation de pouvoir regarder enfin les usines autrement que pour leurs qualités productives, tournant ainsi définitivement la page de son passé d’industriel. Lors des trajets vers ces usines, les paysages qui défilent lui inspirent la série Horizon Tales qui lui ouvre un nouveau champ d’expérimentations et la mise en place d’une écriture photographique personnelle.

Philippe Poirier

Musicien du groupe de rock Kat Onoma depuis sa création en 1986.
Écrit et compose également des albums solos, et réalise des films documentaires.
A enseigné de 2004 à 2017 les arts visuels à la Haute école des arts du Rhin. Pratique le dessin et la peinture.

François Phan phèng dy

Artiste autodidacte ayant côtoyé les bancs d’écoles d’art entre deux lignes, sans jamais s’inscrire dans un enseignement dicté. François Phan phèng dy arpente le sentier de son art à travers ses carnets et ses toiles, esquissant ses rencontres, ses odeurs, ses couleurs, ses lumières, que des multitudes de vies simples animent une aventure humaine.
Crayons, pinceaux, gouge, stylo bic, marc de café jonglent sur bois, table, papiers ou n’importe quel autre support digne d’accueillir son imagination.
Idées loufoques, personnages débridés, formes dérisoires sont les notes que composent son piano bastringue.

Pelseb

Né en 1967 à Chalon sur Saône, Sébastien PELLETIER-PACHOLSKI débute la photographie dès l’enfance. Inspiré par des photographes humanistes de l’école de Paris, il profite d’un métier nomade pour assouvir sa passion de paris à Nice, à Nantes, à Calais, a Privilégiant sa sensibilité à une technique éprouvée, il choisit la scène de son théâtre, puis attends que les acteurs prennent place.

Plateau des arts

Couleur, composition, dessin, peinture, sculpture, encre , médium, graphisme, contraste, glacis, huile, pigments , enduit, collage… l’époque est sans conteste à la création. si ce n est pas maintenant , quand serait-ce?le plateau des arts est un atelier créatif et ludique ou l’on pratique différentes techniques ,cela est surprenant et ludique. La vérité est qu’il n’y a pas de chemin unique pour être créatif ou créer. Alors faites vous plaisir… l’ art est un médium extraordinaire, alors venez nous voir.

Phans

Travail combinatoire sur le mot, la matière, le concept dans les domaines de la sculpture du volume du design ou autres supports.

Philippe Bruneteau

Un atelier-galerie ouvert depuis 1997 qui me permet de créer et présenter mon travail dédié au mot sous toutes ses formes et notamment le volume et qui peut pour certaines créations relever aussi de l’utilitaire !!

Bérengère Polack

« Un amoncèlement de pierres noires, aux contours étrangement doux et
poudreux se dresse au milieu d’une table. Un spectateur s’avance, le
regarde avec attention, puis se saisit d’une pierre, en apprécie le poids et
la texture. Le voilà qui porte la pierre à son nez et inspire longuement. Le
cercle des visiteurs se rapproche, tandis que cet homme mord dans la
pierre.
Bérengère Polack joue avec des images et des sensations si fondamentales qu’elles relèvent de l’impensé collectif. On s’aventure à planter les dents dans ce qui s’apparente à une pierre noire avec Charbon, attiré par le fort parfum de sésame qui s’en dégage.
On sent, on goute avec prudence, on se replonge dans la question
immémoriale du comestible ou du poison. Ce jeu de réminiscence nous
renvoie à la ligne trouble qui délimite nos comportements relevant d’une
expérience instinctive, enfantine du monde, et notre être construit, aux
réactions codifiées par l’apprentissage social et culturel. En nous invitant à
Casser la croûte, en proposant des pièces qui placent le goût, l’odorat et le
toucher sur un pied d’égalité avec la vue, l’artiste explore les enjeux de sens moins éduqués au « beau » et au « bien », ouvrant une brèche sensorielle dans les habitudes de lecture du spectateur.
Il y a une familiarité essentielle dans les gestes plasticiens de Bérengère.
Elle récolte, amalgame, mélange, joue avec le sable, le verre et la roche
qu’elle tutoie avec douceur. Nos yeux voient ses mains absentes dans la
forme pressée, modelée, caressée de ses pierres factices.
Ses Semi-précieux et ses Pierres de pris – (Comme la montagne au bout
des doigts) activent les racines profondes du geste banal de glisser des
pierres dans ses poches au cours d’une promenade. Collectée et transformée, la pierre devient outils, creusée elle devient contenant, portée au doigt elle est ornement ou tranchoir, contondante ou conservée.
Les collections de Bérengère Polack convoquent les gestes et la notion
d’usage dans leur dimension la plus universelle. On ressent en les manipulant une évidence qui relève du souvenir lointain.
Et lorsqu’elle nous laisse les mains vides, nous refugier dans la position
conventionnelle du regardeur, ce sont nos yeux qui semblent alors nous
tromper.
Le verre écume. La matière n’est ni froide, ni inerte.
Elle semble appartenir à un temps autrement plus long que celui où on la
contemple, et on quitte la salle d’exposition, persuadé que le bouillonnement des
Engloutis, imperceptible à l’œil nu, se poursuit.
Et on nourrit le désir irréel de revenir vérifier, dans 400ans, si la surface de
l’eau est calme, ou si la pièce s’est toute entière évaporée.
Juliette Defrance »

Hervé Petit

Artiste plasticien, Compositions contemporaines mixtes photo,
collages, installations…
Il vit et travaille à Strasbourg
La photographie est une des constantes dans son travail.
Déclinée en collages, impression sur tissus, photocopie, reproduction, elle est quasi systématiquement mise en scène, répétée, mouvante et se mêle à d’autres techniques.
Une des spécificités de son travail réside dans un processus de collage sur des plaques, objets et rubans métalliques, sur lesquels les effets de l’oxydation se mêlent au papier.
Les photos se délavent, les taches de rouille les envahissent.
Êtres et lieux sont ses sujets de prédilections comme les friches industrielles par
exemple pour l’histoire qu’elles racontent et celle qui continue de les habiter ou qu’il invente en faisant s‘entrechoquer les matières. La matière humaine n’y fait pas exception, qui apparaît ou disparaît de façon spectrale.

Atmospheric Pillow

Entre déformation professionnelle et souvenirs d’enfance dans sa campagne Haute Saonoise, Maud a à cœur de partager sa passion pour les petits espaces, les refuges, les cabanes perdues au milieu des bois, loin du monde, et la nature au travers de graphismes doux, épurés, minimalistes aux couleurs douces. Une grande partie de son travail tire son inspiration de livres qui lui sont chers, comme Walden de Thoreau, Indian Creek de Pete Fromm, Winter de Rick Bass. Des grands espaces, une nature sauvage, une vie plus simple, minimale. Souhaitant toujours évoluer et explorer de nouvelles manières de faire, Maud a également travaillé sur des illustrations incarnant Strasbourg, sa ville d’adoption, mais également sur des portraits de femmes inspirantes, des incontournables de l’architecture et une série végétale. Dans son processus, Maud travaille parfois par collages, croquis préliminaires, avant de sortir sa palette graphique, mais le numérique reste son médium privilégié aujourd’hui, lui permettant de faire-défaire-refaire à l’envi, pour ensuite à faire ses tirages à Strasbourg avec des imprimeurs locaux.