L’ill_Art

Après 2 ans de travaux, L’ill’art s’est installé dans l’ancien Restaurant de L’ill, spécialisé dans la carpe frite à Ebersmunster, village connu pour son impressionnante abbatiale.

La salle de bal est devenue atelier, la sale de restaurant a muée en café associatif, et l’appartement à l’étage accueille les artistes résidents.

Macha Luchankina

Maria Luchankina est artiste plasticienne et docteure en arts.

Sa pratique se situe à la croisée du dessin, de la performance, de la marionnette, de la sérigraphie et surtout de la gravure,. À travers des formes sensibles et souvent hybrides, elle développe un travail de recherche-création autour des relations entre humains, animaux et milieux.

Son travail explore les écologies sensibles, les imaginaires du vivant et les manières de percevoir autrement ce qui nous entoure. Forêts, animaux, figures fragmentées ou en transformation traversent ses œuvres, qui interrogent la place du corps et les frontières entre le vivant et l’inerte. La marionnette et les dispositifs performatifs occupent une place centrale dans cette recherche, comme formes de présence instables, entre objet et corps.

Attachée aux pratiques de terrain et aux dynamiques collectives, elle développe également des projets participatifs mêlant création artistique et transmission, en lien avec des territoires et des publics variés. Son travail donne lieu à des expositions, performances, éditions et projets hybrides, où se rencontrent image, geste et récit.

Géraldine Legin

Je peins les objets que j’aime, ceux qui me font rire, m’inquiètent, me trompent ou m’interrogent. J’essaie de tracer ce qu’ils portent de fiction. Je les choisis pour ce qu’ils disent de nous, les humains. J’apprécie ces longs moments d’observation et de concentration pour les peindre. Fascinée par les faux-semblants, je m’attache à ce que les images que je crée ne s’offrent pas d’emblée: les choses changent de rôle, les identités se déplacent, les apparences se troublent. Les travestissements, les masques, les décors traversent mon travail, qu’ils prennent la forme de peintures à l’huile sur bois ou sur toile, de créations scénographiques ou de compositions de motifs textiles.

Sylvia Louisiade

– Designer textile pour des Maisons de Haute Couture à Paris, j’ai pu exprimer mon goût pour la couleur et le dessin, en créant motifs et harmonies colorées pour la mode et l’ameublement
– puis formée par un Maitre Tapissier dans la région de Toulouse, j’ai restauré sièges et habillé la maison à travers les étoffes et cuirs des Maisons d’édition
– depuis plusieurs années, c’est vers la lumière que s’oriente mon travail, avec la fabrication d’abat-jour originaux, en utilisant toujours les textiles d’éditeur et les passementeries qui s’accorderont avec les pieds de lampes, ou pour des créations uniques qui affirmeront la décoration intérieure.

LABBEYL

Je fabrique des sacs aux reliefs exagérés, tantôt

organiques, moelleux ou agressifs.

J’emploie différentes techniques de manipulation

textile, telles le matelassage et le rembourrage dérivés

du boutis provençal ou le plissage brodé à la main.

Chaque pièce est conçue et fabriquée à Strasbourg.

Claude Zinck

La tête dans les nuages… Ne dit-on pas qui peut le plus peut le moins ? Dans la vie de tous les jours cela est sans doute vrai, en photographie c’est un exercice loin d’être facile ! Aller au plus simple, épurer, ne retenir que l’essentiel, magnifier un détail , donner une vision personnelle du monde réel, apportant paix, grâce et sérénité…

Valérie Lebert

C’est enfant que j’ai découvert la terre, quand nous vidions les étangs du Sundgau.  Terre si lisse entre mes mains, si noire, texture parfaite.  Cinquante ans après elle me délivre toujours sa profondeur.  Il y a 20 ans, j’ai décidé de faire des bronzes et des aluminiums à partir de mes terres. Ces matériaux nobles donnent vie à la forme. Les regards qui se posent sur mon travail m’emplissent toujours de bonheur.  C’est ainsi que j’ai choisi le thème de LA JOIE pour cette année.

Annie Ludwig

Je créé des tableaux avec différentes techniques de pose de perles, de tubes, de paillettes et de points brodés. Les lignes géométriques m’inspire particulièrement.  Le noir «Esprit Soulage» a été mon inspiration pour une série de tableau. J’aime également utilisé les anciens matériaux de la Broderie Or (cannetille et jaseron) pour une inspiration plus contemporaine, avec l’utilisation de cadre à peindre, le mélange des techniques textiles (cuir froissé) et des points traditionnels revisités (point de Mirliton).  Mais mon objectif principal est la transmission de la Broderie d’Art et le suivi de projet personnel, en donnant des cours personnalisés dans mon Atelier à Mittelwihr.

Rose Le Goff

« Rose Le Goff a fait de l’ellipse son principal médium de travail. L’omission, le manque, l’absence ou encore le vide sont de toutes ses œuvres. Une galerie de portraits (« Les Moqueurs », 2024-2025) : uniquement des détails et non pas des visages. Des souvenirs (« Sans titre (Rêves) », 2024) ? : gravés sur un cd devenu illisible les rendant inaccessibles à tout jamais. Une performance (« Pas de pièces, merci », 2023, en collaboration avec Camille Dumay) : une fontaine à vœux dont personne ne saura jamais si certains se sont réalisés. Le corollaire presque irrationnel de cet état de chose est l’extraordinaire effet de concentration que procurent ses œuvres. Elle produit des œuvres métonymiques qui fonctionnent sur des rapprochements symboliques. Ainsi sa lampe (« Sans titre (Lampe) », 2023) dit tout de la maison dans laquelle elle n’est pas posée ; l’installation « Mordre la poussière » (2023) laisse présager des vies entières au travers de simples dents de lait. En ce sens, le travail de Rose Le Goff permet une nouvelle esthétique de la relation, car c’est la relation des termes (et des formes), entre eux qui permet au sens d’émerger. » (Elsa Bezaury, 2024)

Lidwine Lavergne

Lidwine Lavergne est une illustratrice-céramiste installée à Strasbourg, et dont le travail est un savoureux mélange des univers manga, punk et arts premiers.