Ka

Luka MATHIS alias KA, vit et travaille à Strasbourg. C’est un artiste couteau-suisse, qui aime explorer les techniques et leurs contraintes, mais c’est un dessinateur avant tout. Pour lui tout part du dessin, il crée des banques d’images personnelles dans lesquelles il puise son inspiration. Tel un D.J il aime mixer, assembler, déconstruire pour rebondir, afin de développer une œuvre organique et chimérique, qui s’adapte et évolue sur les différents espaces et supports qui s’offrent à lui. Du feutre sur la feuille de papier, en passant par le collage, le marouflage, la peinture sur toile, jusqu’à la bombe sur les murs, et plus récemment l’aiguille sur la peau avec le tatouage-handpoke.

Anne-Catherine Klarer

J’ai toujours été créative, depuis plusieurs années je pratique la sculpture. C’est en me formant à la fonderie d’art que germe en moi l’idée d’un projet d’atelier collaboratif. En effet, il est impossible de pratiquer la sculpture en bronze en dehors de stage auprès d’artistes professionnels car le matériel nécessaire, en plus de prendre beaucoup de place, est trop coûteux. L’idée était de trouver un espace à partager avec d’autres artistes, d’acheter du matériel en commun, afin de réduire les investissements. C’est un concours de circonstances dans le cadre de ma vie professionnelle qui a été le déclencheur de la création de La CabAnne: licenciée de la société de service informatique dans laquelle je travaillais, je me suis trouvée face à un choix : retrouver un poste dans cette branche ou faire quelque chose de différent. Poussée par mon entourage et par une réelle envie de faire de ma passion mon métier, j’ai fait grandir cette idée et l’ai faite évoluer. Je me suis mise en quête d’un local et suis tombée par hasard sur cette ancienne gare au détour d’un chemin. Un vrai coup de cœur : 400m2 d’espace rénové, une verrière offrant une lumière zénithale, un espace extérieur… bref le lieu idéal. Dès lors que ce lieu a été trouvé, les idées ont coulé de source et ont enrichi mon idée de départ de simple local servant à partager les espaces et à mutualiser les outils. Et pourquoi ne pas créer un lieu où l’économie collaborative serait au centre du développement de l’entreprise, un lieu de partage de connaissances et de compétences en vue de favoriser les pratiques écoresponsables ?

KF

je m’appelle franck COUBARD, j’ai 53ans, je suis autodidacte, je signe KF. mon travail est largement inspiré par les arts premiers, par l’afrique, PARCEQUE, Jacques BRETON et son cabinet de curiosités PICASSO et ses demoiselles de’Avignon…… Jacques KERCHACHE et non Jacques CHIRAC à initié le projet du QUAI BRANLY…. DONC, je pense que je fais de l’Art Brut mais je dis que fais de l’art de brute… je dis que je fais de l’art singulier mais je pense que je suis singulier… je dis que je fais de l’art des fous et je pense que je le suis. ALORS l’art est maintenant, l’art est vrai, l’art est modeste…. KF Donc,

Zoé Kiner-Wolff

Ma pratique du bijou se caractérise par un recours à des matières animales que j’intègre à des structures métalliques pour former des parures qui viennent recouvrir certaines parties du corps, souvent le visage. Je crée ainsi des bracelets, des bagues ou des masques pour mettre en scène des êtres hybrides et chimériques, entre l’homme et l’animal, tels que l’on peut en trouver dans les fables. Les légendes, les contes et les mythologies m’intéressent pour leur imaginaire et par leur présence dans nos pensées collectives. D’après la psychanalyse nous rêvons tous du même rêve qu’Icare, notre culture indo-européenne et notre langage sont imprégnées des mythes antiques qui ont voyagé à travers les époques et les mondes, et nous sommes fascinés par tous les récits fantastiques, qu’ils viennent du japon, des Amérindiens ou de Mésoamérique. Ces histoires offrent des ressources sans fin dans lesquelles j’aime puiser pour y faire référence et pour les réécrire à ma manière. Les bijoux que je crée sont en quelque-sorte les protagonistes de ces nouveaux récits. C’est pourquoi certains sont similaires à des postiches, des masques ou d’autres accessoires de scène. Plus que des costumes, ils recouvrent le corps du porteur ou s’attachent à son visage et se substituent visuellement à son enveloppe charnelle. Ils lui offrent un nouveau système tégumentaire : les plumes remplacent les poils, les cils ou les ongles, les moustaches de chats poussent au dessus des lèvres humaines et les ailes des papillons recouvrent celles du nez. Mes bijoux ne sont pas faciles à porter, ils sont souvent fragiles, et prennent place à des endroits inhabituels. Finalement ce sont peut être d’avantage des accessoires de défilés, de scènes ou de parades. Néanmoins ce sont toujours des bijoux par leur lien au corps. Plus je découvre le bijou et plus je suis convaincue que c’est à lui que je veux me dédier car il a quelque chose d’essentiel. C’est ce que j’ai compris à la lecture du Corps peint de Michel Thévoz dans lequel il présume « que le support par excellence d’une expression figurative a dû commencer par être ce seul objet mobilier que, en toute circonstance, on emporte nécessairement avec soi : son propre corps. »

Krycha

Aujourd’hui j’ai deux amours le dessin et la céramique. J’aime voyager dans le quotidien. J’aime regarder ce qui m’entoure comme si les voyais pour la première fois. Je consigne ce que je vois dans des carnets de croquis, sorte de Journal Dessiné Dans mon voyage inattendu je ne m’ennuie jamais : salle d’attente d’une administration ou d’un médecin, transports en commun, promenade en ville ou à la campagne : tant de choses à consigner ! Les carnets sont en général de format A5, ils sont ainsi toujours dans mon sac. J’aime voyager léger, mon « nécessaire de survie » se compose de stylos plumes et d’un pinceau à réservoir. Si je sais que je vais dessiner je rajoute une boite d’aquarelles, de l’encre, des feutres de couleurs… En 2015 mon chemin a croisé celui des Urban Sketchers, et me voilà embarquée dans une aventure collective. C’est une joie de partager le dessin de croiser les regards ! La céramique c’est le temps de l’atelier : autant le dessin est spontané et rapide, autant la céramique demande un temps d’apprentissage, de découvertes et d’appropriation des techniques. Il faut apprendre vivre le temps du façonnage, du séchage, de la cuisson, il faut apprendre la patience et parfois l’échec. Mes pièces sont diverses et mon chemin éclectique. Des bols façonnés à la main et au tour, Des jeux d’émaux, Des personnages surgissant de la terre, Des objets de formes abstraites, Je teste, je découvre, je m’emporte…

Loko

Je dessine depuis toujours, et intensivement depuis 30 ans. Je classe, je nomme, j’archive. Ce sont quelques thématiques qui se sont établies « naturellement » au gré des captations par le dessin de moments, lieux, situations et autres « transports ». En statistique cela fait : 35996 dessins répartis dans 2032 Dossiers et sous Dossiers (321 301 945 753 octets soit environ 299 GO) Les grands thèmes seraient : Architectures (ou « topoésie ») ; Les milles vues de la Cathédrale ; Transports (en commun, surtout : tram, bus, train…) ; Animaux (aimés, croisés, caressés souvent) ; Portraits ; Spectacles (danse, musique, théâtre…) ; « le sujet qui vaille » ; Nature morte ; En marchant (sans s‘arrêter ! qui donne un trait très particulier) ; Copies (dans les musées) ; Café-terrasses ; A la caisse ; En attendant la pizza… Et depuis maintenant 3 ans je commence à peindre. J’ai trouvé une cohérence avec le dessin.

Myriam Kotrys

Les réalisations puisent leur force dans l’utilisation de matériaux naturels et/ou recyclés afin de donner corps à des Etres de la Natures, ou des objets en résonnance avec elle. Récolter, assembler, marier, tisser, associer peuvent être autant de petits gestes et de jeu avec la matière qui lui redonne un nouveau Souffle. Hommage au vivant qui dans de nombreuses cultures et traditions du monde était honoré! Les Anciens se liaient et renouaient avec les forces et énergies de la nature dans un respect et une connaissance de ces dernières. Créer avec la complicité de ce que chaque matière insuffle, dans un dialogue où le créateur et la matière ne sont pas en lutte mais dans une forme d’alliance. De ces alliances naissent des corps et des êtres, des objets faits de fibres naturelles, de lanières végétales, de minéraux, de bois flottés, de coquillages et autres trésors de la Terre. Une personnification des Eléments de la Nature s’opère alors, et laisse libre cours à tout un univers, où magie et poésie vont de paire. Voilà comment naissent ces Etres, ces Gardiens de la Terre avec leur magie … c’est la puissance des Mystères!!!