Krycha

Aujourd’hui j’ai deux amours le dessin et la céramique. J’aime voyager dans le quotidien. J’aime regarder ce qui m’entoure comme si les voyais pour la première fois. Je consigne ce que je vois dans des carnets de croquis, sorte de Journal Dessiné Dans mon voyage inattendu je ne m’ennuie jamais : salle d’attente d’une administration ou d’un médecin, transports en commun, promenade en ville ou à la campagne : tant de choses à consigner ! Les carnets sont en général de format A5, ils sont ainsi toujours dans mon sac. J’aime voyager léger, mon « nécessaire de survie » se compose de stylos plumes et d’un pinceau à réservoir. Si je sais que je vais dessiner je rajoute une boite d’aquarelles, de l’encre, des feutres de couleurs… En 2015 mon chemin a croisé celui des Urban Sketchers, et me voilà embarquée dans une aventure collective. C’est une joie de partager le dessin de croiser les regards ! La céramique c’est le temps de l’atelier : autant le dessin est spontané et rapide, autant la céramique demande un temps d’apprentissage, de découvertes et d’appropriation des techniques. Il faut apprendre vivre le temps du façonnage, du séchage, de la cuisson, il faut apprendre la patience et parfois l’échec. Mes pièces sont diverses et mon chemin éclectique. Des bols façonnés à la main et au tour, Des jeux d’émaux, Des personnages surgissant de la terre, Des objets de formes abstraites, Je teste, je découvre, je m’emporte…

Loko

Je dessine depuis toujours, et intensivement depuis 30 ans. Je classe, je nomme, j’archive. Ce sont quelques thématiques qui se sont établies « naturellement » au gré des captations par le dessin de moments, lieux, situations et autres « transports ». En statistique cela fait : 35996 dessins répartis dans 2032 Dossiers et sous Dossiers (321 301 945 753 octets soit environ 299 GO) Les grands thèmes seraient : Architectures (ou « topoésie ») ; Les milles vues de la Cathédrale ; Transports (en commun, surtout : tram, bus, train…) ; Animaux (aimés, croisés, caressés souvent) ; Portraits ; Spectacles (danse, musique, théâtre…) ; « le sujet qui vaille » ; Nature morte ; En marchant (sans s‘arrêter ! qui donne un trait très particulier) ; Copies (dans les musées) ; Café-terrasses ; A la caisse ; En attendant la pizza… Et depuis maintenant 3 ans je commence à peindre. J’ai trouvé une cohérence avec le dessin.

Myriam Kotrys

Les réalisations puisent leur force dans l’utilisation de matériaux naturels et/ou recyclés afin de donner corps à des Etres de la Natures, ou des objets en résonnance avec elle. Récolter, assembler, marier, tisser, associer peuvent être autant de petits gestes et de jeu avec la matière qui lui redonne un nouveau Souffle. Hommage au vivant qui dans de nombreuses cultures et traditions du monde était honoré! Les Anciens se liaient et renouaient avec les forces et énergies de la nature dans un respect et une connaissance de ces dernières. Créer avec la complicité de ce que chaque matière insuffle, dans un dialogue où le créateur et la matière ne sont pas en lutte mais dans une forme d’alliance. De ces alliances naissent des corps et des êtres, des objets faits de fibres naturelles, de lanières végétales, de minéraux, de bois flottés, de coquillages et autres trésors de la Terre. Une personnification des Eléments de la Nature s’opère alors, et laisse libre cours à tout un univers, où magie et poésie vont de paire. Voilà comment naissent ces Etres, ces Gardiens de la Terre avec leur magie … c’est la puissance des Mystères!!!

Sophie-Dorothée Kleiner

L’essence de ma démarche artistique est basée sur le geste, la forme simple. Le vivant encore et surtout reste pour moi la principale source de réflexion, de contemplation. J’y ajoute les expériences humaines, les savoirs partagés lors de mes collaborations en médiation ou par les associations dont je fais partie. Quelle que soit la thématique (mot, espaces, souffle, graine, lichen, etc…) abordée dans mes travaux, je ne suis jamais totalement poète, graveuse, photographe, sculptrice ; selon mes rencontres, mes intérêts, je vais chercher l’outil approprié à sublimer le geste.

Sibylle Knapp

Après quelques années de travail comme illustratrice, Sibylle Knapp décide de se tourner vers la peinture. Un des thèmes qu’elle explore actuellement à travers sa peinture est celui du paysage urbain : paysage car ses sujets sont traités comme des paysages, urbain car à travers ces paysages, elle recherche ce qui fait la spécificité de la ville : ambiance et impressions qui naissent d’un dialogue entre lumière naturelle et éclairage artificiel. Elle s’inspire de scènes observées dans la rue. En regardant une fenêtre éclairée, elle entre pour un moment, dans l’intimité de gens inconnus qui restent souvent invisible sur la toile, mais qui sont pourtant bien là. Les pièces éclairées trahissent leur présence. La lumière est la matière qui lui permet d’évoquer des ambiances.

Corto Koller

Après s’être spécialisé en dessin narratif à l’école Pivaut où il a apprivoisé bon nombre de techniques, Corto Koller est revenu à Strasbourg et a intégré l’Atelier M33. Depuis sa sortie d’école, il développe plusieurs projets en parallèle, peinture, bande dessinée, animation 2D.

Pascale Klingelschmitt

Dans mon travail, je tente de répondre par des matières dures (comme la céramique et le verre) aux questions liées aux structures matérielles des organismes vivants, leur propriété, leur temporalité ou leur état de mutation dans le but de rendre palpable l’invisible. Souvent j’appréhende et confronte les différents acteurs des règnes du vivant dans une relation combinatoire, ce qui m’amène également à traiter notre relation au corps. L’hybridation, la métamorphose ou l’entropie sont appréhendées et convoquent alors intrigue ou dégoût. Pour révéler l’intimité du vivant, à l’interface de la physique et de la biologie, je m’intéresse aux outils d’observation scientifiques des phénomènes physiques tels que la radiographie, le microscope ou encore l’imagerie médicale, jouant ainsi avec les singularités du micro et du macro.

Jean-Louis Kuntzel

Je peins Quand je peins, il est question de puissance, il est question des palpitations du désir. Je peins le désir, la vie, les bourgeons tendus, les fleurs qui éclosent, le vent léger dans les feuilles, le ciel bleu à travers les arbres, la moiteur et la chaleur de la peau, l’odeur de la sueur et les sourires à ces moments.

Sébastien Kuntz

Un arbre ne multiplie jamais une multitude, donc un anonymat, il vit une liberté, hymne à la légèreté, obstinément mais spatialement vif de voilure. Le silence d’un arbre n’est pas délayé du silence de la forêt. Ainsi le concret du travail de Sébastien Kuntz c’est aussi bien l’enclume et la tignasse des souches nouées que la branchie de la délicatesse, ténuité ventilée de la sonorité des sommités: la ronde du vol d’insectes bougeant comme chaque feuille de la diversité attend son oiseleur. S’il est difficile de faire marcher les arbres au pas, c’est que leur architecture calme et soigne la fièvre humaine, mangrove ou futaie, dragonniers ou jacarandas, flamme nocturne du cyprès ou encore baobab aux épaules étagées de nuages. Une forêt est-elle en marche, et les arbres se pressent-ils en exode, ou bien rêvent-ils notre équilibre, découvrent-ils pérenne d’écrire sur écorce de bouleau, de même que chez Kuntz toutes les écorces circonscrivent son art. Jacques Kober, poète (1925-2015)