Kuntzel Jean-Louis

En périphérie de Mulhouse, un atelier isolé. Des bâtiments agricoles transformés en un lieu de peinture. Silencieux.A côté du jardin et de la maison d’habitation.

Ketterlin Philippe

Masevaux, 1 place des Alliés : un lieu prédestiné pour l’atelier de Philippe Ketterlin ? Au coeur de Masevaux, sur la place du marché, l’atelier de Philippe Ketterlin se situe entre la mairie et l’ancien tribunal. Lorsque vous aurez finalement repéré l’atelier, vous serez accueilli(e)s sur trois étages, dans des univers aussi hétéroclites et chaleureux que l’artiste. Au rez-de-chaussée, vous aurez l’eau à la bouche avec un aperçu de la diversité de ses oeuvres, peintures et sculptures sans doutes mêlées à des objets chinés. Il vous fraudra ensuite gravir 2 étages pour découvrir l’appartement de Philippe : un verre vous sera sans doute servi pour mieux déguster ses oeuvres exposées dans ce lieu de convivialité. Enfin, au dernier étage, cerise sur le gâteau, vous aurez exceptionnellement accès à l’atelier de Philippe Ketterlin, dont les toiles amoncelées, les sculptures amorcées vous transporteront dans les mêmes secrets enfouis, les mêmes trésors cachés que les greniers de votre enfance. A coup sûr, vous trinquerez avec une de ses oeuvres, au point de devenir alliés !

Tae Gon Kim

A mes difficultés linguistiques de départ s’ajoutèrent donc des difficultés culturelles et personnelles à créer de la relation et à entrer en contact avec les autres, c’est-à-dire les membres de cette culture française qui se montrait, une fois dépassée la première impression somme toute familière, si différente. Pour tout dire, je ressentais une telle impossibilité à communiquer qu’elle rendait impensable toute possibilité d’intégration à un groupe quel qu’il soit en me faisant souffrir de mon isolement. Pour moi, qui était déjà peu enclin de par nature à rechercher la vie en société, entrer en relation avec mon entourage est alors devenu une nécessité absolue. C’est tout naturellement par l’intermédiaire de ma pratique artistique que j’ai tenté d’analyser et de résoudre mon problème relationnel. J’ai alors créé ce que j’appellerais des « objets collectifs expérimentaux » destinés à rassembler des personnes autour d’un dispositif à faire résonner des sentiments, un peu comme s’il s’agissait d’instruments de musique muets. J’ai alors invité tous ceux qui s’approchaient de mes travaux à participer à cette expérience qui n’imposait pas la maîtrise d’un langage commun mais seulement le désir de se réunir, ensemble, autour d’un objet artistique.

Birgit Kempker

Birgit Kempker vit et travaille à Bâle. Arts visuels. Expositions. Installations. Multimédia. Langage. Idées. Radio . Lesungen. Textes. Essais . Prose. Poésie. Hörspiel. Parallel worlds .Vidéo. Son. Concepts. Collaborations. Conscience. Elle enseigne art et langage à Bâle et Bienne.

Ka

Luka MATHIS alias KA, vit et travaille à Strasbourg. C’est un artiste couteau-suisse, qui aime explorer les techniques et leurs contraintes, mais c’est un dessinateur avant tout. Pour lui tout part du dessin, il crée des banques d’images personnelles dans lesquelles il puise son inspiration. Tel un D.J il aime mixer, assembler, déconstruire pour rebondir, afin de développer une œuvre organique et chimérique, qui s’adapte et évolue sur les différents espaces et supports qui s’offrent à lui. Du feutre sur la feuille de papier, en passant par le collage, le marouflage, la peinture sur toile, jusqu’à la bombe sur les murs, et plus récemment l’aiguille sur la peau avec le tatouage-handpoke.

Anne-Catherine Klarer

J’ai toujours été créative, depuis plusieurs années je pratique la sculpture. C’est en me formant à la fonderie d’art que germe en moi l’idée d’un projet d’atelier collaboratif. En effet, il est impossible de pratiquer la sculpture en bronze en dehors de stage auprès d’artistes professionnels car le matériel nécessaire, en plus de prendre beaucoup de place, est trop coûteux. L’idée était de trouver un espace à partager avec d’autres artistes, d’acheter du matériel en commun, afin de réduire les investissements. C’est un concours de circonstances dans le cadre de ma vie professionnelle qui a été le déclencheur de la création de La CabAnne: licenciée de la société de service informatique dans laquelle je travaillais, je me suis trouvée face à un choix : retrouver un poste dans cette branche ou faire quelque chose de différent. Poussée par mon entourage et par une réelle envie de faire de ma passion mon métier, j’ai fait grandir cette idée et l’ai faite évoluer. Je me suis mise en quête d’un local et suis tombée par hasard sur cette ancienne gare au détour d’un chemin. Un vrai coup de cœur : 400m2 d’espace rénové, une verrière offrant une lumière zénithale, un espace extérieur… bref le lieu idéal. Dès lors que ce lieu a été trouvé, les idées ont coulé de source et ont enrichi mon idée de départ de simple local servant à partager les espaces et à mutualiser les outils. Et pourquoi ne pas créer un lieu où l’économie collaborative serait au centre du développement de l’entreprise, un lieu de partage de connaissances et de compétences en vue de favoriser les pratiques écoresponsables ?

KF

je m’appelle franck COUBARD, j’ai 53ans, je suis autodidacte, je signe KF. mon travail est largement inspiré par les arts premiers, par l’afrique, PARCEQUE, Jacques BRETON et son cabinet de curiosités PICASSO et ses demoiselles de’Avignon…… Jacques KERCHACHE et non Jacques CHIRAC à initié le projet du QUAI BRANLY…. DONC, je pense que je fais de l’Art Brut mais je dis que fais de l’art de brute… je dis que je fais de l’art singulier mais je pense que je suis singulier… je dis que je fais de l’art des fous et je pense que je le suis. ALORS l’art est maintenant, l’art est vrai, l’art est modeste…. KF Donc,

Zoé Kiner-Wolff

Ma pratique du bijou se caractérise par un recours à des matières animales que j’intègre à des structures métalliques pour former des parures qui viennent recouvrir certaines parties du corps, souvent le visage. Je crée ainsi des bracelets, des bagues ou des masques pour mettre en scène des êtres hybrides et chimériques, entre l’homme et l’animal, tels que l’on peut en trouver dans les fables. Les légendes, les contes et les mythologies m’intéressent pour leur imaginaire et par leur présence dans nos pensées collectives. D’après la psychanalyse nous rêvons tous du même rêve qu’Icare, notre culture indo-européenne et notre langage sont imprégnées des mythes antiques qui ont voyagé à travers les époques et les mondes, et nous sommes fascinés par tous les récits fantastiques, qu’ils viennent du japon, des Amérindiens ou de Mésoamérique. Ces histoires offrent des ressources sans fin dans lesquelles j’aime puiser pour y faire référence et pour les réécrire à ma manière. Les bijoux que je crée sont en quelque-sorte les protagonistes de ces nouveaux récits. C’est pourquoi certains sont similaires à des postiches, des masques ou d’autres accessoires de scène. Plus que des costumes, ils recouvrent le corps du porteur ou s’attachent à son visage et se substituent visuellement à son enveloppe charnelle. Ils lui offrent un nouveau système tégumentaire : les plumes remplacent les poils, les cils ou les ongles, les moustaches de chats poussent au dessus des lèvres humaines et les ailes des papillons recouvrent celles du nez. Mes bijoux ne sont pas faciles à porter, ils sont souvent fragiles, et prennent place à des endroits inhabituels. Finalement ce sont peut être d’avantage des accessoires de défilés, de scènes ou de parades. Néanmoins ce sont toujours des bijoux par leur lien au corps. Plus je découvre le bijou et plus je suis convaincue que c’est à lui que je veux me dédier car il a quelque chose d’essentiel. C’est ce que j’ai compris à la lecture du Corps peint de Michel Thévoz dans lequel il présume « que le support par excellence d’une expression figurative a dû commencer par être ce seul objet mobilier que, en toute circonstance, on emporte nécessairement avec soi : son propre corps. »