Graveur et sculpteur, mon travail s’articule autour de la figuration. Si l’idée, l’image, ou le modèle vivant sont les premiers moteurs du travail, ce qui m’anime particulièrement c’est l’agencement d’un espace avec un répertoire de formes au vocabulaire riche, lignes, volumes, plans, rythmes, plein et vide. Et ceci pour offrir au regard des objets du domaine du sensible, qu’ils soient sculptures, gravures ou peintures, qui n’ont qu’une ambition être regardés et alors peut-être questionnés ou encore émouvoir. La cohérence d’un travail ne tiens pas à l’uniformité du sujet ou à une pratique unique. Elle s’établit petit à petit, les différentes pratiques s’enchevêtrent et finissent par se répondre. C’est peut-être dans cette diversité, cette confusion apparente que doucement les préoccupations et les idées se resserrent, que le chemin se trace, comme les herbes que l’on piétine inlassablement dessinent lentement des sentiers.
Photographie
œil éveillé & cœur battant
Au recommencement, la photographie fut ma méditation, ma réunification, mon ancrage à l’ici-maintenant. Transmutation de l’absence en rencontre, elle devint mon ouverture à l’autre et au monde.
Ensuite, ce fut un style qu’il fallut créer. La voûte céleste fut ma révélation : c’est l’obscurité qui permet aux étoiles de nous émerveiller. Mon style sera alchimie en clair-obscur et les étoiles vont apparaître dans mon univers grâce à la danse.
Je développais alors mon éloge de l’ombre. Cette claire pénombre qui sied aux apparitions divines, cette obscure clarté qui sculpte les étoiles, sublimera la beauté, composante visuelle de l’idéal du Kalos kagathos.
Pour mes quarante ans, je troque ma maison de famille contre un loft brut à la Manufacture, que je vais développer pour en faire ma Factory : un lieu pour y faire danser les étoiles, photographier, créer, exposer, y vivre mon art.
Dans un monde de made in et de ready-made, j’ai mobilisé toutes mes ressources au service de l’expression de mes valeurs : on ne photographie bien qu’avec le cœur et le portrait me permet de privilégier le NOUS que je crois supérieur au je.
J’aime les créations à 4 mains ou plutôt à 2 cerveaux, 2 regards et 2 cœurs.
Né le 16 mai 1975 à Altkirch, vit et travaille à Wittersdorf (F – 68130).
Démarche artistique
Artiste bicéphale (peinture – écriture), il met en forme les couleurs comme autant de matériaux bruts qu’il extrait de ses compositions abstraites ; pourtant, ce n’est pas une abstraction pure en ce sens qu’il ne s’affranchit pas de la réalité. On pourrait dire qu’elle est naturaliste, en ce sens qu’il explore la nature et du monde qui l’entoure.
Lukas Hoffmann est né en 1981 à Zug, en Suisse. De 2003 à 2007, il a étudié les arts plastiques à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, avant de participer, de 2009 à 2001, au programme de recherche La Seine (ENSBA, Paris). Des bourses d’atelier l’ont conduit à Anvers (2008/2009), à Berlin (2011) et à New York (2016). Ses photographies sont régulièrement montrées dans le cadre d’expositions personnelles et de groupe. Il vit avec sa famille à Berlin.
Claudie Hunzinger vit dans les montagnes, c’est sa seule nationalité. Elle est à la fois écrivain et artiste. Publie des romans chez Grasset. Expose des pages de graminées. Il lui arrive aussi de travailler en collaboration avec les cerfs, les chevreuils et les lièvres qui l’entourent. Le résultat est alors une installation en commun sur le thème des herbes transformées en cellulose.
Née à Sarrebruck
vit et travaille à Sarrebruck
Hochschule für Bildende Kunst Sarrebruck
Akademie der Bildenden Künste Munich
Bourses à Berlin, Schöppingen, Ahrenshoop, Langenargen, Luxembourg, Wiepersdorf, Liège
Suzanne Husky est née à Bazas, Gironde et a fait des études à l’école des Beaux arts de Bordeaux. Après le DNSEP, elle s’installe en Californie d’où est son père. Elle y commence la sculpture et de documentation d’activisme urbain. Après avoir enseigné une année à Shanghai dans une pollution intense, elle fait des études de paysagisme horticole dans la perspective de travailler avec les plantes. Les plantes, l’ethnobotanique, les liens inter-espèce prennent une place centrale dans sa vie et son travail. Husky a fait de nombreuses résidences d’artiste et a montré son travail en continue. Elle a enseigné le Paysage à l’ESAD d’Orléans et Plant matters au San Francisco Art Institute.
Depuis 2016, elle dirige avec Stéphanie Sagot Le Nouveau Ministère de l’Agriculture, une collaboration artistique à but subversif. Tour à tour ministres, présentatrices TV, enquêtrices, promotrices immobiliers, ingénieurs visionnaires, le Nouveau Ministère de l’Agriculture produit des oeuvres protéiformes qui s’immiscent à l’intersection du neo-libéralisme et de l’agrobusiness.
Depuis 2004 j’ai mon atelier à la FABRIKculture à Hégenheim. Après plusieurs années que j’ai m’exprimé surtout avec le média video et installation, je m’interesse actuellement à la peinture. A la Regionale 2018 sept de mes peintures des singes ont été sélectionnés pour l’exposition OOO – Object Orientet Ontology de Andreas Angelidakis à la Kunsthalle Basel. Mes oeuvres artistiques sont souvent inspirées des images quotidienne. En transforment ces images, l’object ou l’acte devienne protagoniste d’une nouvelle narration.