Philippe Haumesser

Photographie
œil éveillé & cœur battant

Au recommencement, la photographie fut ma méditation, ma réunification, mon ancrage à l’ici-maintenant. Transmutation de l’absence en rencontre, elle devint mon ouverture à l’autre et au monde.
Ensuite, ce fut un style qu’il fallut créer. La voûte céleste fut ma révélation : c’est l’obscurité qui permet aux étoiles de nous émerveiller. Mon style sera alchimie en clair-obscur et les étoiles vont apparaître dans mon univers grâce à la danse.
Je développais alors mon éloge de l’ombre. Cette claire pénombre qui sied aux apparitions divines, cette obscure clarté qui sculpte les étoiles, sublimera la beauté, composante visuelle de l’idéal du Kalos kagathos.
Pour mes quarante ans, je troque ma maison de famille contre un loft brut à la Manufacture, que je vais développer pour en faire ma Factory : un lieu pour y faire danser les étoiles, photographier, créer, exposer, y vivre mon art.
Dans un monde de made in et de ready-made, j’ai mobilisé toutes mes ressources au service de l’expression de mes valeurs : on ne photographie bien qu’avec le cœur et le portrait me permet de privilégier le NOUS que je crois supérieur au je.

J’aime les créations à 4 mains ou plutôt à 2 cerveaux, 2 regards et 2 cœurs.

Philippe Hillenweck

Né le 16 mai 1975 à Altkirch, vit et travaille à Wittersdorf (F – 68130).

Démarche artistique
Artiste bicéphale (peinture – écriture), il met en forme les couleurs comme autant de matériaux bruts qu’il extrait de ses compositions abstraites ; pourtant, ce n’est pas une abstraction pure en ce sens qu’il ne s’affranchit pas de la réalité. On pourrait dire qu’elle est naturaliste, en ce sens qu’il explore la nature et du monde qui l’entoure.

Sylvie Herzog

LE REGARD DES ANGES Ouvre sur des mondes fantasques mais, loin d’être impossibles   Les anges, messagers célestes, peuvent être à la fois spectateurs, influenceurs ou catalyseurs de rencontre, voire de séparations. Prises au hasard de mes pérégrinations, des photos de passants, vus de haut d’immeubles, d’échafaudages ou de bâtiments illustres, s’accumulent au fil du temps dans une collection d’images. Hormis des couples “indélaçables“, aucune de ces personnes ne se connaissent, venant de lieux ou temps différents. Sortis de leur contexte, des personnages sont ainsi mis en scène, en peinture, à la manière d’un enfant jouant avec des figurines. De nouvelles histoires émergent, des trajectoires se dessinent… Chaque titre en est l’évocation, sous forme de pensée ou d’expressions de la rue.

Lukas Hoffmann

Lukas Hoffmann est né en 1981 à Zug, en Suisse. De 2003 à 2007, il a étudié les arts plastiques à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, avant de participer, de 2009 à 2001, au programme de recherche La Seine (ENSBA, Paris). Des bourses d’atelier l’ont conduit à Anvers (2008/2009), à Berlin (2011) et à New York (2016). Ses photographies sont régulièrement montrées dans le cadre d’expositions personnelles et de groupe. Il vit avec sa famille à Berlin.

Claudie Hunzinger

Claudie Hunzinger vit dans les montagnes, c’est sa seule nationalité. Elle est à la fois écrivain et artiste.  Publie des romans chez Grasset.  Expose des pages de graminées.  Il lui arrive aussi de travailler en collaboration avec les cerfs, les chevreuils et les lièvres qui l’entourent. Le résultat est alors une installation en commun sur le thème des herbes transformées en cellulose.

Mane Hellenthal

Née à Sarrebruck
vit et travaille à Sarrebruck

Hochschule für Bildende Kunst Sarrebruck
Akademie der Bildenden Künste Munich
Bourses à Berlin, Schöppingen, Ahrenshoop, Langenargen, Luxembourg, Wiepersdorf, Liège

Suzanne Husky

Suzanne Husky est née à Bazas, Gironde et a fait des études à l’école des Beaux arts de Bordeaux. Après le DNSEP, elle s’installe en Californie d’où est son père. Elle y commence la sculpture et de documentation d’activisme urbain. Après avoir enseigné une année à Shanghai dans une pollution intense, elle fait des études de paysagisme horticole dans la perspective de travailler avec les plantes. Les plantes, l’ethnobotanique, les liens inter-espèce prennent une place centrale dans sa vie et son travail. Husky a fait de nombreuses résidences d’artiste et a montré son travail en continue. Elle a enseigné le Paysage à l’ESAD d’Orléans et Plant matters au San Francisco Art Institute.
Depuis 2016, elle dirige avec Stéphanie Sagot Le Nouveau Ministère de l’Agriculture, une collaboration artistique à but subversif. Tour à tour ministres, présentatrices TV, enquêtrices, promotrices immobiliers, ingénieurs visionnaires, le Nouveau Ministère de l’Agriculture produit des oeuvres protéiformes qui s’immiscent à l’intersection du neo-libéralisme et de l’agrobusiness.

Edith Hänggi

Depuis 2004 j’ai mon atelier à la FABRIKculture à Hégenheim. Après plusieurs années que j’ai m’exprimé surtout avec le média video et installation, je m’interesse actuellement à la peinture. A la Regionale 2018 sept de mes peintures des singes ont été sélectionnés pour l’exposition OOO – Object Orientet Ontology de Andreas Angelidakis à la Kunsthalle Basel.  Mes oeuvres artistiques sont souvent inspirées des images quotidienne. En transforment ces images, l’object ou l’acte devienne protagoniste d’une nouvelle narration.

Hélène Humbert

Ossillant entre l’illustration jeunesse, l’installation et l’image imprimée, mon travail artistique s’axe autour de trois idées globales qui se croisent, se nourissent et se répondent: le processus, la participation et la transdisciplinarité.
Que ce soit pour les images, les éditions, les installations ou les ateliers, j’amorce toujours une idée de projet en collectant des éléments.
Je récolte des mots, je repertorie des formes, je liste des couleurs. Ce “protocole” me permet d’établir une base visuelle et sensorielle cohérente. Il est d’autant plus intéressant de l’utiliser pour des projets collectifs et participatifs.
Ce rapport aux publics est pour moi primordial, que la réalisation même de l’oeuvre se fasse ensemble, avec les personnes ou que la finalité de l’oeuvre amène les gens à manipuler, transformer ou s’approprier les éléments. Il est important que le contact avec l’art soit humain et partagé.
Les différentes sensibilités et les différentes approches que chacun peut avoir de l’art sont également une source de réflexion. La dimension pluridisciplinaire d’un projet me permet, avec une même intention et une même idée, d’en proposer différentes visions, différents angles. Je ressent souvent le besoin de transposer une même pensée, un même projet, d’une manière différente. J’accompagne mes images au-delà de leur finalité en tant qu’image. Leur vie continue souvent dans une installation ou dans un atelier. Toujours dans ce soucis de compréhension, de partage et d’échange. Tout peut toujours être raconter et reraconter d’une autre façon, à un autre moment, dans un autre élan et dans un autre lieu. Cette approche me permet aussi de me détacher de mes créations, de les voir se transformer et de les laisser vivre ailleurs, avec d’autres.