Ma pratique s’étend aux champs élargis de la conscience (pratique de soins chamaniques) et à la mycologie (en particulier les polypores). La matière première de mes sculptures est issue du vivant (sculpture sur bois de masques et totems, créatures en laine, champignon, assemblage d’os, de plumes, de crânes…) mais je réalise aussi des peintures, dessins, films, romans, poèmes …Tous nés dans un état de transe. J’obéis à la pulsion d’aller vers de nouveaux territoires, puis vient une étape de digestion, croisement, mélange pour en faire des « oeuvres ». Exploratrice, touche à tout, me ramifiant sans cesse en absorbant tout ce qui trouve sur mon passage, j’ai découvert que je fonctionnais comme du mycélium, me ramifiant sans cesse. On peut appeler ça de l’art mycélien, ou fongique… Chaque projet se nourrit du substrat de l’autre, pour évoluer constamment.
Robert Guhmann réalise des peintures à l’huile de grands formats, mais aussi des oeuvres de techniques mixtes au fusain, pastel, craie, acrylique ainsi que des collages et sculptures. Bienvenue à l’atelier pour les découvrir!
Graphiste & illustratrice de formation, Lydie Greco est une artiste visuelle qui s’ennuie vite seule à son bureau. Alors elle cherche constamment à créer du lien humain avec ses dessins dans tous les pays qu’elle découvre, travaillant entre graphisme, illustration et performance dessinée.
Originaire de Strasbourg, elle part faire des études de graphisme à la Martinière Diderot à Lyon. Après son diplôme, elle se rend à New York pour travailler dans un studio de design et prendre des cours d’animation. Elle s’installe à Londres en 2010 et commence une pratique en indépendante en 2014. Elle crée le Magic Depictor, un entresort de 3 minutes où elle dessine des portraits cachée derrière un miroir sans teint, tout en proposant de la musique et des jeux au public. Chaque interaction est personnelle et totalement magique. Elle fait plusieurs performances en Corée du Sud en 2018, puis en Nouvelle Zélande et au Japon en 2019. Après 10 années à Londres, elle revient vivre à Strasbourg, sa ville de coeur, en 2021, où elle partage les locaux du CRIC. Elle y crée une autre performance « Les Gens qu’on aime », et travaille actuellement sur des projets de BD, de fresques et d’illustrations.
L’Atelier du Grenier a vu le jour un matin d’automne 2019 à Strasbourg. Constitué d’Eloise Rey à l’encre, Lisa Blumen aux feutres, Manon Debaye aux crayons, Joachim Galerne au plâtre et Timothée Ostermann à la tablette graphique de 1988, ce groupe inséparable n’a de cesse de dessiner jour et nuit. A eux cinq, ils questionnent des médiums aussi variés que l’illustration, la bande dessinée, le fanzinat ainsi que le volume. Ils sont aussi les éléments les plus hilarants que l’on peut trouver à Garage Coop, à condition de grimper jusqu’au grenier, bien sûr. Cette année, l’atelier accueille l’artiste Paul Lannes en invité très spécial pour sa tournée des ateliers ouverts.
“Mon désir indéniable pour la figure agit comme un tuteur à ma création : elle redresse, donne une direction. Mais ma peinture se débat pour se libérer de son autorité, et ne se laisse pas soumettre, elle lui échappe, comme elle m’échappe. La figure s’éclipse plusieurs fois pour pour revenir sous d’autres formes, elle s’adapte. Elle s’adapte à la matérialité, pour la laisser vivre. Celle-ci est, au fond, ma finalité, avec ce qu’elle propose d’inattendu.
Dans une lutte à la fois avec et contre la figure et la matière, je bute contre mes intentions et, en butant je multiplie les repentirs, accumule des couches que je recouvre, gratte, fragmente. Une rhétorique du palimpseste. Ces opérations m’ouvrent toujours de nouveaux chemins. Je les suis jusqu’à ce qu’ils me mènent à bon port”.
Née à Créteil en 1991, Cléo Garcia Leroy entre à la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg en 2015 après des études d’Histoire de l’Art en Allemagne (Leipzig) et en France. Elle se lance alors à corps perdu dans la peinture et développe une pratique d’atelier avec tout ce que cela comporte comme questionnements nouveaux liés à la création en ce lieu si singulier. Elle obtient son DNSEP en septembre 2020 avec les Félicitations du Jury.
Je travaille le grès en haute température. Le décor reste prépondérant, et les formes inspirées d’objets usuels : aiguière, plat, cuillère… Dans usuel, j’entends usure .