Joachim Galerne

« Pourquoi mangeons-nous ?

Nous avons tous un petit lézard fun dans le ventre qui fournit à nos cellules l’énergie nécessaire. 

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Le Grenier

L’Atelier du Grenier a vu le jour un matin d’automne 2019 à Strasbourg. Constitué d’Eloise Rey à l’encre, Lisa Blumen aux feutres, Manon Debaye aux crayons, Joachim Galerne au plâtre et Timothée Ostermann à la tablette graphique de 1988, ce groupe inséparable n’a de cesse de dessiner jour et nuit. A eux cinq, ils questionnent des médiums aussi variés que l’illustration, la bande dessinée, le fanzinat ainsi que le volume. Ils sont aussi les éléments les plus hilarants que l’on peut trouver à Garage Coop, à condition de grimper jusqu’au grenier, bien sûr. Cette année, l’atelier accueille l’artiste Paul Lannes en invité très spécial pour sa tournée des ateliers ouverts.

Cléo Garcia Leroy

“Mon désir indéniable pour la figure agit comme un tuteur à ma création : elle redresse, donne une direction. Mais ma peinture se débat pour se libérer de son autorité, et ne se laisse pas soumettre, elle lui échappe, comme elle m’échappe. La figure s’éclipse plusieurs fois pour pour revenir sous d’autres formes, elle s’adapte. Elle s’adapte à la matérialité, pour la laisser vivre. Celle-ci est, au fond, ma finalité, avec ce qu’elle propose d’inattendu.
Dans une lutte à la fois avec et contre la figure et la matière, je bute contre mes intentions et, en butant je multiplie les repentirs, accumule des couches que je recouvre, gratte, fragmente. Une rhétorique du palimpseste. Ces opérations m’ouvrent toujours de nouveaux chemins. Je les suis jusqu’à ce qu’ils me mènent à bon port”.

Née à Créteil en 1991, Cléo Garcia Leroy entre à la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg en 2015 après des études d’Histoire de l’Art en Allemagne (Leipzig) et en France. Elle se lance alors à corps perdu dans la peinture et développe une pratique d’atelier avec tout ce que cela comporte comme questionnements nouveaux liés à la création en ce lieu si singulier. Elle obtient son DNSEP en septembre 2020 avec les Félicitations du Jury.

Claudine Gambino

 Je couple dans ma pratique dessins et volumes céramiques .
De ce jeu de réponse entre la fragilité du papier et la matérialité du grès s’initie un espace de signes, traces éparses ; ma pratique céramique développe une série de pièces en grès émaillé : trophée évoquant l’arme, l’outil, la branche, le pot … Les dessins, sur feuilles épinglées au mur, illustrent et détournent, invoquent et dansent autour.
Mon travail s’origine de l’objet. Objet usuel, quotidien, domestique: ici cuillère et bouteille. Je les hybride et les transfigure par leur technique même de façonnage, qui joue de multiples collage, accros et rajouts. Dans usule j’entend usure…
Le terme de “trophée”, qui pourrait désigner chacune de mes pièces, convoque àa la fois dépouille et butin; cela témoigne d’une sorte de violence ou de contrainte dont chacune se souvient et porte trace.
“Sunt lacrimae rerum”.

Gievirni

Depuis 2017, travail sur des séries, dessin, peinture, objets.
Les sujets sont divers (animaux, architecture, personnages,… )
Pour les supports, elle utilise principalement de la récupération (emballage, carton, enveloppe, plastique, papier photo, papier carbone, petits objets, etc.) qui lui laissent plus de liberté et apportent à l’œuvre d’autre effets.

Julie Gonce

Sculpture du verre à la flamme Depuis 1997, je vis avec le verre. J’exerce ce métier, chargé d’histoire, dans le respect des traditions et des savoirs-faire qui m’ont été transmis. A l’origine de toutes mes créations, il y a constamment le plaisir de la flamme et du verre en fusion. Mon expérience dans l’industrie et l’artisanat m’a enseigné la persévérance, l’exigence de la qualité et la production de série. J’utilise ces séries pour emmener le verre au chalumeau vers d’autres horizons. Je monte mes sculptures en assemblant une multitude d’éléments de verre soufflés ou filés. J’aime jouer de l’ accumulation. Associés par couture au bois, à la terre, au métal ou à tout autre matériau, le verre met en lumière une dimension cachée, exprime l’émotion de mon univers. Le verre est au cœur même de l’œuvre, il vibre à l’intérieur, il est son âme. L’originalité de ces accumulations me permet de créer des sculptures uniques sans limite de taille et de m’adapter à tous projets sur mesure. La nature est ma source d’inspiration, d’évasion, et d’épanouissement.

Garage COOP

Garage COOP s’est installé à Strasbourg dans les anciens bâtiments industriels de la COOP, sur le site de la Virgule, en septembre 2019. Les locaux désormais rénovés accueillent ce nouveau lieu de création coopératif et artistique partagé par 14 structures. Garage COOP est un espace de création et d’édition, de mutualisation et de collaboration entre associations, entreprises, artistes et indépendants. Il est piloté depuis 2013 par les associations Central Vapeur (illustration) et Accélérateur de particules (art contemporain). Il accueille l’éditeur de bande dessinée les Éditions 2024, l’illustrateur Etienne Chaize, le web designer Sébastien Poilvert et la designer Sonia Verguet. Pierre Fædi, graphiste et micro-éditeur sous le nom de Gargarismes, y a installé l’atelier d’impression Garage Print avec la sérigraphe et céramiste Emmanuelle Giora. En 2019, ils ont été rejoints par l’association de designers IDeE, les studios d’animation Nojo&co et EJT-labo (Promenons-nous dans les bois), la dessinatrice Olivia Benveniste et les studios graphiques Terrains Vagues et Le Futur.

Gilles Michon

Bonjour à tous. Les Ateliers ouverts 2020 s’annoncent et comme chaque année depuis bien longtemps vous pourrez passer me rendre visite. Mon atelier est situé 5A rue Escarpée à Strasbourg. Tram Langstross. Je pourrai vous présenter mes dernières toiles, aquarelles, dessins directement dans le lieu de leur création. Je reste disponible pour tout renseignement ou rendez-vous par téléphone. Vous pourrez trouver toutes les infos sur le site des Ateliers Ouverts. Cordialement. Gilles Michon

Axel Gouala

Axel Gouala est issu d’une double culture qui le pousse à porter un double regard sur les choses. Les objets anodins qu’il présente dans l’exposition sont extirpés non seulement de leur contexte d’utilisation mais aussi de leur décor. On réalise dans ces installations combien notre esprit associe un objet à un univers et à quel point cette détermination est fragile et superficielle. En isolant les objets, les détournant légèrement ou les associant différemment, Axel Gouala ouvre de nouvelles pages, entrevoit de nouveaux mondes dans lesquels travail et voyage se côtoient, clichés bourgeois et exotiques s’assemblent, motifs ethniques et objets impersonnels se confondent.

Pour ODNI, il associe la figure du palmier ou la chaise de bureau à des matériaux ou des matières qui leur sont à priori étrangers et suggère ainsi de nouveaux récits.

Axel Gouala ist in zwei Kulturen aufgewachsen, was ihn veranlasst, die Dinge aus zwei verschiedenen Blickwinkeln zu betrachten. Die harmlosen Gegenstände, die er in der Ausstellung zeigt, werden sowohl aus ihrem Anwendungskontext herausgelöst als auch aus ihrem üblichen Rahmen. Bei diesen Objektinstallationen wird dem Betrachter klar, inwieweit unser Verstand einen Gegenstand mit einer bestimmten Welt verbindet und inwiefern diese Zuordnung brüchig und oberflächlich ist. Indem er die Gegenstände isoliert, leicht umfunktioniert oder anders assoziiert, öffnet Axel Gouala neue Perspektiven, lässt neue Welten erahnen, in denen Arbeit und Reise sich verbinden, bürgerliche und exotische Klischees miteinander verfließen, ethnische Motive und unpersönliche Gegenstände austausch bar werden. Für die UHO bringt er eine Palme oder einen Bürostuhl in Zusammenhang mit Materialien, die ihnen a priori fremd sind, und regt dadurch neue Erzählweisen an.

Sandrine Wymann,

Directrice de La Kunsthalle, centre d’Art, Mulhouse

Texte tiré de l’exposition O.D.N.I. / U.D.O.

” In my serie of work Le Grand Tour / Totem-Voyages I am trying to bring romanticism back in the fitness room, to make Dresden closer to Miami, to use any object with wheels to really move. Some pieces are inspired by personal story, other not. I am interested by our spaces of work and leisure that are everywhere and nowhere : a palm tree or an office chair belong to two stereotypic places. They could be in any country and are two icons of a global world. Each one need the other to exist : we accept to suffer at work to go in holidays. Work is where space and time are controlled by rules, holidays is supposed to be the opposite. I am merging this two ruled spaces

creating new lives for these objects, giving them a second chance to be better. “

Axel Gouala, texte tiré de Artline, Kunstmagazin,  décembre 2018

Isabelle Garnier Luraschi

Isabelle GARNIER-LURASCHI, artiste peintre développe depuis plusieurs années un travail autour de questions étroitement liées à l’idée de géographie privilégiant la notion de point de vues et de regard sur le monde: “Images satellites, monde balisé auscultable à l’infini, la peinture serait la proposition d’une nouvelle cartographie distanciée convoquant tout autant qu’un territoire naturel les frontières mouvantes de l’espace flottant qui habite notre imaginaire. Retrouver, explorer et questionner la Terra Incognita disparue de nos cartes.” I G L