Jochen Gerner

Les trois images proposées sont des pages extraites d’un carnet intitulé « Branchages ». Ce carnet de 80 pages environ regroupe un ensemble de dessins réalisés exclusivement durant mes conversations téléphoniques, suivant le principe étrange que la main droite griffonne, détachée de l’esprit. Dans ce carnet, j’ai souvent dessiné des éléments végétaux (branches, brindilles, herbes) ou des traits pouvant représenter des chemins, circuits ou autres réseaux. Par le dessin, je reliais ainsi la notion de paysage intérieur et la communication avec autrui. Avec le temps, ces pages sont devenues des témoignages de micro-événements, choses vues, lues et entendues. Le carnet « Branchages » est un journal de petits faits personnels, réels et imaginaires.
Sur l’un de ces dessins, une source semble jaillir dans une forêt de branches et de signes…

Vanessa Gandar

Vanessa Gandar est photographe plasticienne et commissaire d’exposition indépendante. Depuis 15 ans, elle développe une pratique photographique en lien avec les paysages du monde entier suite à de nombreux voyages et projets de volontariats. Elle participe à des expositions en France et à l’étranger, récemment à la Biennale de la Photographie de Mulhouse, bénéficie de résidences d’artistes, comme à la Ferme Asile en Suisse et obtient plusieurs bourses de recherche et de création, dernièrement la bourse de la photographie documentaire du CNAP.
Ces expériences de vie lui ont permis d’apprendre à regarder, à analyser et à aborder de nombreux territoires afin de mieux en comprendre les enjeux et les
contextes. Ses photographies à l’esthétique minimale et contemplative montrent des paysages sublimes et dépourvus des êtres qui les peuplent. En habitant ces
grands espaces, en vibrant avec les phénomènes naturels en présence, elle réaffirme l’expérience de ce qui fait notre présence à la surface d’un monde fragile.
Ses projets sont habités d’histoires, et d’enquêtes de terrain. Ils questionnent les représentations du paysage, les multiples temporalités et transformations qui y sont à l’œuvre, les relations entre les vivants au sein des mondes partagés.

Mado Gross

Mado Gross est une artiste dont l’œuvre explore avec intensité et sensibilité le langage du corps.  Depuis de nombreuses années, elle développe une pratique centrée sur la figure humaine, utilisant des couleurs transparentes qui apportent lumière, profondeur et force à ses compositions.  Elle cherche à capter ce qui se dit sans mots, ce qui traverse l’être et se révèle dans la posture, la lumière, la matière.

Eve Guerrier

C’est parce que la peinture d’Eve Guerrier traite de notre quotidien le plus proche dans des décors qui nous sont toujours plus ou moins connus, qu’elle véhicule une émotion toute particulière et crée avec son regardeur une intimité inédite.
Loin des canons d’une peinture trop souvent convenue et sanctuarisée, l’artiste capture dans la couleur et le mouvement, avec une acuité bienveillante et une joie communicative, de minuscules instants de vie, puisant dans leur évidente fragilité les sujets de son travail.
Ces sujets prennent initialement la forme de dessins, parfois de sculptures, permettant de mesurer tout le potentiel pictural de ces choix. Cette lente maturation contribuera à l’aspect immersif et spontané des œuvres peintes, elle sera aussi le moteur de leur mystère.
Un homme sort de sa voiture et fouille ses poches, une passante lit un sms, deux amies se chuchotent un secret, de leur balcon un couple prend congé de ses amis… pendant que d’autres se promènent dans la campagne sans voir les tentes installées ça et là ou que d’autres se balancent en attendant que « cela passe » ou encore que d’autres tentent de passer d’un monde à l’autre….
Nous voici impliqués, au cœur du sujet, simultanément spectateurs et acteurs, et cette peinture parvient avec force et douceur au but ultime de tout art : nous ouvrir les yeux.

Sophie Guermeur

Originaire du Finistère en Bretagne, cela fait depuis Septembre 2009 que j’habite Strasbourg. Je suis créatrice de la marque Ti’Bout, c’est une collection de décorations pour les chambres d’enfants ainsi que de la confection de vêtements et accessoires pour bébé.
Je crée également des toiles à côté de Ti’Bout dans le même principe mais beaucoup plus travaillées. J’aime méler différentes techniques de broderies, de peintures, collages… Cela fait plusieurs années que je travaille dans ce domaine, et c’est la dedans que je m’épanouie, le style de mes toiles varie selon mes humeurs et sentiments du jour où je les réalise.
De nature réservée, je m’exprime à travers mes créations, il y a toujours pleins de petits détails à regarder et à découvrir…

Luc Georges

Diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Dijon
Enseignant en graphisme/image/communication au Quai école d’Art de Mulhouse
Conseil en communication et dirigeant d’agence à Mulhouse. Retraité.
Une vie professionnelle passée dans la communication, l’image, le graphisme,
après une formation reçue dans une école d’Art, a forcément une influence sur ma propre
perception de la photographie.
A l’époque des sites de liens sociaux, des smartphones où seul un index valide
suffit pour faire une photo, il est utile de se poser la question du statut d’une image
photographique aujourd’hui.
Est-elle objective ? Le message photographique est-il un message codé ?
Poser la question, c’est déjà y répondre.
Entre l’émetteur et le récepteur, il y a un filtre. Et ce filtre c’est l’auteur. Le
photographe filtre ses images pour les restituer à son public. En ce qui me concerne, mon
filtre est fait de ma culture, de mon passé, de mes convictions, de mes doutes et de mes
engagements.
Pour moi, la photographie est plus qu’un document. Elle fonctionne comme un dialogue,
un échange entre le photographe, les personnes photographiées qui ont participé au
projet et le spectateur.
Aujourd’hui, je questionne principalement la société et son cadre de vie.

François Génot

François Génot emprunte son attitude et l’élan de sa démarche à la résistance et à la prolifération du vivant. Il élabore un langage formel sensible et énergique rythmé par l’expérience des lieux. Les déplacements, la collecte et une attention particulière aux matières, aux formes et aux phénomènes naturels nourrissent sa pratique. Son attention à la nature sauvage du quotidien qui habite nos espaces anthropisés, lui ouvre des portes sur les mondes humains, animaux, végétaux ou minéraux en présence, avec lesquels il tente de trouver de nouveaux modes de cohabitation et de partage. Les procédés développés au grès des saisons et des différents milieux qu’il fréquente lui permettent d’entretenir une collaboration active avec le vivant. Les méthodes empiriques nées de ses systèmes d’attentions, des jeux de formes et de matières, des actions de terrain témoignent d’une démarche tournée vers la compréhension et la traduction d’autres formes de langages, des modes d’expression du vivant.

Annie Greiner

A 63 ans, Annie Greiner poursuit ses chemins avec une singulière intensité, tout en affrontant la maladie. Peintre de combat, elle est en guerre contre elle-même.

Michel Giesi

Temps, espaces, lignes et formes et par dessus tout la lumière ont été et restent autant de sources d’inspiration et d’envie de photographies.
Lorsque aujourd’hui le travail est réalisé en « labo numérique », il se cantonne à de minimes retouches. Pas de chirurgie esthétique.
Toutes mes photographies viennent en réponse à un questionnement :
– la photographie n’étant jamais le simple recueil du réel, ce qui nous semble palpable l’est-il vraiment ? Ne serait-ce pas en fin de tout compte une simple question de disposition d’esprit ?
Les images photographiques qui habitent ma mémoire sont celles de Manuel Alvarez BRAVO, Raymond DEPARDON et Michel DIEUZAIDE.
Matériel :
– boitiers Olympus (OM1 et OM2), optiques Zuiko 35mm, 50mm et 100mm
– boitier Canon EOS Mark II, optiques Canon 24mm/105mm et 70mm/200mm

Maria-del-sol Godard

Ambre Langlois, Maria-del-sol Godard et Elsa Varin co-fondatrice en juillet 2014 de l’atelier graphique Terrains Vagues basé à Strasbourg.

Après avoir obtenu un master en graphisme et didactique visuelle à la Haute école des arts du Rhin, nous avons fondé l’atelier graphique Terrains Vagues en juillet 2014. Chacune de nous se complète par des connaissances et des compétences qui lui sont propres, ce qui apporte au collectif un champ d’action large et une variété des points de vue.

Notre pratique graphique s’étend de l’image à la mise en espace. Nous avons aussi à coeur de développer un graphisme vivant et participatif au sein d’ateliers et à l’aide d’outils pédagogiques.

Nous nous intéressons particulièrement à la façon dont les spectateurs reçoivent nos productions graphiques. Nous portons aussi une grande attention au processus de découverte du public lors d’ateliers ou au sein d’expositions. L’un de nos buts est en effet de s’éloigner d’un graphisme figé et parfois élitiste, afin de sensibiliser le plus grand nombre tout en restant pertinent.
Nous nous attachons dans chacun de nos projets à faire correspondre les moyens de production et le contexte de réalisation des supports. Ceci nous est possible grâce à la diversité des techniques que nous maîtrisons et à notre intérêt certain pour l’économie de moyens.

Maria-del-sol Godard + Ambre Langlois + Elsa Varin

clients et collaborations :
Eurométropole de Strasbourg — Université de Strasbourg — Musées de Strasbourg — Haute école des Arts du Rhin, Strasbourg — Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg — Médiathèque André Malraux, Strasbourg — Musée Adolf Michaelis, Strasbourg — Association des Amis du musée Adolf Michaelis, Strasbourg — Librairie Séries Graphiques, Strasbourg — Shadok, la fabrique du Numérique, Strasbourg — Festival Longevity, Strasbourg — Le Relais Est — Imaginarium, Lille — Colas SA, Magny-les-hameaux — Université de Besançon — Association Juste Ici, Besançon — Éditions de l’Épure, Paris — Le Signe, Chaumont — Le Vaisseau, Strasbourg — Le musée départemental Albert Khan, Boulogne Billancourt — Association Strasbourg-Méditerranée — Association La fraternelle, Saint-Claude