Marie Freudenreich

Peindre, c’est un peu comme apprendre la mécanique. Démonter la réalité(ou l’ illusion), étaler les pièces devant soi, essayer en se grattant la tête de comprendre comment ça marche. Ensuite remonter tout ça. La plupart du temps on se trompe, abîme une pièce ou la remonte à l’envers. après tout c’est la panne qui révèle…

Catherine Fischer

Les  formes et les couleurs apparaissent librement. Je crée directement sur le papier en laissant les éléments réagir entre eux. Tout est intuitif et les résultats sont souvent imprévisibles. Le souvenir de quelque chose, un arbre ou une fleur, une vision éphémère, un mouvement, un objet, une lumière, un poème, une forme entrevue l’espace d’un instant, toutes ces manifestations  qui me touchent profondément  peuvent susciter la création d’une image. La mémoire parle et le geste est guidé par ces émotions.

Baptiste Filippi

Baptiste Filippi navigue avec souplesse entre dessin, musique expérimentale, édition et performance. L’improvisation et les moyens de bord s’articulent souvent comme point de départ pour élaborer une matière fragile dans laquelle abstraction et figuration se confondent. Un langage étrange surgit, visuel ou sonore, entre contrôle et surprise. Avec le son et les images, il explore en jouant, empile les outils, les maltraite parfois. Avec autodérision, il interroge ses conditions de production et la place qu’il occupe dans le monde du travail.

Michel Friz

Avant de faire une photographie, il y a ou il devrait y avoir, la surprise d’assister au monde ! Ce moment me procure à chaque fois un sentiment de plénitude.
Les thématiques que j’aborde évoquent souvent les paysages ruraux où l’homme et l’animal cohabitent à travers un lien ancestral, le pastoralisme. Dans cet espace de vie  »riche en monde », j’ai découvert le visible et le caché, passant de l’étonnement au mystère, du présent au lointain.
Mes séries intitulées  »Lignes de crête » illustrent plus particulièrement cette exploration.
Par ailleurs, d’autres présences animales me sont au fur et à mesure devenues familières. C’est le cas des hirondelles qui ont trouvé dans ces paysages des écosystèmes parfaitement adaptés à leur existence. Elles sont au cœur de mes derniers projets.
Après une carrière dans l’édition et la formation, j’ai renoué depuis une dizaine d’années avec ma passion pour la photographie et la poésie.
Mes projets s’appuient sur un travail documentaire à long terme et une immersion in situ, en fonction des thèmes abordés.
Leur mise en œuvre donne lieu à l’organisation d’expositions, en Alsace et dans les Vosges, de conférences, ainsi qu’à la publication d’ouvrages en édition limitée.
Ils témoignent de ma quête d’un paysage idéal, en lien avec le vivant :
•  »Envie de paysages » en 2018, exploration hors-champ et à vélo de la campagne alsacienne
•  »Lignes de crête » en 2019 suivi de  »Lignes de crête – Vosgiennes » en 2012, incarnation du paysage vosgien par les grands animaux de pâturages
•  »Fantaisie pastorale » en 2020, vagabondages autour du village d’Ottrott en compagnie d’un berger et de son troupeau
•  »Vaches et autres poèmes » en 2021, voyage initiatique au pays des vaches
•  »L’alphabet des hirondelles », décryptages photographiques du langage des hirondelles (poèmes d’Albert Strickler).
Cette série sera au cœur de ma participation en 2024, avec plusieurs échanges prévus à la  »Webershütte » sur le thème des hirondelles, à destination des scolaires et des visiteurs.

Falcone

Falcone, est un jeune artiste alsacien qui a débuté la sculpture et la peinture en pure autodidacte. Conscient et engagé, il a décidé de mettre son talent à profit de la nature dont il s’inspire pour mieux la valoriser dans ses différentes créations. Il retranscrit la dynamique du monde actuel dans le caractère stylistique de ses œuvres, et ne cesse de se réinventer car il laisse libre cour à son imagination. Ses œuvres sont sculptées ou peintes par son esprit avant tout, donnant ainsi à son travail une évolution constante.

Marc Ferrante

Les images, les mots, les usages qu’on s’improvise au quotidien s’imposent bien souvent à nous comme un filtre, de par notre vécu, notre affect ou même notre corps. Ces représentations masquent bien souvent l’être humain dont elles ne cessent pourtant de parler : elles font écran et s’interposent entre chacun d’entre nous et une réalité qui bien souvent nous dépasse… L’envers complice de la médaille, c’est que ces petites négociations éphémères sont aussi difficiles à saisir qu’un glaçon : ça vous brûle les mains en vous fondant entre les doigts. Car tout cela est crypté, coincé entre vessies et lanternes, support et projection, par le poids de l’engagement ou de la distance de chacun.

Aurélien Finance

Mon travail s’inscrit dans une exploration de la mémoire, des phobies et de  l’absurde à travers les techniques textiles. Je m’intéresse à ce que ces gestes  ancestraux comme le crochet, la broderie ou le tricot peuvent raconter lorsqu’ils  sont détournés de leur fonction utilitaire pour devenir un langage visuel. Chaque  f  il utilisé, chaque forme créée porte en lui une trace, un souvenir ou une tension  entre l’instinct et la raison.  Je cherche à révéler ce qui se cache sous la surface : des peurs irrationnelles,  des comportements absurdes ou des tensions enfouies. Les textiles, dans leur  fragilité et leur douceur, deviennent pour moi des objets transitionnels, des  formes qui oscillent entre le vivant et l’organique, le familier et l’étrange. L’absurde  m’intéresse particulièrement : il est partout, dans les cycles du quotidien, dans  nos réactions face à l’inexplicable, dans nos tentatives maladroites de donner un  sens à ce qui n’en a pas.  Les titres que je donne à mes œuvres font partie de ce processus. Ils sont des  fragments, des indices qui ouvrent une porte vers un récit ou une émotion.  Ils sont là pour guider sans imposer, laissant le spectateur trouver sa propre  interprétation.  Mon approche est également performative : je pense mes installations comme  des scènes, où chaque forme dialogue avec l’espace, les ombres et la lumière.  C’est une manière de faire parler les matériaux, de leur donner une présence qui  questionne nos propres rapports au temps, au souvenir, et à ce qui nous dépasse.  À travers ces œuvres, j’essaie de créer un espace où l’intime et le collectif se  rencontrent, où le fragile devient une force, et où l’absurde devient une clé pour  lire le monde autrement.  « Et voilà les bananes sont en chaussette.L’expérience  fait naître l’absurdité. Les os se cassaient par  cette performance.Entouré par la nature. L’émotion  se dessine. C’est la peur.[…] Je pense donc je  m’emprisonne, il se noyait dans ses costumes quand  tout à coup… jamais ne se réveilla. C’est alors qu’il  disait celui de hier ; n’ouvrez jamais une cuillère  à café avec un cutter, on ne perd rien de grave.»  ©Aurélien Finance 

Franzele

Franzele, ( de son vrai nom Françoise Rothenburger) promène un regard tantôt amusé tantôt plein de tendresse sur des personnes et objets de la vie courante. En plus de la peinture à l’huile, elle explore également d’autres techniques comme le collage, fusain et ajout de matière. Dans ses tableaux se côtoient avec bonheur Amour, volupté, humour et mélancolie, fils conducteurs de son oeuvre.

Juliette Faye

Il paraitrait que la grand-mère de Sartre eût pour habitude de rappeler « Glissez, mortels, n’appuyez pas. » C’est sur ce conseil que je favorise la taille douce avec eau forte et aquatinte pour ce qui est de ne pas appuyer, en glissant plutôt sur le vernis, et que j’explore un univers imagé entre fantasmagorie et vanité, plongé dans un bain d’existentialisme acide, pour ce qui concerne les mortels. Ma formation de Designer Textile, loin de me convertir tout à fait au design, m’a menée à développer et complexifier mon goût certain pour la recherche de l’accord coloré parfait, de la composition absolue, et de la matière totale, ainsi qu’à ajouter un brin d’équilibre dans la célèbre balance en injectant de l’ordre au chaos de mes pulsions créatrices.

Anne Frenois

« Je suis curieuse de créativité ». Face au monde qui l’environne, Anne offre à travers son regard une création plastique qui invite le spectateur à voyager, à plonger dans son monde coloré où l’Harmonie devient Symphonie des Couleurs. Sa problématique plastique est basée sur des jeux picturaux d la couleur. Anne s’exprime soit par la monochromie, soit par la polychromie. Dans son travail pictural, ses compositions peuvent accueillir des éléments figuratifs se déclinant du végétal au paysage marin, voir aux écritures mathématiques ou devenir abstraites. Ses réalisations sérielles sont alimentées par la recherche plastique, par le jeu des lignes et couleurs, par le plaisir de rentrer dans la poësis et d’affirmer l’esthétique de sa création. « La création est pour moi, un véritable bonheur, un havre de paix où tous les sens se libèrent et investissent l’œuvre en devenir. C’est cet espace de liberté, de légèrement que je souhaite partager! »