Jamais prisonnière des techniques, ZOUZ D passe allégrement d’une discipline à l’autre au gré de ses préoccupations ou de sa fantaisie. L’artiste ne se contente pas de manier le pinceau, elle a tout autant recours au pochoir, à la photographie et aux outils numériques. Dans ses œuvres on retrouve des inspirations venant du Pop Art et de la Figuration narrative dans un registre chromatique élémentaire où se mêlent unicité et vitalité plastique.
Multi mé dite moi, ce qu’il ce pas ce soir ou alors je ne sortirais pas à pas dans la rue des mûe. Ainsi de suite dans différents espace de Strasbourg, ici et là ailleurs, d’ailleurs….
Ecouter conter… et raconter à son tour en dessinant…
J’aime toujours « dessiconter », pour le plaisir de voir apparaître ce que j’imagine… et la possibilité de communiquer, de partager de cette façon.
L’illustration est souvent sagement à sa place dans un album.
Il lui arrive de s’échapper pour entrer dans un théâtre d’images, mais il peut aussi lui prendre la fantaisie de sortir des 2 dimensions et d’en revendiquer une troisième…
Il faut avoir l’esprit tant soi peu scientifique pour s’attarder à cet inextricable fouillis végétal qui fait bordure des chemins de terre.
Mais il faut surtout être poète pour donner à ces accotements de la magnificence!
Louis Danicher porte en lui et l’un et l’autre, ce qui le rend parfois déconcertant lorsque dans son travail pictural le poète se joue bien souvent du scientifique;
Et c’est ce regard poétique qui peut faire surgir des bas-côtés des chemins de campagne et de forêt, des paysages dont la grandeur, la beauté et la force nous ravissent autant qu’ils nous inquiètent.
texte : Isabelle Schmitt
« Le pli, c’est le geste qui met en volume le plat , c’est le premier geste de la vie. » C’est aussi celui qui dissimule , qui rend secret. C’est autour de cette question que mon travail se développe. Je manipule ainsi des images et textes sérigraphiés , autant de fragments de vies , qui se rencontrent de manière fortuite, disparaissent , se révèlent , se transforment. Ces histoires se dissimulent au creux d’un pli , dans le revers d’une surface. Elles se donnent à voir de manière franche ou timidement et trouvent un prolongement dans le regard de l’autre. La technique de la sérigraphie me permet de rassembler des traces de natures diverses ( dessins, photographies , textes ) , témoins de nos vies ,et de les envisager comme une matière. Parfois lisibles, parfois confuses et inaccessibles ,ces histoires sont néanmoins présentes et forment une sorte de peau qui se vitrifie à la surface de la terre.
Mon atelier et mon lieu de vie sont intimement liés. Ils n’ont de cesse de s’imbriquer et rivaliser , si bien qu’ils finissent par former un tout lorsqu’ils ne se transforment pas en champ de bataille , désordre ou poésie ? A vous d’en décider …