Jean-Louis Davoigneau

Recherche sonore audionumerique  spatialisation live lutherie par modelisation physique du son

Du Dehors

Mon atelier a été situé longtemps au cloître des Récollets à Saverne. Cet espace a constitué un lieu de concentration et d’expérimentation, en continuité avec un travail initié au contact direct avec la forêt.

La fin de cette résidence marque un tournant décisif ;

Depuis peu, mon atelier est désormais exclusivement situé en forêt.

Ce déplacement engage une transformation structurelle de ma pratique : le lieu de création n’est plus séparé du milieu vivant, il en est le prolongement direct.

Je peins à même le sol, en intégrant des matériaux naturels (terre, feuillage, charbon) et en travaillant dans les conditions variables du milieu (lumière, humidité, vent, froid). Cette immersion radicalise la notion de « peindre avec » et déplace les enjeux de la peinture vers une relation de co-présence et d’interaction avec les autres existants.

Ce choix constitue à la fois une mise à l’épreuve et un approfondissement de ma démarche : dépasser le cadre traditionnel de l’atelier pour explorer une pratique fondée sur la porosité, l’engagement physique et la recherche d’une relation sensible au vivant. La forêt n’est pas un décor, elle est un partenaire actif ; elle imprime son rythme, sa temporalité, ses résistances.

L’atelier n’est plus un espace délimité.

Il devient un champ relationnel.

Dans le cadre des « Ateliers Ouverts » du 23 et 24 mai, cet atelier à ciel ouvert rend la rencontre avec le public plus complexe. C’est pourquoi la Galerie l’Estampe à Strasbourg m’accueille pour le temps de l’événement. Il s’agit d’organiser un espace de passage : un lieu où les oeuvres issues de la forêt peuvent être rendues visibles, partagées et mises en dialogue. L’exposition devient ainsi une interface entre un processus ancré dans le vivant et un espace de réception collectif.

Cette ouverture sera également marquée par la parution du livre « 7 saisons », un regard sur ma peinture interprété par le texte de Lisa Klein. La journée du 23 mai sera un temps de dédicace et d’échange : la présence de l’autrice viendra enrichir le dialogue avec le public, ouvrir des perspectives et approfondir la compréhension de ce travail mené en immersion.

Le passage d’un atelier clos à un atelier en forêt ne marque donc pas un retrait, mais une redéfinition du lieu de création — et des modalités de rencontre. Ce déplacement affirme une volonté de cohérence : que le geste, le lieu et la forme de partage procèdent d’un même mouvement d’attention au vivant.

Vanessa Dziuba

Vanessa Dziuba développe des questionnements sur l’usage des formes dans notre quotidien, leur impact sur notre manière de percevoir l’espace et le temps. Elle utilise des motifs peints qu’elle découpe, perce, agrandit et imprime pour enfin les arranger au sein d’expositions et d’éditions qu’elle conçoit souvent en collaboration avec Jean-Philippe Bretin, designer graphique. 
En ce moment, elle regarde le travail de Paula Modersohn-Becker, Frances Stark, d’Edward Ruscha et de Guy De Cointet et lit les livres de Clarice Lispector.

Daniel Felber

Daniel Felber            Malerei             Februar 2026

Meine Malerei zeigt Abstraktes mit Erinnerungen an Landschaftliches oder Gegenständliches.

 Sie verwendet ruhigere bis turbulentere Gestik, verschieden strukturierte Flächen, oft gemalt mit 1- bis 3- Meter langen Pinseln, die Kontrolle nicht ganz zulassen.So öffnet sich mir der staunende Blick auf die vor mir entstehenden Bildwelten.

Psychologisches oder Spirituelles ist oft thematischer Ausgangspunkt, welchen ich zu einer Farbvision und daraus zu sich entwickelnden Kompositionen verdichte. Dabei bitte ich  Energien, die verbunden sind mit mir, mich zu unterstützen beim Malen. Als Maler fühle ich mich auch als Teil des Gemalten, flüssig wie die mit Pinsel gemalten Formen.

Meine Malerei bewegt sich zwischen Chaos und Ordnung. Frühere Malstile loteten geometrische Bildeinteilung und tonal abgestimmte Farbkombinationen aus, sowie figurative Tanzszenen.

Die Bilder sind oft in Eitempera, Acryl, bis 2024 auch in Oel ausgeführt und haben zuweilen Collage-Elemente.

 

Daniel Felber            Peinture             Février 2026

Ma peinture montre des éléments abstraits avec des souvenirs de paysages ou d’objets concrets.

 Elle utilise des gestes plus calmes ou plus turbulents, des surfaces de structures différentes, souvent peintes avec des pinceaux de 1 à 3 mètres de long qui ne permettent pas un contrôle total. Ainsi, je découvre avec émerveillement les univers picturaux qui se créent devant moi.

Le psychologique ou le spirituel sont souvent le point de départ thématique, que je condense en une vision colorée et, à partir de là, en compositions qui se développent. Ce faisant, je demande aux énergies qui sont liées à moi de me soutenir dans ma peinture. En tant que peintre, je me sens également partie intégrante de ce que je peins, fluide comme les formes peintes au pinceau.

Ma peinture oscille entre chaos et ordre. Mes styles de peinture antérieurs exploraient la division géométrique de l’image et les combinaisons de couleurs tonales, ainsi que les scènes de danse figuratives.

Les images sont souvent réalisées à la tempera, à l’acrylique, et jusqu’en 2024 également à l’huile, et comportent parfois des éléments de collage.

Naser Dushica

Des actions telles que regarder, collecter, toucher, dessiner, gommer, redessiner, scanner, peindre, superposer, juxtaposer, repentir, aplatir, etc., font partie de mon vocabulaire gestuel habituel. Ces gestes s’appliquent à une variété de médiums, souvent classiques, allant du dessin d’un objet dans un carnet à la peinture monumentale, où la figure humaine revient souvent avec une touche mélancolique.  Ma pratique oscille entre le dessin dans un carnet, la peinture et la sculpture. Elle consiste à interroger ce que l’image dissimule, ce qu’elle révèle et ce qu’elle conserve secrètement.  La peinture est pour moi un moyen d’expression qui me permet d’explorer librement les questionnements qui m’habitent, notamment autour de l’image contemporaine et de sa représentation.  Je peins des images enfouies dans mon répertoire, leur offrant un nouveau rôle dans l’immobilité, où l’imagerie peut être à la fois artificielle et réelle.  Mes peintures tirent leur essence de la composition d’éléments tels que le sujet, les motifs, les couleurs, les fissures, et l’usure. Souvent, la photographie devient un point de départ pour mes peintures. La matière de l’image, ainsi que les supports et outils utilisés pour la donner à voir, sont tout aussi importants que le sujet lui-même. Ils me permettent d’explorer les jeux de clair-obscur, de flou et de netteté, jusqu’à réduire l’image à son essence : sa composition et son architecture.  Je tends à réaliser des compositions picturales sobres : pas de narration, peu de matière, des touches subtiles, et une palette restreinte. Ce sont ces caractéristiques que j’apprécie également dans la photographie. Mon travail consiste à recréer des images issues de mon répertoire en les adaptant aux spécificités qu’elles contractent. Ces peintures d’images, en résonance avec d’autres, me permettent de raviver des émotions artistiques et formelles enfouies dans ma mémoire.

Dr. Bacalhaus

Michaël Reinhold (geb. 1990) ist ein schweizerisch-französischer Künstler tunesischer Herkunft, der derzeit zwischen Berlin und Mulhouse lebt. Seine künstlerische Praxis umfasst eine Vielzahl von Medien, darunter Performance, Film, Video, Schreiben und Malerei. Reinhold hat einen Bachelor in Bildender Kunst von der Zürcher Hochschule der Künste und absolviert derzeit einen Master in Kunst und Medien an der Universität der Künste Berlin mit einem Schwerpunkt auf experimentellem und narrativem Film.  Reinholds grenzüberschreitende Arbeiten befassen sich mit den komplexen Schnittstellen von Identität, Liminalität und Masculine Fragility. Durch seine Performances und seine stetig wachsende Besetzung von Alter Egos lädt er das Publikum dazu ein, gesellschaftliche Normen zu hinterfragen, vorgefasste Meinungen aufzubrechen und sich mit tiefgründigen Diskussionen über Selbstbild und die Rollen, die Individuen in der heutigen Gesellschaft einnehmen, auseinanderzusetzen. Indem er zutiefst persönliche Narrative mit kultureller Kritik verbindet, schafft Reinhold kollektive Erfahrungen, die nicht nur zur Reflexion anregen, sondern auch dazu ermutigen, neue Perspektiven auf die Welt zu entwickeln.  Seine Arbeiten wurden unter anderem im Kunstverein Friedrichshafen, beim Tokyo Image Forum Festival, im Run Run Shaw Creative Center (Hongkong) und im Superblue Miami präsentiert. Er wird von der Kunststiftung des Zeppelin Museums sowie in mehreren privaten Sammlungen in der Schweiz und Frankreich vertreten.  Michaël Reinhold versucht derzeit, in Berlin, Los Angeles und dem Elsass zu schlafen.

Juliette Dignat

Glaner des petits rien, des fruits, des bruits, des images, des états d’âme.
Les mettre au fond de mes poches pour les dessiner, les infuser, les écouter, les manger.
Pour construire et me raconter des histoires surtout, et à mon tour disperser ces petits rien, qui germeraient un peu partout.  Des récits pour comprendre le monde qui nous entoure, réinventer des causes communes et faire collectif.  A partir des éléments récupérés j’invente des histoires, des espaces fictionnels, où humains et non-humains se rencontrent, s’apprivoisent, se joignent; font communauté.
La fiction est pour moi une invitation, un moyen de partager et rassembler autour des enjeux
sociétaux et environnementaux actuels. Pour mieux rentrer dans celle-ci et la transposer  en expérience vécu, j’intègre à mes travaux une dimension scénographique et/ou sonore. 

 

Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.

Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.

Florian Dautcourt

Je travaille principalement en volume autour des questions des entrecroisements des formes du vivant, des rencontres des mondes aquatiques, végétal, minéral et de leurs liens, de leurs relations, de leurs possibles emprunts et de leurs capacités de métamorphoses et de transformations.

Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.

Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.

Angéline Dubois

En tant qu’artiste, designer, ou plutôt chercheuse, je questionne la terre sous plusieurs angles. Je l’explore d’abord comme écosystème, en étudiant les liens entre les êtres vivants et notre relation avec eux. Je l’observe ensuite comme ressource, extraite du sol par différents procédés. Enfin, j’expérimente ses propriétés, tant en céramique qu’en terre crue.  Je porte une attention particulière à l’origine des matières que j’utilise : terres de cueillette, terres recyclées… Mais mon regard se porte aussi sur leur transformation par la cuisson. J’expérimente la terre crue, les cuissons à basse température ou au feu de bois, avec l’ambition d’inscrire l’objet dans un cycle naturel.  La démarche que j’emploie vise à protéger et respecter les non-humains de notre écosystème. Je cherche à être le plus consciente possible de l’impact de mon oeuvre sur le non-humain. Durant mes études, la matière de la terre a été un prétexte pour parler de mouvements géologiques, de roches, de minéraux, de jardin, de végétaux, de forêts, d’eau, de climat, d’animaux, d’insectes, d’humains, et de manière plus générale, de notre rapport à la Terre.     En parallèle de mes recherches, j’anime des ateliers et stages de dessin, peinture et céramique, ouverts à tous les âges. J’accompagne enfants, ados et adultes dans l’exploration des techniques de représentation, l’expérimentation des outils de dessin et la découverte de la matière. Mon objectif est de leur offrir un espace d’apprentissage et de liberté, où ils peuvent développer leur regard, affiner leur geste et laisser libre cours à leur créativité.