Florian de la Salle

Ma main pense. Elle est l’héritage de plusieurs millions d’années. Cette main est le premier temoin de
l’existence d’une humanité avant même que les Hommes en prirent consciences. Elle n’est pas spécialisée,
ses opérations de préhension-rotation-translation ont traversé tous les temps. Elle fait lien avec le
monde, elle fait aussi naître en moi un désir de ce qu’elle sait que je ne sais pas. Nous sommes à la fois
l’histoire de l’humanité et cette page blanche. Alors je me mets à enrouler un fil de cuivre autour d’un
axe, ma main est à la fois l’outil et le moteur. La distance de ces fils correspond aux distances d’autres
chemins quotidiens – entre mon atelier et un musée (4810 m), mon atelier et un magasin de bricolage
(8848 m), mon atelier et un jardin collectif (5895 m), mon atelier et l’université (4167 m), ou encore
mon atelier à la bibliothèque (2917 m) – sur lesquels ma main m’a emmené. L’objet finit le trajet fini (ou
l’objet fini, le trajet fini – à moins que le trajet finit l’objet fini), ma main finit par déclencher des objets
de vision. Ces distances sont aussi les hauteurs respectives du Mont Blanc, de l’Everest, du Mont Kilimanjaro,
du Mont Toubkal et du Mont Olympe. Et ça fait sens.

Blandine Denis

Dans mon travail, je cherche à retrouver l’efficacité et la spontanéité du dessin d’enfant. Je travaille des techniques mixtes (collage, crayon, peinture) tout en cherchant le résultat le plus simple possible. Le personnage est au centre de mes recherches, et le support des émotions que je veux transmettre.

Caroline Dargere

Caro fait des illustrations, des poupées et de l’impression traditionnelle (gravure, sérigraphie). Elle aime bien raconter des histoires de quand les êtres humains vivaient dans des petites cavernes humides ou des gros chateaux sombres.

Luc Demissy

Quand nous plongeons dans le monde pictural de Luc Demissy nous ressentons à sa manière le contact, le lien profond avec la matière qui constitue la base de sa peinture. La couleur est chez cet artiste quelque chose de très vivant, quelque chose qui émerge, qui croît et qui cherche sa forme et son appui dans le monde. Lions-nous avec cet être vivant pour rencontrer l’être qui est vivant en nous-même. Luc Demissy nous emmène faire un voyage dans son monde. Ce monde est en perpétuel mouvement et s’ouvre pour nous accueillir et pour devenir peut-être le nôtre.

Le Domaine

Le Domaine est un espace autogéré de création et d’expérimentations à Altkirch dans le Sundgau, qui a pour objectif la programmation d’une saison artistique variée et représentative d’un public en quête d’expériences de qualité, que ce soit au travers de concerts ou d’expositions. L’espace abrite de façon permanente le collectif artistique Overblitz, l’atelier de Jonathan Naas, le salon de tatouage privé des Bêtes Noires, l’association Six Six et les bureaux de Tempest Magazine.

Eléonore Dumas

Je suis fascinée par le vivant.
Collectionneuse, de tout, de rien j’accumule, stock et assemble. Je m’inspire de traditions et de légendes pour donner vie aux reliquats inanimés de la société de consommation.
À la croisée entre arts plastiques et spectacle vivant, mon travail se tisse de rebuts et de gestes répétés encore et encore.

De sachets en poissons, de filets en nymphe, de câbles en gorgone, les petits riens collectés et assemblés couche après couche donnent corps à un bestiaire de monstres et de merveilles.

Tels des personnages de théâtre mes fantasmagories s’animent à la faveur d’un éclairage. Mes installations et mes créatures donnent à voir une vision poétique et étrange du monde, entre mutation et contamination, entre mythe et onirisme.

Jean-Claude Deprez

12/13
Artiste autodidacte
Mes sculptures sont le reflet de mon âme torturée , de mes émotions , de la Passion que je porte celle qui a été , qui n’est plus mais qui sera….

Arnaud Dieterlen

Mon travail donne à voir une succession de fractures immédiatement
identifiables. Il raconte des histoires qui s’établissent toujours dans un
passé présent personnel. Il développe mes ressentiments obsessionnels
et le brouillard expérimental d’un espace temps visuel et ambigu.
Il s’agit d’embrasser la performance illégitime de l’oeuvre, à la lisière
des limites mythologiques, dans cette quête sans fin de justice picturale
et sans complexes.
Silhouettes imaginaires qui s’emparent de ces excès d’immobilité.

Unlucky, manque de bol…

Fanny Delque

Toute petite déjà, Fanny classait dans leur boîte ses crayons de couleurs en arc-en-ciel et habillait le papier de princesses, d’animaux magiques et de décors pleins de surprises. Aujourd’hui, la même intention la porte dans son travail d’illustratrice : mettre des couleurs sur les mots, les ambiances, les émotions, donner un nouveau visage à une idée. Pour cela, les supports sont illimités : illustrations, peintures et dessins sur papier, sur objets, sur murs, toiles et bois.
L’exposition à l’Atelier 76 met en avant 2 facettes de son travail : le côté pictural de sa création : entre réalisme vaporeux et ambiances tourmentées, la lumière et la couleur restent ses problématiques principales, donnant à voir au visiteur une impression générale forte qui se précise dans le détail caché… et l’illustration pour l’édition avec des projets collectifs et des projets personnelles.