C’est un Atelier dans un coin de jardin, à coté de ma maison ou l’énergie créatrice est partout… Venez découvrir…
C’est un Atelier dans un coin de jardin, à coté de ma maison ou l’énergie créatrice est partout… Venez découvrir…
Depuis le travail autour de la ronce, souvent lié à d’autres matériaux, j’ai diversifié mes recherches. J’aime rebondir d’un projet à un autre. J’ai réalisé un livre sans fin, en dessin bien entendu, sans queue ni tête : « En boucle ». Je l’ai éditer en 100 exemplaires, quelques pages apparaissent dans mon site web. Trois autre petits livres à édition unique sont nés en 2018 et 2019. Après la taille sur pierre et sur bois, j’ai réalisé plusieurs travaux en volumes par assemblages, détournement. Actuellement retour au dessin, à la plume à l’encre de chine sur des formats de plus en plus grand. Mes sources d’inspirations et mes moyens d’expressions ont toujours été variées. Si je m’exprime par les arts plastiques, cela me suffit, participant à mon épanouissement et peut être, un peu, interroger des personnes s’intéressant à mon travail.
Atelier individuel sur cour et préau en centre ville près de la Kunsthalle de Mulhouse ancien atelier de peintre en batiment puis de peintre décorateur
Le Bastion 14 est une ancienne construction militaire faisant partie des fortifications de 1870. Situé rue du Rempart, derrière la gare centrale de Strasbourg, il accueille, depuis sa réouverture en 2003, une quarantaine d’artistes. Le Bastion 14 abrite 21 ateliers de travail réservés aux artistes professionnels des arts visuels. Ces locaux ont été réhabilités par la Ville de Strasbourg et sont gérés par celle-ci. Un comité d’experts, animé par le Département des Arts plastiques au sein de la Direction de la Culture, est chargé de sélectionner tous les ans les artistes susceptibles d’occuper les ateliers. La sélection vise une représentativité des artistes par rapport à la création contemporaine strasbourgeoise dans sa diversité. Un atelier « résidences artistiques » y est également aménagé, permettant d’accueillir des artistes étrangers.
Ancienne boutique en rez de chaussée. Transformée en atelier d’artiste. Trois grandes vitrines sur rue.
Passionnée de coulisses, Hélène Bléhaut s’attache à témoigner de réalités diverses à travers un prisme sensible et situé.
Travail de terrain, formes courtes, poétiques et quotidiennes entre bande dessinée du réel et photojournalisme sont ses outils de prédilection pour saisir portraits, paroles et contextes. Elle prend le parti de croiser les sources, de confronter la théorie et les archives aux expériences, de trouver de nouvelles formes de vulgarisation et de transmission.
Un travail de plusieurs années à la suite de musiciens haïtiens a donné naissance en 2016 au documentaire transmédia www.alloayiti.fr, réalisé en binôme avec le développeur Titouan Mathis (Studio Meta). En 2019, elle réalise un webcomic sur la perception du handicap publié par ERC Comics, en collaboration avec l’équipe de Monika Baár, chercheuse en Histoire à l’université de Leiden (Pays-Bas).
En 2023, elle participe au collectif @experiences_militantes initié par Adèle Mesones, un compte instagram où l’on cherche à comprendre et raconter en BD les raisons de l’engagement de divers·e·s bénévoles.
Que raconter ? Pourquoi ? Qui parle et d’où ? Que disent de nous nos représentations ? Des interrogations fondatrices qui l’amènent à travailler autour des questions décoloniales et féministes, dans une perspective intersectionnelle.
«Ma réalité est une usine, de transformation qui noircissent ses bouts. La violence y meurt aveugle,
puisque faire confiance à la science, c’est à la fois faire confiance au savoir orienté vers la connaissance. Mon intelligence est un calcul, au moment opportun il faut savoir se convaincre pour persuader l’autre, lui faire correspondre les apparences selon les critères admis par la correspondance, entre ce qui est dit et ce qui est fait. C’est le vrai sens de la vérité. Si vous en cherchez autre sens j’estime qu’il n’y a pas. Les intérêts, chacun y trouve le sien, çà en rajoute un autre d’un côté comme de l’autre. Il n’y a qu’un pas et s’il faut le franchir pour y trouver le sien, chacun franchira et viendra ensuite expliquer jusqu’à quel point sous les apparences, l’intelligence même un combat pacifique. Si ma résilience artistique continue d’exister sous sa forme primitive, on constate que ses principes fondamentaux se dissolvent peu à peu dans les formes normatives des politiques or la création artistique est bien loin au dessus de la politique. Pendant que les politiques cherchent perpétuellement à résoudre des problèmes des sociétés humaines, réponse « Mans succès »L’Artiste quand à lui il ouvre la porte des problèmes des sociétés entre et cohabite avec comme étant le premier collaborateur complice de la création artistique.»
«Je fais recours à l’art vivant pour explorer de multiples stratégies en vue de construire, puis
d’exprimer dans l’espace public, un raisonnement, pour lui qui s’affrontent à la représentation des complexités ethniques du Sud et identitaires dans le cas international. L’Art vivant m’offre des langages alternatifs qui me permet de récrire la doxa post-coloniale dans un ton pacifique pour inventer des nouveaux mondes. La performance m’ouvre de nouveaux lieux pour comparer et contester les idées reçues sur la différence culturelle. De plus en plus je construis dans un corps de performeur, en effet de véritables installations qui au delà du geste initial, continuent d’exister comme des entités autonomes. Inversement, des nombreux photographes, sculpteurs, vidéastes, voire peintres, créent des oeuvres qui peuvent être perçues comme des objets performatifs, sans forcement être utilisés comme tels. Cette utilisation du corps comme lieu de l’action, de la transgression, qui place les pratiques de l’art vivant au centre du débat contemporain sur la place organique. (La science du vivant). L’ Être.»
Tantôt savante, exploratrice ou alchimiste, la plasticienne Jeanne Bischoff navigue avec manœuvre et sagacité parmi les ouvrages et archives anciennes (La Mode Illustrée, Maria-Sybilla Merian, Conrad Lycosthenes, etc.). De ces différents fonds, patrimoniaux ou personnels, l’artiste expérimente le support pour en extraire la trace intangible, souvenir du passé, histoires illustrées, littéraires, graphiques ou historiques.
Formant les sillons d’une recherche intime au sein de l’image, Jeanne Bischoff scrute l’empreinte avec minutie, prélève le détail et retient la forme. Dans l’humilité de ce terreau visuel confidentiel, l’artiste pétrit avec instinct, façonne et sublime l’image jusqu’à épuisement par le geste et l’ordinateur. Purs et anonymes, ces motifs résiduels parachèvent ainsi la première armature de ses créations.
De cette lente consomption de l’archive (re)surgit une œuvre résiliente, protéiforme et ondoyante. Dans l’élégance d’un mouvement aérien, les formes vibrent de concert avec la couleur et distillent l’énergie d’un motif sans cesse renouvelé, composant une odyssée visuelle et sensorielle exaltante.
Tel un art de la mémoire, Jeanne Bischoff dévoile un ailleurs poétique, entre nostalgie et archive collective. Excluant le décoratif pour n’en conserver que la confidence d’une image, l’artiste confère à l’expérience de la forme et du motif, la délicate résurgence d’un intime souvenir. Elodie Gallina, chargée des relations internationales au CEAAC (Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines, Strasbourg) Septembre 2020.
Ma pratique se développe autour du dessin et de la peinture, oscillant entre petits formats et installations qui se déploient dans l’espace d’exposition.
Les techniques que j’emploie sont le fusain, le pastel sec et une peinture de ma composition qui s’apparente à l’aquarelle.
Mon regard se porte particulièrement sur les formes de la nature et je veille à ce que le dessin d’une pierre, d’une fleur, d’herbes sauvages, ou d’un bout de jardin, soit aussi le lieu où s’exprime une présence, une voix.
Partant souvent d’un geste spontané, qui s’enrichit petit à petit d’images mentales, de photographies, de préoccupations du moment et de références à l’histoire de l’art, mes dessins invitent à regarder le vivant avec une attention renouvelée.
Les motifs, la couleur, la texture, les traits s’assemblent pour créer des récits sensibles tels des paysages intimes.
Mon processus est marqué par l’expérimentation et les changements de technique. Ma façon de travailler ne suit pas un chemin tracé. Il s’égare, s’essaie, se transforme. Je fais avec la sève du moment, en conciliant l’affluence autant que les erreurs présumées de manière inclusive.
Atelier de l’Écho : https://www.instagram.com/atelierdelechoboersch/
Un triple travail de photographie, de peinture-techniques mixtes et de sculptures-assemblages.
Mon regard saisit de la beauté dans ces continents de déchets produits par la consommation de masse ou dans les lieux désertés d’une industrie périmée. Mon objectif photographique y prélève les couleurs de ma palette et les formes de mes motifs artistiques : métal, papier, plastique, entassés, écrasés, plissés, déformés, colorés. Le fouillis de formes et de couleurs que je saisis dans ces tas de détritus ou ces lieux à l’abandon, deviendra peintures, sculptures, photographies plasticiennes. Mes photos sont donc à la fois le point de départ, le matériau de mon travail pictural par l’usage du transfert, et un aboutissement quand je les retravaille, que je photographie des fragments de sculptures ou que je peins des sculptures photographiées. De la photographie à la peinture, de la peinture à la sculpture, pas de choix exclusif des médiums ni des matériaux, mais un même univers, la poésie de l’abandon, la beauté des objets qui ont perdu leur usage familier et subi l’usure du temps et la déformation aléatoire de l’entassement, celle aussi, volontaire, de l’artiste démiurge qui comprime, écrase, fond, déchire, plisse, assemble, colore, peint.
Mes peintures et mes sculptures empruntent au Pop Art américain ou au Nouveau Réalisme une part de leurs techniques et leur fascination pour l’univers de la culture populaire à l’époque de la consommation de masse. Tout dans le monde qui nous entoure, même les objets les plus triviaux, peut faire art. Il n’y a pas de hiérarchie des formes et des matières. Le sens, l’émotion et le beau peuvent surgir là où on ne les attend pas. En cela je produis sans doute comme une archéologie et une mémoire de ma propre culture, celle de la pénurie de l’après-guerre où l’on ne jetait rien, où tout pouvait être réutilisé. Celle aussi des Trente Glorieuses et de l’abondance inouïe promise par de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques.
Travail de généalogie, d’interprétation, pour retrouver, sous les strates du présent, dans ces restes relégués aux marges, ce qui fait encore sens. Mais travail d’une époque qui n’est plus celle de l’émerveillement devant le ready made ou la vitrine de Noël du Grand Magasin, mais celle de la catastrophe annoncée et du tragique de l’excès, de l’accumulation et de la décrépitude. Fascination pour les pertes, les destructions, les formes du difforme, pour les formes de ce qui est exclu comme déchet, déprécié par la culture dominante et qui devient signifiant pour l’artiste.