L’art, pour Elise Beltz, est un «besoin kinesthésique, un rapport avec le corps, de l’ordre du mouvement». Une nécessité de travailler de ses mains, un désir profond de «manipuler les matières», quand ses «outils précieux» que sont ses stylos, feutres, aquarelles ou ciseaux, deviennent «des extensions» de son corps. Elise a plongé dans l’univers artistique dès son plus jeune âge, entre dessin, danse jazz et africaine, photographie ou encore couture, inspirée par la longue et riche tradition d’impression sur étoffe, héritage exceptionnel de Mulhouse, sa ville d’adoption. C’est donc tout naturellement qu’elle s’est dirigée vers des études de graphisme – avec un détour en ethnologie –, avant de devenir graphiste publicitaire. L’informatique s’est depuis transformée en outil servant à accompagner et à engager plus loin la création artistique. Elise continue de dessiner au stylo, de peindre à l’aquarelle, de se balader dans des univers tapissiers et textiles – notamment des batiks, technique apprise au Togo, ou des peintures numériques sur toiles tendues. Le tout avec des couleurs vives et franches. Une manière pour elle d’écrire les rêves, de dessiner l’inconscience, de laisser libre court au symbolisme. «Engagée quand il s’agit d’artistique et de culturel», elle continue à exposer régulièrement. Sa devise, quand rien ne va plus? «Je fais hurler mon stylo pour survivre…»
Mots clés. Textile, tapisserie, pastel sec, collage, couleurs vives, technique mixte, infographie.
Ralph Bürgin (* 1980, Bâle) est peintre. Dans l’espace prétendument restreint de l’huile sur toile, il éprouve sans relâche la représentation du corps par la peinture. Quelle(s) relation(s) entre ces deux entités – la toile et le corps humain – aux dimensions, formes, matérialités, temporalités et exigences de survie si di érentes ?
Über meine Arbeit / PRÉSENTATION
Nebst der klassischen Grafik und den neuen Medien interessiert mich das bewegte Bild. Ich habe mich hauptsächlich im experimentellen Bereich damit beschäftigt. So sind Videoarbeiten, Musikclips und Installationen entstanden.
Seit einigen Jahren ist mir die Beschäftigung mit Objekten im Raum wieder wichtiger geworden. So sind Arbeiten in Ton, Bronze und Installationen entstanden.
Medien: Video, Fotografie, Grafik, Tonarbeiten, Musikstücke und Texte.
«Antonios Postkarte»
Videoinstallation, Musik
Eine Postkarte aus Venedig ist das Thema dieser Arbeit.
Antonio hat sie 1956 aus Vendig an seine liebst Aime geschickt, die in einem Dorf oberhalb von Montreux wohnte. Auf der Vorderseite ist ein Bild einer Gondel mit einem Gondoliere zu sehen.
Der Inhalt der Karte ist kurz: „Attendi una lettera. Je t’aime – Antonio.“, aber die Fantasie erzählt die Geschichte weiter.
Je couds, depuis toute petite je couds, les femmes de ma famille cousaient toutes. Je couds comme je dessine, je brode comme je peins. Parfois la machine m’embarque, c’est une danse rapide tendue, une résistance , une bataille.
Il me faut des dizaines de bobines – combien de kilomètres de fils ? De longues heures.
Initialement formée à la photographie documentaire, l’humain est resté au centre de ma démarche. Tous mes champs d’action me renvoient inlassablement à l’humain.
Du féminin il est aussi question dans la série Paysages intimes née de l’observation de planches d’anatomie.
Corps, organes, membres : encore l’humain. Et cette fois plus de paysages de forêts mais des paysages intimes, intérieurs. Et pour les présenter, des cabinets de curiosités, des boîtes d’entomologiste. Quand l’humain n’est pas dans la nature, c’est sa nature même qui me questionne.
D’expérimentations en recherches et visites – De fil en aiguille – ma pièce Au centre#4 est née au sortir du petit musée de Fragonard de maison Alfort.
Situé au coeur du Parc de Wesserling, dans le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges, mon nouvel atelier ouvrira pour la toute première fois lors des Ateliers Ouverts 2021″
Suite à une série consacrée aux « poupées » (2022/24), série intitulée « scoubidou-bidou », voici le temps des cochons.. (je n’ai pas encore de titre!). Même technique à l’huile sur papier, mais avec une écriture plus libre, celle qui m’est habituelle. Pourquoi le cochon ? allez le lui demander.. c’est lui qui est venu à moi !