Art-Gm

C’est dans un ancien lieu de maraicher où l’on cultivait la terre et l’on préparait les produits issus du labour pour nourrir les êtres humains que l’atelier Art-gm œuvre avec la terre et la couleur.Du labour de la terre s’est faufilée dans ces lieux de création une autre manière d’œuvrer avec la terre et les couleurs, celle de la création artistique qui nourrit le vivant, son être intérieur.Il s’agit de penser avec la peinture, de ressentir avec la terre.Constitué de différents espaces de création, l’Atelier Art-gm cherche à capter le vivant dans le quotidien des êtres humains, d’en capter l’indicible et de le rendre visible, de saisir ce qui les relis dans l’invisible de la relation. Comme il émerge d’une graine invisible plantée dans une terre labourée, une plante, la création nous permet de faire émerger de notre terre intérieure l’indicible, l’innommable du vivant en nous.Architecte de formation, la peinture et le modelage m’ont permis d’aller à la rencontre de l’intime en soi. La Nature m’enseigne et la terre me guide pour capter le vivant, questionner nos sociétés, saisir l’indicible des émotions qui nous traversent.Parallèlement, je me suis formée en tant qu’Art-thérapeute à l’université de Paris Descartes, pour accompagner l’Être à travers la création et lui permettre de découvrir sa terre intérieure. Entrer dans son espace imaginaire et cheminer vers son soi profond au travers du processus de création. Ce travail m’a permis de questionner le lien entre les différentes matières travaillées en création et l’intime en soi. Pour Cézanne, la Nature enseigne. Pour Paul Klee, l’Art rend visible.Peindre, c’est penser en image. Peindre, c’est poser une émotion en formes et en couleurs. Puisque la Nature enseigne, j’aime poser mon chevalet en pleine nature et par des touches de couleurs sur une surface plane, capter l’énergie du lieu. De retour dans mon atelier, c’est par la peinture que je travaille sur des faits de société, que je cherche à capter l’immuabilité du mouvement de la vie. Modeler, c’est toucher la matière, la ressentir dans son volume et communiquer avec elle pour en faire émerger une émotion. À travers le modelage, c’est le souffle de l’être humain, son émotion que je cherche à capter pour faire émerger le vivant en soi. Tirer la matière jusqu’à la faire résonner en nous. C’est dans le vivant que je puise mon inspiration : le quotidien des êtres humains, les entreprises, l’actualité, l’écologie, les faits de société, le changement climatique, la surconsommation, l’enfance. L’art, présent depuis la nuit des temps, est le cœur de la vie qui bat et rend visible et perceptible ce qui dépasse nos sens.

Anke Vrijs

… Luxe, calme et volupté … dans un ancien corps de ferme à Eckbolsheim avec une construction récente par Nunc architectes avec lesquels je partage mon lieu de travail depuis un quart de siècle.

Christophe Meyer

L’atelier est installé à quelques quilometres à vol d’oiseau de ma vallée natale de Sainte-Marie-aux-Mines à Le Beulay, dans une ancienne ferme datée de 1838, sur une ligne de front de la 1ère guerre mondiale. Il faut parfois appeler les démineurs lorsque l’on agrandi le potager.

Atelier de reliure

L’atelier de reliure a ouvert ses portes au premier déconfinement, dans le Pavillon des Créateurs, au sein du Parc de Wesserling, écrin de verdure et fruit du passé industriel local. Ancien bâtiment de cette manufacture d’impression sur textile datant du XIXème siècle, l’architecture du lieu offre des volumes hors normes et lumineux, ce qui attire sans contexte les profils atypiques et projets ambitieux. Pour ma part c’est l’écriture qui m’a amené à découvrir le potentiel du site. Mais qui aurait dit qu’une petite histoire écrite en anglais, en Italie, pour une amie Sud-africaine, commençant dans un jardin pourvu d’un bananier et narrant l’épopée d’un petit singe allait nous emmener, lui et moi, à la « maison du gardien », porte d’entrée du Parc mais aussi de ses résidents ? Qui aurait également dit qu’une Alsacienne pérégrine allait revenir à 5 km de son village natal après avoir allègrement bourlinguer en Europe et en dernière étape, battu le pavé parisien ? Toujours est-il qu’une fois rencontrés les acteurs locaux, le choix, bien que soigneusement soupesé, a relevé de l’évidence. L’enchaînement des rencontres, la position géographique et le loyer avantageux m’ont donné envie de démarrer cette aventure. C’était sans savoir qu’une pandémie mondiale allait prendre les rênes de nos vies, quelques semaines seulement après avoir reçu les clés de ce lieu pleins de promesses et d’espoirs ! Les 55m2 de l’atelier ont donc été aménagés durant le premier confinement et son ouverture s’est faite en catimini aux balbutiements du mois de mai 2020. Qu’à cela ne tienne, de 4 murs en briques et des poutres apparentes, un nid douillet, propice au travail et à la rencontre s’est créé. Dans la partie dédiée à l’exposition et à la vente de créations d’artistes et d’artisans en lien avec le papier et le livre, ce sont des meubles de famille, fabriqués par mon beau-père, anciennement ébéniste, qui ont pris leurs aises, accompagnés de nombreuses plantes. Dans la partie atelier, le mobilier technique a été entièrement fabriqué par mon papa menuisier. Etabli, table de séchage, meuble à papier et bibliothèque ont été imaginé à ma mesure et se mêlent joyeusement à Marcelle, Virgile et Sénèque, Georges Samson et Norbert, dénominant respectivement la presse à percussion, les deux combinés de reliure, le massicot et la presse de Notaire. Seule la cisaille n’a pas encore trouvé son nom. Bref, vous l’aurez compris, ici tout ou presque à une histoire, qui a pour vocation à se transmettre, par les mots et par les émotions.

Au local

L’atelier Au Local est situé à Strasbourg à deux minutes du musée d’art moderne.Il est ouvert depuis début 2021 après une période de réfection entrecoupée par les événements de 2020.Avant d’avoir un atelier, je réalisais mes performances, toutes basées sur la pyrotechnie à l’époque, dans des lieux abandonnés et à l’écart des villes, comme des blockhaus et des usines textiles. Donc mon atelier était un peu partout et nulle part en même temps.Actuellement, l’atelier me permet d’expérimenter en prenant le temps, de réaliser des créations, de faire de la photographie et de la vidéo.Par contre les performances basées sur le feu sont absolument toutes réalisées en dehors du lieu. Pour les ateliers ouverts, je prévois une projection vidéo dans la salle dédiée qui est ma partie.L’atelier me permet aussi de stocker une collection conséquente de bouteilles en verre soufflée (période XVIII – XIX) qui fait partie d’un projet personnel de sauvegarde d’un patrimoine du ressort de l’art populaire qui se perd et termine bien souvent dans les déchetteries faute au manque d’intérêt que leur prête leur propriétaire.Le lieu est occupé par deux ateliers de céramique partagés entre 3 céramistes, un atelier de lutherie, un atelier de bijouterie (en cours d’installation) ainsi qu’un atelier de création de jeux vidéo tenus par deux créateurs de jeux.Je candidate avec une amie artiste peintre et performer originaire de Hong Kong (Yu Ni Ni) qui a fait partie de l’atelier en 2021 et qui nous a quittées récemment. Nous avons le vœu commun de participer aux ateliers ouverts et elle sera mon invitée pour cette occasion.

Atelier d’été Frank Hügle

Je suis photographe depuis plus de 50 ans et indépendant depuis plus de 40 ans.Le pourcentage d’œuvres artistiques ne cesse de croître depuis les années 1990.Lors de mes voyages à travers l’Europe en Israël et aux États-Unis, mes photos sont principalement des portraits.Ces images atteignent un large public lors d’expositions dans la région et dans différentes villes d’Allemagne. Mon atelier est aussi une salle de concert pour la musique classique et le jazz.Cette musique m’inspire dans mon travail.Je travaille avec différentes techniques qui transforment des photographies individuelles en de nouvelles images.Le processus, de la première pensée à la photo jusqu’au résultat final, est parfois rapide mais peut aussi prendre de nombreuses années.Pour le diptyque « L’âne de Buridan », j’ai rapidement décidé que le synonyme serait deux yeux et deux morceaux de musique qui symbolisent des émotions de même intensité. Ce travail a été réalisé en un mois.En 2010, lorsque j’ai pris une photo d’une sculpture dans une tempête de neige, j’ai vite compris qu’il s’agissait pour moi d’un motif du cycle musical « Tableaux d’une exposition » de Modest Mussorgsky « cum mortuis in lingua mortua ».Il a fallu attendre 2018 pour que je rassemble dix motifs et cinq autres promenades à partir de mes travauxAvec Kristian Randalu, un pianiste de jazz estonien, j’ai trouvé le compositeur qui a enrichi la musique de Moussorgsky d’éléments de jazz et l’a interprétée avec le saxophoniste américain David Liebman sous forme d’images-musique-performances.D’autres travaux réalisés en studio et on location deviennent alors de nouvelles images, non plus dans la chambre noire mais sur l’ordinateur.Lorsque l’opportunité s’est présentée d’établir le studio ici à Niederlauterbach en 2017 afin de pouvoir travailler ici, la décision a été rapidement prise.L’atmosphère de mon atelier dans les environs proches et lointains m’offre ce dont j’ai besoin pour mon travail.Pour moi, le Rhin n’est pas une frontière mais un trait d’union.

Atelier PauEm

Atelier PauEm.

Pauline Faure – Sculptrice d’objets en papier  & Emeline Lombrez – illustratrice et carnettiste passionnée

C’est en 2013 que nous nous rencontrons, pendant nos études de  DNSEP à la HEAR (Haute Ecole des Arts du Rhin) en section Didactique Visuelle. Pendant ces quelques années d’études, nous avons développé une grande complicité et travaillé ensemble sur les différents projets. C’est en 2021 que nous concrétisons notre rêve de prendre un atelier commun à nos deux activités. L’une au pinceau l’autre au scalpel, nous avons crée l’atelier PauEm rassemblant nos univers poétiques et nos deux noms Pauline et Emeline. Un espace mêlant papier colorés et dessin à l’aquarelle.

Au pinceau : Le Bordel de Em :

Le Bordel de Em. est un petit « bordel » graphique & coloré avec de l’aquarelle (originaux, reproductions) au style croquis carnet de voyage, croqué sur le vif avec quelques fleurs séchées (ramassées et séchées par mes soins) en passant par des illustrations digitales, des stickers, cartes postales, marque-pages, badges, tote-bag et ateliers d’aquarelle.

Mes différentes pratiques artistiques se nourrissent les unes des autres pour se mélanger et créer de belles images. J’aime retranscrire ou cacher des souvenirs mêlés à mon regard sur les choses banales du quotidien. Les petits trésors de vie.

Au scalpel : Mes petites curiosités  :

Je suis Pauline Faure, créatrice de sculptures en papier et fondatrice de l’atelier Mes petites curiosités. Je propose un univers poétique d’animaux et d’insectes sous cloche mais aussi une gamme de bijoux et des cartes pop-up. Je m’inspire beaucoup des cabinets de curiosités et des musées d’histoire naturelle. J’aime donner à voir et à observer le vivant, la mécanique de l’anatomie et la beauté des curiosités de la nature.

Atelier du Chêne

En 2003, je suis licencié et je décide de mettre en avant mes talents de peintre et d’en faire mon métier. J’habite le rue du chêne à quelques encablures de la Grange de la Ruchêne. En 2004, mon atelier attenant à ma maison est fini d’être construit ; mon atelier du chêne est né. Je décidait de transmettre mon savoir faire et ma passion aux autres en donnant des cours de peinture toutes la semaines .

Apolline Agard

Apolline Agard est artiste plasticienne pluridisciplinaire.  Sa pratique s’articule autour de l’écriture, du dessin, de la gravure, de la performance, de la vidéo et du théâtre.
Elle imagine des projets hybrides collaboratifs, participatifs ou itinérants entre arts-plastiques et arts vivants au côté du Collectif Même-Acabit, de la compagnie Vert d’eau et de la compagnie Métronome(s).
”J’interroge les formes que peut prendre le conte aujourd’hui dans le champ de l’art contemporain. Lorsqu’un cycle de création se termine, ces formes d’écritures variées me permettent d’envisager une nouvelle pièce permettant de circuler dans cet univers se jouant du décalage entre le réel et l’onirique : la poésie itinérante. Je me consacre alors à la mise en scène de mes pièces en l’ouvrant à la collaboration (musique, lumière, jeu, danse) et en intégrant des non professionnels”.

Atelier de L’Évasion

L’Évasion, un atelier multiple Papiers, toiles, peintures, pigments, tissus, papiers peints, mosaïques, marteaux, plaques de linoleum, fils de coton, de laine, de fer… Au dernier étage de L’Évasion, dans un atelier baigné de lumière, neuf plasticiens et graphistes rivalisent d’idées, mêlent talents et techniques pour proposer un panel incroyable de prestations. Installés autour d’une grande et longue table, sous les poutres et la mezzanine où œuvrent les graphistes, les plasticiens travaillent, ensemble, tout au long de l’année, sur des projets aussi riches que variés. Ils répondent notamment à des commandes de clients, que ce soit des particuliers, des associations, des collectivités ou des entreprises. Ils créent ainsi toiles, fresques, sculptures, scénographies pour l’intérieur ou l’extérieur, illustrations, conception et réalisation d’affiches, documents de communication ou à vocation pédagogique, bandes dessinées, design d’objets (trophées, calicots, marionnettes…), logos, cartes de vœux standard ou personnalisées. Un public fidélisé atteste de la qualité des produits finis. Ces artistes professionnels animent également des ateliers participatifs (peintures, mosaïques, affiches, peinture au sol, rouleau illustré, marionnettes, gravure sur rhodoïd…). L’Atelier graphique et arts plastiques est une des composantes de L’Évasion, une structure foisonnante qui milite pour le droit à la différence, l’épanouissement de la personne en situation de handicap et son intégration dans la cité grâce aux arts et à la culture. Créé en 2004 par l’Apei Centre Alsace, L’Évasion est le seul Esat (Établissement et service d’aide par le travail) artistique et culturel en Alsace et un des rares établissements de ce type en France. Il permet à 20 artistes et techniciens, qui bénéficient du statut de travailleur handicapé, d’exercer une activité en vue de favoriser leur épanouissement personnel et social. Ensemble, ils font vivre un projet unique en son genre, à la croisée des chemins entre arts, culture, champs social et économique. Depuis sa création, le projet de L’Évasion n’a cessé de s’étoffer. En plus de son Atelier graphique et plastique, il englobe aujourd’hui un Espace d’échanges culturels, trois groupes de musique, une compagnie de théâtre, le festival Charivari!, ainsi qu’un Centre ressources culture et handicap.