Vie silencieuse est une série qui m’occupe depuis deux ans.
Vie silencieuse est une série qui m’occupe depuis deux ans.
Artiste plasticienne, Jade Tang développe sa pratique entre recherches de terrain et productions plastiques. D’abord intéressée par une certaine « matière à l’œuvre » dans la sculpture, dont les formes se renouvellent et laissent place au changement d’état, elle observera ensuite ces transformations au sein d’espaces habités. Ces recherches au long cours sur les chantiers s’affirment à travers le projet sur les chantiers domestiques Perspective Résidentielle, dont découle Saisir le chantier par l’image et aujourd’hui Caresser l’histoire, qui s’emploie à questionner le végétal dans les chantiers d’aménagement urbains et archéologiques. Son goût pour la recherche transdisciplinaire l’a conduite à intégrer SPEAP en 2018, un Programme en Arts Politiques, ayant cette année-là pour thématique “Terre habitable”. Pour toujours s’adapter aux sujets investis et aux disciplines convoquées, son travail trouve ses moyens d’expressions aussi bien dans des expositions que dans des publications ou sous forme de performance, tout en créant des œuvres-outils dédiées à la réflexion @jadetang__
http://www.jadetang.fr/
Entre la pierre, le verre et la nourriture ; je me déplace de l’un à l’autre tout en créant des liens. Je confronte et mélange, au fil de mes pièces, la solitude du corps à corps avec la matière, et l’esprit de partage et de rencontre qu’apporte l’acte de cuisiner. Faire part d’un malaise, d’un acte enfantin, rappeler un geste oublié, renverser nos sens, faire oublier les murs blancs du lieu d’exposition pour nous transporter dans la chaleur d’une cuisine. Je cherche à ce que la matière devienne l’intermédiaire qui ouvre le dialogue entre le spectateur et moi. Parfois, ce que je partage avec elle dans mon atelier est déjà tellement fort qu’il m’arrive de ne rien avoir à ajouter à la beauté de ce qui naît de notre conversation.
Née en 1994, Clara Muel suit une formation de photographe au lycée artistique de Saint-Luc Tournai en Belgique. Elle intègre par la suite la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg, où sa pratique deviendra davantage pluridisciplinaire, mêlant sculptures, photographies, vidéos, écriture… Elle y obtient son DNA avec les Félicitations du Jury et son DNSEP avec Mention. Elle se considère dorénavant comme une artiste plasticienne, aspirant à travailler de manière libre et multiple autour des sujets qui l’animent.
“Tout juste à la fin, immédiatement, elle sentit son cœur s’ouvrir, sa peau se durcir, ses muscles s’apaiser, son âme prendre de la hauteur.” Extrait de Galva, (fiction spéculative) écrite en 2019. (83 pages)
“Les rapports de dominations entre le corps et son environnement prennent forme dans mon travail à travers une manipulation presque jouissive de la matière.
L’espace urbain dans lequel j’évolue, les matériaux de constructions, l’architecture ou encore les divers dispositifs de sécurités qui le traversent exercent un contrôle plus ou moins permanent sur mon corps.
C’est sous la forme de sculptures, de textes, de photographies et de vidéos que j’entend me réapproprier ses matériaux. Le tissu rencontre alors la cire, le latex traverse le béton, la vaseline s’empare du plâtre, des corps/objets confrontent les murs de la ville. La propriété des matériaux ainsi que leur temporalité (temps de séchages, de prises etc.), et les accidents qui se produisent durant ces temps de travail tiennent une place importante dans ma pratique.
J’entend me réapproprier les matériaux auxquels nos corps sont confrontés quotidiennement en les travaillant de manière sensuelle, en y injectant une certaine forme d’érotisme. Mon corps reprend alors de la place à l’intérieur d’un environnement viril, dur, oppressif qu’est l’espace urbain et ses normes”.
… née à Tcheliabinsk (Russie), est une plasticienne et metteuse en scène basée en France. Elle travaille à la croisée des formes expérimentales d’opéra, de performance et d’installations activées, dans lesquelles l’espace, l’objet et le corps s’efforcent de coexister et d’interagir sur un pied d’égalité, en étant également des matières sculpturaux. Son approche prend souvent la forme d’une recherche transdisciplinaire (avec des biologistes, chimistes, parfumeurs) et d’expérience multi-sensorielle. Donc l’aspect sonore et olfactif sont quasi-toujours présentes dans ses recherches.
Au cœur de ses recherches se trouvent les questions de la memoire, de traumatisme collectif, d’écoféminisme, de fragilité, d’animisme et de réactualisation du genre de l’opéra (au sens large, comme de l’art pluridisciplinaire, Art Total). Elle travaille également avec les matières qui font écho avec ces themes de recherche: plâtre, porcelaine, mousse, tissus, terre, pain.
Diplômée de l’Institut Européen des Arts Céramiques, mes créations sont issues de recherches et d’expérimentations. Je joue avec la plasticité de la terre, sa résistance à la haute température, et la fusion entre différents émaux. Je profite de l’aléatoire de ces combinaisons pour révéler la beauté de la matière, tant pour réaliser des pièces uniques que de l’utilitaire (art de la table).
Je créée des sculptures en terre papier (mélange d’argile et de cellulose) ce qui permet de révéler la douceur, la fragilité et la légèreté de ces pièces. Il y a un côté intuitif et organique que j’essaye de transposer dans ma collection d’art de la table : ce sont des pièces en grès, tournées, tournassées et émaillées.