Gribouilleuse, dessineuse, graveuse, estampeuse, sculpteuse…peintre parfois… depuis ma naissance…J’utilise des moyens techniques tels que ceux de la lithographie sur pierre, la gravure sur métal, sur plexi ou rhénalon et sur lino…mais aussi ceux de la sculpture en terre, actuellement plus particulièrement de la porcelaine, sur laquelle je fais parfois des transferts de textes de dessins ou d’autres images. Mon travail quelle que soit la technique utilisée, raconte des histoires…non préméditées…qui suggèrent un univers plus rêvé que réel, inspiré de la nature et du vivant…il est possible que les craintes des dangers immédiats ou plus lointains de notre quotidien et ceux qui mettent en jeu l’évolution de notre monde, s’y insinuent discrètement…
Ma pratique tente de créer une parenthèse, un souffle ou un arrêt sur image.
Le geste, la répétition, la collecte, le lien, la minutie, l’empreinte participe à ce
temps de pause où j’invite à réévaluer le quotidien. Je traduis par « laisser pour
compte » des fragments du monde qui évoluent comme un contrepoint d’une
frénésie dans laquelle nous sommes inscrits malgré nous.
Face à la saturation progressive de notre univers par des images, à la médiation
croissante de nos relations sociales par l’image et les technologies visuelles, ma
démarche est animée par le désir d’attirer l’attention sur ce que nous ne
remarquons pas ou ce qui nous échappe dans notre quotidien. Ce que
l’accoutumance a déréalisé, mes recherches s’emploient à le révéler, et c’est en
rendant compte de l’évanescent, du presque futile que j’entreprends de prononcer l’existence fascinante des choses.
L’espace et le temps sont des données essentielles dans mon travail. Mes
productions interrogent la condition humaine et la fragile barrière oscillant entre l’absence et la présence, entre le visible et l’invisible.
Letizia Romanini
Prenant principalement ses sources d’inspiration dans la transposition
d’événements autobiographiques, mon travail se décline dans sa majeure
partie sous la forme picturale, mais se déploie aussi en sculptures,
dessins, installations, vidéos ou performances.
Il interroge les liens familiaux et amoureux dans ce qu’ils peuvent avoir
de destructeur et d’aliénant, derrière les représentations enchanteresses
proposées par notre société individualiste où la cellule familiale se
substitue au collectif.
Visant à l’universalisation de récits autobiographiques je me réapproprie
des codes signifiants choisis à travers les époques, et les cultures.
Ainsi les codes et images que je réutilise peuvent être empruntés aux
contes, à des films ou chansons populaires, ou encore à la mythologie.
Brassant high and low culture, icônes, portraits et photos de famille, mon
travail interroge les possibles d’une représentation des liens humains.
Après avoir travaillé plusieurs années avec différents plasticiens à Paris et à Strasbourg, je présente une peinture basée sur le mouvement dynamique et intuitif. Ma préférence va surtout aux toiles de grand format, cependant j’ utilise également des matériaux naturels comme le bois, le carton, et différents supports “papier”. La réalisation de mes tableaux fait appel à des techniques mixtes associant peinture acrylique, encre, pigments, pastels et collage papier. A la fois abstraite et figurative, les éléments, les sites urbains et les voyages sont l’inspiration première de mon travail. Expositions Galerie Le Passage (Strasbourg) 2013 Galerie Art Créenvol (Strasbourg) 2014 et 2015 Librairie Galerie Au bonheur des livres (Strasbourg) 2016 Librairie Galerie Soif de lire (Strasbourg) 2017 Showroom Sté Sermes (Strasbourg) 2017 Atelier Le Passage Bleu (Strasbourg) depuis 2017 Librairie Galerie Au bonheur des livres (Strasbourg) 2019 Centre culturel Camille CLAUS (Strasbourg) 2020
Brendhan Dickerson a travaillé principalement dans le fer forgé, souvent en combinaison avec le bois ou le bronze. Le processus intense, presque alchimique, qui consiste à transformer un matériau résistant en le travaillant tout en le chauffant, résonne avec sa quête de transmutation intérieure.
Bien qu’il cherche souvent à articuler une perspective lyrique, ironique ou satirique, c’est sa perception de la sculpture comme fondamentalement performative qui motive ses choix formels et qui anime le plus sa pratique.
Dans les années 90, parallèlement à son travail en studio, il a commencé à explorer la sculpture performative de feu. Pour lui, il y a quelque chose d’atavique dans la sculpture de feu, quelque chose de primal et de fascinant dans son immédiateté et sa fugacité. En tant que forme d’art éphémère et irrécupérable, elle est un contrepoint à la permanence de la sculpture en fer et en bronze.
Ces dernières années, il s’est immergé plus profondément dans la performance. Fusionnant les aspects durables et éphémères de sa pratique, le travail qui émerge de ce changement explore l’intersection des objets sculpturaux performatifs avec le corps performatif spontané, et avec l’énigme de la présence et de la communion incarnée
Elise Grenois sollicite une dimension qui nous dépasse, propre au mystère des temps géologiques et ce, au moyen d’un simple reste de paraffine démoulé de la cuve qui le contenait afin d’en produire un unique tirage à la cire perdue. C’est précisément cette capacité à entrevoir, lors des processus techniques de fabrication, des instants-clés, des formes signifiantes, ou l’importance d’un élément technique, qui caractérise le travail de l’artiste et lui apporte une justesse formelle et matérielle. Ses formes naissent d’une connaissance approfondie des méthodes sculpturales classiques de fonderie et de travail du verre. Le moulage est une pratique d’atelier qui a longtemps été dissociée de l’expression artistique. Elise Grenois en détourne les usages et en poétise les procédés.
Proche de l’art processuel apparut au début des années 70, la transformation et le mouvement s’inscrivent au coeur de sa pratique, elle s’intéresse aux formes intermédiaires et joue des frontières fluctuantes entre atelier et espace d’exposition.
Extrait du texte rédigé pour l’exposition Shadowban par Jamila Wallentin
Travaux en cours: » térébenthine essentiel, matières encore, énergies, couleurs, …lumière! »
La principale inspiration de l’artiste, Ewa Rossano e st l’Homme, la dualité de l’homme et sa complexité. C’est un travail sur les deux éléments qui nous cohabitent que l’artiste met en vue: la fragilité et la force. Dans ses sculptures, Ewa Rossano fait ressentir la coexistence de deux mondes: le monde physique et le monde spirituel. Le bronze évoque le monde physique, la stabilité, ce qui nous rattache à la Terre, à l’Homme. Le cristal évoque la transparence, la lumière, tout ce qui nous relie à l’air, au ciel, à l’invisible. Nombreuses sculptures d ‘Ewa Rossano sont devenues les Prix pour les personnes d’exception dans les domaines du Droit de l’Homme, de l’Egalité et de la Culture ( pour citer Prix Egalité et Diversité / Conseil de l’Europe, Prix Audentia / Conseil de l’Europe, Eurimages, Prix Jean Rey / Parlement Européen, Prix Angelus / Prix de l’Literature de l’Europe Central etc). Née en 1973 à Wrocław, Pologne Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Wrocław Diplômée de l’école Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg Bourse d’études à Bezalel Academy of Arts à Jérusalem. Commandes publiques : 2009 – 2020 Statuette « AUDETNIA » Eurimage, Conseil de l’Europe Statuette « Angelus» Prix de Littérature de l’Europe Centrale Statuette « Prix Jean Rey » Prix d’Humanité du Parlement Européen Statuette « ELSA » Conseil de l’Europe 2012 « Planète cristal » sculpture monumentale, commande de la ville de Wroclaw, Pologne 2010 « Angélus Silesius » sculpture monumentale, commande de l’Institut Ossolineum, Pologne
Le monde minéral a toujours été l’un des fondements de ma démarche. Au travers de la roche je m’interroge sur notre rapport au temps et au monde dans lequel j’évolue. C’est donc par ce prisme que je pars depuis quelques années en quête des lieux et des histoires qui constituent cet univers fait de roches et de sédiments. Cette envie de faire parler la pierre m’a amené au travers du temps et des expérimentations à explorer les différents domaines que sont l’architecture, la géologie, l’industrie, ou encore l’archéologie. Si la pierre est en soit un moyen direct de créer des formes je tente aussi d’en explorer certains aspects au travers d’autres matériaux. C’est ainsi que je cherche parfois à utiliser d’autres médium pour mieux mettre en avant certains phénomènes liés au passage du temps sur la matière. Dès lors, l’action de l’outil se compare à l’érosion, les rythmes de croissance du vivant se substituent à l’horloge humaine. Les enjeux de pérennité, de rapport d’échelles et de résonance à un environnement sont des sujets qui me préoccupent en tant qu’artiste. Partir à la découverte des carrières, observer des météorites ou des manières de construire nos monuments sont pour moi autant de façon de porter un regard sur notre époque. Tous ces univers fonctionnent entre eux comme des strates. De ces empilements naissent des histoires dont le sens de lecture perd sa linéarité au profit d’une interprétation personnelle.