Artiste pluridisciplinaire, Anthony Vest construit au jour le jour un réseau d’images tantôt en dessin, peinture ou photo, tantôt à travers objet ou installation. Il choisit le médium correspondant le plus justement à une construction personnelle d’un univers dans lequel notre œil corrompu se perd inconsciemment.
Sa démarche est une proposition d’observation, une contemplation humble et positive traduite par l’économie des moyens mis en œuvre : pour les tableaux, de l’encre de chine, de la mine de plomb, un peu de peinture beige sédiment et du bleu. Pour les bas-reliefs, du béton. Pour les sculptures, du rebus ou du pvc bombé couleur cuivre…
Anthony Vest n’a pas d’empreinte, sinon celles qu’il laisse volontairement sur le tableau en même temps que ses tampons dateurs qui garantissent l’originalité de l’œuvre. Tentative sérieuse de nous accompagner vers une profonde légèreté. Le tout, autant que possible, avec un soupçon d’ironie et une économie de moyens.
En haute montagne tout n’est qu’érosion et transformation. Tout est instable et remis en question sous l’effet des éléments. Cette mutation est inexorable mais force. Elle est imprévisible et effrayante mais toujours magnifique. Ma confrontation à ce milieu parfois accueillant, parfois hostile m’a profondément marquée. Cette dualité et le respect vont influencer ma sculpture jusque dans le choix de la matière première et de la technique. J’ai décidé d’utiliser un grès noir. Il deviendra ma signature. J’ai décidé de construire dans la masse malgré le côté fastidieux de l’évidage et du recyclage de la terre car cette technique correspond à mon ressenti face à la montagne. Depuis peu je cuis au gaz et pousse ainsi ma terre encore un peu plus loin dans ses retranchements.
Après l’obtention d’un Diplôme des Métiers d’Art de céramique à Antibes, Eva retourne vers son Alsace natale. Elle décide d’y compléter sa formation par une licence de psychologie dans le but d’offrir l’art thérapie comme moyen de communication et d’accès à soi à des fins thérapeutiques.
Entre design, artisanat et arts plastiques; volumes, danse et musique, elle construit son univers autour de thématiques marginales autant que poétiques. Sa quête d’esthétique mais aussi de sens (parfois cachés) pousse à l’introspection, aux questionnements et autres vagabondages…
Depuis une quinzaine d’années, je réalise des créations minérales composées de matériaux précieux à mes yeux : émaux italiens, pâtes de verre, pierres semi-précieuses, marbre, ardoise… Je crée mes mosaïques à la manière d’une partition de musique dont l’écriture est fonction de l’instrument auquel elle est destinée. Par le fractionnement de la matière, par le rythme de la composition, la mosaïque devient souplesse, mouvement et se positionne dans l’espace.
Alliant savoir-faire et dimension artistique, je propose des projets sur mesure pour des particuliers, entreprises ou collectivités. Mes travaux personnels consistent en tableaux et sculptures béton-mosaïque.
L’ artiste allemand Tilmann Krieg est un peintre photographe. Les images semblent floues, comme si elles avaient été prises intentionnellement hors du plan de mise au point et se chevauchant avec d’autres images. Ainsi, ces éléments fugaces ont un sens différent de celui des éléments de la photographie classique en ce qui concerne leur représentation et leur actualité. L’artiste vise autre chose qui va au-delà de la simple apparence et de la confiance dans une représentation superficielle. Plus les figures se fondent dans le flux du temps et de l’éphémère, plus les images deviennent des peintures, bien plus que des images photographiques, véhiculant à la fois une dimension poétique et une atmosphère dense et lyrique. C’est particulièrement évident dans les images dynamiques de la série Metro, sur laquelle l’artiste travaille comme l’un de ses thèmes principaux. L’environnement urbain devient un synonyme iconographique de la vie quotidienne et de l’identité de l’individu moderne. Les gens modernes sont constamment en mouvement, constamment en route quelque part. Ce type contemporain apparaît dans ces tableaux comme des personnages anonymes dont l’identité disparaît au rythme de leur vie quotidienne trépidante. Le regard semble suivre les figures qui s’évanouissent, entremêlées d’ombres et de lumières. On pense involontairement à un ventre urbain qui protège ces êtres anonymes. En ce sens, ces images photographiques symbolisent le caractère éphémère de toute existence : êtres en mouvement, phénomènes dans l’écoulement du temps, figures qui se fondent dans l’ombre et disparaissent finalement dans le néant.
(Kho Chunghwan, critique d’art, Séoul, Corée, sur l’exposition Museum PakYoung, Séoul 2009 – extrait)
Être(s) est une ode à la nature et un hommage aux peuples autochtones. Ce projet collaboratif réalisé dans la région par le plasticien Hugo Mairelle et le photographe Vincent Muller questionne notre rapport à l’environnement. Le masque, objet mystique et anthropomorphe présent aux quatre coins du monde, est ici une passerelle du sensible au spirituel. Ces créations locales, délicates et périssables, sont laissées sur place après chaque séance, pour retourner à la terre et respecter ainsi le cycle du vivant. La variété des corps et des environnements exposés aux saisons et aux éléments, met en valeur la richesse et la beauté de la nature, au travers d’une unité, d’une origine commune et d’une diversité indispensable à son épanouissement.
Mes thèmes sont essentiellement figuratifs et j’aborde le paysage ainsi que les ciels,
une source d’inspiration inépuisable.
J’aime travailler le pastel sec pour sa matière volatile, sa fragilité, ses contraintes, la richesse
et la luminosité de ses couleurs.
Technique moins usitée que la peinture à l’huile, elle s’apparente à la fois au dessin et
à la peinture, duo complémentaire.
Mon travail est une invitation au voyage plus formel et contemplatif au travers de paysages de lieux
que j’aime ou j’ai aimé.
Ses œuvres sont traversées par ses origines, et liées à son expérience d’exilée, et à la mémoire tant personnelle que collective. Elle pratique la sculpture en céramique, le dessin et l’installation et porte son attention tout particulièrement aux différentes techniques qu’offre la céramique.
Sculptrice textile : Coudre, pour moi c’est assembler de manière visible ou invisible des chutes tissus élus. Je donne vie à un personnage, à un animal ou un être hybride. Coudre, c’est comme construire sa vie avec des certitudes et des doutes. Le travail est long. C’est s’accorder le temps de penser dans le va et vient d’un geste répétitif. La pièce grandit grâce à de petites piqûres. Elle m’occupe, m’obsède et m’échappe. Je sais quand elle est finie. Elle va occuper mon espace de vie, elle est une compagne. L’intention est de me laisser surprendre, l’objectif est de créer quelque chose d’infiniment personnel mais qui provoque le questionnement chez l’autre. Elle est le fruit arrivait à maturité d’observations, de découvertes et d’ actualités brûlantes.
Mon cheminement artistique suit un fil. Un fil de fer, de cuivre ou de laiton, souple et coloré.
Entre mes doigts ce fil prend vie et accompagne ma spontanéité vers de multiples réalisations. Inspirée par la nature végétale, animale et minérale, je me plais à évoquer les choses plus qu’à les définir, mettant en avant la matière et la forme.
Avec la technique du maillage que j’explore actuellement, les mailles s’épousent, lentement, composant avec les contraintes du fil délicat et résistant, tandis que les volumes s’inventent. Souples et transparents, ils soulignent des espaces intérieurs qui sont des lieux de respiration où se révèle l’œuvre.