Je suis Christian Alligri, sculpteur, créateur bijoutier et designer. Mon travail se situe à la croisée de l’art et de l’artisanat d’art, avec la matière comme point de départ et fil conducteur de ma recherche.
J’explore différentes matières : le marbre, le métal, le verre, ainsi que l’argent 925 que je façonne pour mes bijoux. Je taille moi-même les pierres que j’intègre à mes créations, ce qui me permet de maîtriser pleinement le processus, de la matière brute à la pièce achevée. Mes bijoux deviennent ainsi de véritables sculptures portées, où volumes, lignes et équilibre dialoguent avec la lumière.
En sculpture, je m’inspire notamment de Jean Hans Arp, dont les formes organiques et épurées résonnent avec ma propre recherche. J’aime développer des volumes fluides et essentiels, qui semblent émerger naturellement de la matière.
Je réalise également des luminaires et des pièces en verre, où la lumière devient un élément central de la composition.
Dans le domaine de l’art sacré et des commandes publiques, j’ai participé à la réalisation de la fresque de l’église de Herrlisheim et conçu l’ambon de cette même église. J’ai également réalisé un columbarium pour la ville de Phalsbourg. Ces projets me permettent d’inscrire mon travail dans l’espace architectural et collectif, en dialogue avec le lieu et sa fonction.
À travers chacune de mes créations, je cherche à révéler la force intrinsèque de la matière et à en extraire une forme à la fois contemporaine et intemporelle.
Op’art, ou art optique, est l’expression utilisée pour décrire certaines pratiques et recherches artistiques faites à partir des années 60 et qui exploitent la faillibilité de l’oeil à travers des illusions ou des jeux d’optique. Vasarely en est la figure la plus célèbre. ICKO poursuit ce travail en y ajoutant une large part de féminité et s’éloigne subtilement de l’abstraction, parfois imperceptiblement. Sa palette de couleurs est mûrement réfléchie et travaillée pour exprimer au mieux la spiritualité contenue dans ses œuvres.
Son travail est un perpétuel questionnement sur l’homme dans son environnement, son origine, sa finitude. C’est actuellement un projet, une réflexion sur la matérialité et la métaphysique du corps (essentiellement du corps féminin). Vision abstraite ou concrète, ce corps est toujours en confrontation visuelle et physique ainsi qu’en constante mutation. Il évolue dans cet univers où tout se conjugue au passé-présent- futur. Toujours abordé avec infiniment de respect, le bois est sa matière de prédilection. Bois durs, bois précieux, bois sublimés. Inlassablement elle sculpte, ponce, jusqu’à faire révéler aux essences leur mystère et leur sensualité…
C’est à travers différents médiums – sculpture, volume, installation – que j’explore la question du paysage volcanique. Cette recherche est due aux liens que j’entretiens depuis l’enfance avec l’archipel des Açores, iles volcaniques dont est originaire ma mère, Depuis l’enfance, j’ai appris à naviguer entre ces deux réalités, à créer un dialogue entre elles. Mon travail s’est peu à peu consacré à l’exploration du paysage volcanique des Açores, cherchant à en saisir la matière, la forme et la symbolique. Un mélange entre souvenir d’enfance, et de glanage de forme. J’ai toujours ressenti le manque de cette terre, un besoin viscéral de rester connecté à ces paysages. Comme pour m’approprier un lien tangible avec cet espace, je cherche à créer un pont entre ces deux mondes. Ce manque indéfinissable me pousse à revisiter sans cesse ces paysages, à les recréer encore et encore, comme pour ne jamais m’en détacher. Je crois qu’en tant qu’êtres vivants, nous entretenons une relation profonde et intime avec les volcans : ils façonnent nos environnements, et nous évoluons sur leurs vestiges. J’y puise une source d’inspiration dans leur dualité, à la fois lieux de destruction et espaces de renaissance. Dans mon travail, je prélève et réinterprète des fragments de paysages, des symboles, des traces de territoires en perpétuelle transformation. J’essaie de capturer des paysages transitoires, des environnements en mouvement, où rien n’est figé. Mes sculptures relèguent l’humain au second plan : il y apparaît comme une silhouette à peine discernable, une présence effacée. J’aime y voir des ruines où l’activité humaine s’est interrompue, où le paysage et l’homme ne forment plus qu’un tout indissociable.
Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.
Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.
Le travail de Lea Stosskopfse distingue par une approche pluridisciplinaire mêlant peinture, sculpture et textile. Elle privilégie la peinture à l’huile sur bois, une technique traditionnelle proche de l’artisanat qui noue un lien avec ses influences médiévales et antiques. Originellement animée par le désir d’exhumer son héritage meurtri par la guerre et l’exil, Lea Stosskopfexplore dans ses travaux les folklores alsaciens et slaves. Ces recherches se sont, au fil du temps, élargies à l’Europe dans sa globalité. Fascinée par les récits mythologiques et les croyances anciennes, elle puise dans ces traditions un vocabulaire visuel riche, peuplé de figures anthropomorphes et d’éléments symboliques évoquant des rites oubliés et des légendes ancestrales. À travers ses travaux, elle cherche à raviver ces imaginaires en leur insufflant une symbolique contemporaine, interrogeant ainsi la transmission et l’évolution des croyances et symboliques à travers les âges. De la représentation à la création d’objets, la multiplicité des formes de ses travaux densifie cet univers visuellement inspiré de l’ère médiévale et de l’antiquité. Ces références historiques lui permettent d’aborder des discours engagés en résonance avec les croyances d’autrefois. Ces inspirations rejoignent également les influences littéraires de Lea Stosskopf, notamment la high fantasy, la poésie et la ballade médiévale, des genres qui réinterprètent sans cesse les codes du folklore pour les confronter à leurs contemporanéités.
La sculpture et la peinture sont mes domaines de prédilection. Pour les travaux de sculpture, j’utilise principalement la pierre et le bois, mais aussi le béton et le fer. La méthode de travail est souvent un processus de réduction, de pesée des formes les unes par rapport aux autres et de recherche de l’interaction entre la forme, le matériau et la surface. Les structures de surface jouent un rôle important. Les zones intermédiaires, les transitions et les références sont centrales. Tout au long du processus de travail, j’essaie de conserver une certaine ouverture et d’intégrer également des éléments inachevés, aléatoires et défectueux.
C’est enfant que j’ai découvert la terre, quand nous vidions les étangs du Sundgau. Terre si lisse entre mes mains, si noire, texture parfaite. Cinquante ans après elle me délivre toujours sa profondeur. Il y a 20 ans, j’ai décidé de faire des bronzes et des aluminiums à partir de mes terres. Ces matériaux nobles donnent vie à la forme. Les regards qui se posent sur mon travail m’emplissent toujours de bonheur. C’est ainsi que j’ai choisi le thème de LA JOIE pour cette année.