fabienne arbogast

En Bohême, mes ancêtres tchèques étaient tous peintres sur verre, malgré une adoration pour la renaissance italienne et la dorure, mes cours d’histoire de l’art, auraient pu être mes fils conducteurs, mais mon véritable déclic artistique se produit adolescente, lors d’un voyage scolaire en Hollande où je suis en admiration devant une toile du maître Mondrian.
Depuis j’ai une fascination absolue pour le travail de composition et de géométrie et mes premières toiles se construisent peu à peu de perspectives géométriques et d’assemblage de surfaces très colorées et rigoureuses. Je mets en scène toutes ces lignes horizontales et verticales qui s’imposent à moi instinctivement et s’équilibrent par le rapport des volumes et des couleurs. Elles me relient en permanence à une organisation rationnelle des éléments géométriques et donnent à mes œuvres un caractère spatial rigoureux. J’ai un rapport avec l’alphabet plastique polychrome que je trouve des plus esthétiques.
Après mon diplôme de photographe qui me relie encore davantage à l’architecture de la nature et du monde, je combine les deux lors de multiples voyages et suis les tendances cinétiques en travaillant dans le monde des effets spéciaux, de la colorisation et dans divers médias à Londres en tant que freelance pendant plus de dix ans.
J’enseigne également diverses techniques picturales mixtes contemporaines et anciennes.

Rahel Knöll

gekürzt

 

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Was bleibt ist ein meist kleines Bild.

Man könnte die Bilder auch als Schautafeln verstehen, sie zeigen ausgeschnittene, nichtverbale, farbige messages und sind eine Einladung an die mündigen BetrachterInnen mit ihnen zu spielen. Spielen wird meist verwechselt mit zweckfreiem Tun, anzusiedeln in der Zeit wo Lebewesen noch nicht sozialisiert sind, dies ist aber ein gelinder Irrtum: Spieltheorie ist eine Wissenschaft, die nicht kooperative Spieltheorie ein Teil derselben, wobei nicht kooperativ meint, dass sich die Spieler auf verschiedenen Informationsebenen befinden. Nun: in der Kunst von Rahel Knöll geht es nicht um Sieger und Verlierer, sie würde diese Polarisierung keinesfalls gutheissen, nein es geht nicht einmal um Spielen im landläufigen Sinne, wo es dazu mehrere Mitspieler braucht. Es ist noch komplexer: ihre Kunst, ihre Malerei, ihre Bilder liefern quasi das Regelwerk und dies hat sie ja schon gesetzt. Der Spieler, die Spielerin, die Betrachter können sich nun soweit sie mögen einlassen auf  die spannende Frage, was ist das denn für ein Spiel und noch wichtiger, was habe ich davon wenn ich mich darauf einlasse und vielleicht noch, wieviel will ich investieren um daraus einen geistigen Mehrwert zu erzeugen. (Eine wichtige Technik beim Finden von Gleichgewichten in der Spieltheorie ist das Betrachten von Fixpunkten). Ein anderes Phänomen zum Gleichgewicht ist dass je mehr Information auf Seiten des Betrachters vorhanden ist, desto mehr Nutzen und Spass zieht derselbe aus der Auseinandersetzung mit.

Wenn Sie sich ein Fahrrad kaufen oder einen Fernseher sind die Gebrauchsmöglichkeiten mehr oder weniger scharf umrissen, das Fahrrad bringt sie schneller als zu Fusse von a nach b, in den Fernseher können Sie reingucken z.B., bei Kunst, bei der Malerei, bei den Arbeiten von Rahel Knöll liegt das nicht so einfach: denn sie sagt ihnen nicht was sie mit dem Teil anfangen sollen, ob sie es als Meditationstafel oder als Spiegel oder als Schaltordnung benutzen sollen, das liegt ganz bei Ihnen, denn die Künstlerin verweigert da jegliche Auskunft, auch das eine Haltung, welche vom Vertrauen in die geschaffene Ordnung rührt, welche quasi eine selffullfilling prophecy sein soll. Leicht wird diese Haltung mit Arroganz verwechselt, ein Irrtum, denn ganz im Gegenteil kommt sie aus einer- durchaus selbstbewussten- Bescheidenheit: Rahel Knöll ist sich bewusst, was alles im Namen einer umfassenden Kunsttheorie auch schon passiert ist und was dabei auch alles nicht ganz funktioniert hat, der Begriff des Gesamtkunstwerkes z.B. mit seinem endgültigen Scheitern im 2. Weltkrieg; die Formatfrage seit den fünfziger Jahren, die grossen Amerikaner gegen die kleinen Europäer, oder das Ringen um das grösste Bild in einer Nacht gemalt von Martin Disler, die Superlative, die Rekorde, die titanischen Leistungen rauschhaften, genialischen Tuns. All das interessiert sie nicht, sie selbst würde ganz gerne ausprobieren, wie es denn wäre, eine kleine Arbeit von ihr z.B. neben oder gegenüber des toten Christus von Holbein zu setzen, was pasiert da, was geht da ab? Oder ein anderes kleines Bild an die Stirnwand des Oberlichtsaals in der Kunsthalle hängen und sonst nichts, das wäre zugegebenerweise eine Zerreissprobe, aber spannend.
Das sind die echten Herausforderungen.

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Matthias Aeberli, Dezember 2011

 

Ratanak TAN

Jeune Artiste autodidacte de Strasbourg ( Bas-Rhin-Alsace),
passionné par l’art de la rue(Graffiti/ Street Art), le manga, le tatouage, le graphisme et le body paint.

ZOUZ D

Jamais prisonnière des techniques, ZOUZ D passe allégrement d’une discipline à l’autre au gré de ses préoccupations ou de sa fantaisie. L’artiste ne se contente pas de manier le pinceau, elle a tout autant recours au pochoir, à la photographie et aux outils numériques. Dans ses œuvres on retrouve des inspirations venant du Pop Art et de la Figuration narrative dans un registre chromatique élémentaire où se mêlent unicité et vitalité plastique.

Catherine Arnaud

Catherine ARNAUD oeuvre aux confins du son et de la couleur.Elle fabrique des rouleaux de papier peint et perforé que l’ on peut voir et écouter en même temps.
Ayant obtenu un doctorat d’ arts plastiques à l’ université de Paris I Sorbonne elle a crée une association d’ artistes plasticiens à Strasbourg et dirige actuellement une galerie associative nommée ART’ CREENVOL depuis juillet 2014 qui a pour but d’ organiser des expositions et organiser des ateliers de création artistique avec ses membres.
Pour ce qui concerne sa création artistique, elle entend faire revivre un instrument de musique qui tend de nos jours à disparaitre: le piano mécanique.
Faire appel aux arts plastiques permet de croiser une trajectoire entre l’ espace scénique et la peinture, des films vidéos sont réalisés lors de ses performances,
le dernier en date celui à la fonderie de Mulhouse. (voir rubrique vidéo site internet http://www.catherine-arnaud.com

Alban Dreyssé

Son travail s’articule depuis plusieurs années vers une « mythologie de l’intime et du quotidien ».

Éloge du trait nerveux, expressif aux contrastes forts,  Ils puisent une partie de son inspiration dans la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité), dans une tradition et une filiation rhénane, de la Renaissance au Romantisme. Son travail fonctionne comme une série qui s’enrichit au fur et à mesure, comme une histoire qui continue de s’écrire, d’évoluer, prenant la forme d’une chronique intime d’un quotidien devenu mythique. Dans un mouvement de réciproque, ces œuvres questionnent la mythologie à l’époque contemporaine mais aussi une nature à la fois rêvée et ordinaire, la sensualité sublimant la banalité du quotidien, la confinant au divin.

Un dialogue entre intériorité et extériorité s’instaure, entre la nature, l’animal et l’humain, ayant pour motif leurs sensualités poétiques qui se conjuguent. C’est aussi une redéfinition contemporaine du paysage, entre le désir d’une nature devenue mythologique et sa simple banalité merveilleuse. Puisant son inspiration dans les mythes grecs et romains, et parfois locaux, qui révèlent une simplicité de l’ordinaire : les divinités, le sacré, le fabuleux ne s’opposant pas à l’ordinaire, au commun, au banal. La sensualité sublime la vie quotidienne et la confine au divin. La mythologie est ramenée au réel.

« Nous devrions nous faire la promesse mythique du printemps, se souvenir avec tendresse de la floraison, de la métamorphose. Et, entre la vie et la mort, éveiller ce quotidien à la sensualité. C’est peut-être cela notre unique fable, notre mythologie de l’intime. »

Alban Dreyssé

Alban Dreyssé a fondé en 2018, l’Atelier Imago à Strasbourg. Un espace artistique et une imprimerie d’art, dédié à la création de gravure, à la formation, l’édition et l’impression d’estampes. Cet atelier une fabrique à image, Un lieu d’exploration, de recherches et d’expérimentation des différents procédés de la gravure et de l’estampe, un lieu de rencontre accueillant des artistes amateurs et professionnels dans l’échange des techniques et des savoirs-faires, avec l’ambition de créer des passerelles entre la tradition, une modernité classique et une contemporanéité expérimentale.