In meiner Malerei ist die Intensität und die Sprache der Farben zentral. Im Prozess des Malens lote ich die Schnittstelle von Gegenständlichkeit und Abstraktion aus. Die neuen Arbeiten spielen mit Mehrschichtigkeit und Transparenz, so wie Erscheinen und Verschwinden von Begrifflichem. Die Malerei auf Leinwand ist und bleibt mein Medium der Bildfindung und Bilderfindung – Bilder die eher als Anklang und nicht als eindeutig lesbar verstanden werden wollen.
In meiner künstlerischen Praxis beschäftige ich mich mit der vorgefundenen räumlichen Umgebung und untersuche, wie Orte, Objekte und Körper miteinander in Beziehung treten und dabei spezifische Atmosphären hervorbringen. Mich interessiert, wie sich Bedeutungen im Raum verdichten, verschieben oder überlagern. Im Zentrum meiner aktuellen Forschung steht das Industriegebiet Schweizerhalle in Muttenz – ein Standort zahlreicher Unternehmen der chemischen und pharmazeutischen Industrie. In einer Langzeitrecherche gehe ich der Frage nach, was die Realität dieses Areals ausmacht und wie die Basler Schlüsselindustrie die lokale Gesellschaft und die Region prägt. Dabei interessieren mich sowohl sichtbare Strukturen als auch verborgene Narrative, materielle Spuren ebenso wie immaterielle Einschreibungen. Meine Auseinandersetzung ist theoretisch, empirisch und handwerklich zugleich. Ich beleuchte ästhetische Fragestellungen ebenso wie politische, soziologische und philosophische Dimensionen. Im Prozess entsteht ein wachsendes Archiv aus Geschichten, Bildern, Zitaten, Begriffen, Anekdoten und Reflexionen, das mir als Materialfundus für eine Werkserie dient. Ich arbeite medienübergreifend in Skulptur, Installation, Video und Malerei.
Katrin Niedermeier (*1978) lebt und arbeitet in Basel. In ihrer künstlerischen Praxis untersucht sie die Verflechtungen der „realen“, analogen Welt mit dem virtuellen Raum sowie den Einfluss digitaler Technologien auf die menschliche Existenz. Ihre Mixed-Media-Installationen – bestehend aus Animation, Installation, Video und Malerei – entste- hen als erweiterte Formen subjektiver Räume und Lebenswelten. In ihren Arbeiten treten multiple Alter Egos und hybride Identitäten auf, die Fragen nach Wahr- nehmung, Emotion und Selbstverortung innerhalb einer zunehmend vernetzten Gesellschaft aufwerfen. Durch das bewusste Verwischen der Grenzen zwischen Fiktion und Realität und das Öffnen des Bild- und Erfahrungsraums ins Unbekannte hinterfragt sie etablierte Vorstellungen von Mensch, Natur und Maschine. Niedermeiers Werke reflektieren deren wechselseitige Durchdringung, Interkonnektivität und Interaktion. Dabei entstehen vielschichtige Erfahrungsräume, in denen sich physische und digitale Sphären überlagern und neue Formen von Präsenz, Körperlichkeit und Beziehung sichtbar werden.
Christine Fausten arbeitet an den Schnittstellen von Malerei, Skulptur und Musik. Sie wurde international für ihre phantastischen Mischwesen aus Textilien und Alltagsmaterialien bekannt, die oft in grössere Installationen eingebunden werden. Als freischaffende Künstlerin lebt und arbeitet Fausten seit 1998 in Basel und Burg im Leimental (Baselland).
J’invente des histoires à raconter dans l’espace. Des prétextes à la rencontre, à ladécouverte et aux échanges. Je m’intéresse aux liens créés avec les publics telun dialogue autour des émotions et des sensations. Je travaille sous formed’accumulation d’éléments distincts et indépendants qui forment un ensemblecohérent. L’accumulation peut-être visible à l’échelle du dessin, du podcast oude l’espace. Sas après sas, les publics découvrent un univers où les couleurs etles jeux de lumières ont une place majeure.En principe, en scénographie, je m’inspire d’un livre, d’un texte existant pourcommencer à dessiner. En 2024, avec l’émergence de mon double artistiqueBourcatine de Tararin, je commence à créer différemment. Avec l’exposition « LaNaissance de Bourcatine », j’écris mes propres poèmes tel un support au dessinet à la création spatiale. Ce double artistique me permet de composer ununivers qui évolue avec le temps et la vie de ce personnage invisible, qui entreses angoisses et ses joies, dessine constamment des coquelicots, chapitre aprèschapitre.À chaque projet, je cherche à rendre accessibles des univers en m’intéressant
particulièrement à l’expérience des visiteurs tel un dialogue entre eux etl’œuvre. Cette œuvre peut-être un dessin, une installation immersive ou unpodcast à dessiner. Des liens pour faire sens et se rencontre.Qui est Bourcatine de Tararin ?Bourcatine, c’est ma cousine. Rares sont celles et ceux qui l’ont croisée.On dit qu’elle se cache entre le mur et la tapisserie.Bourcatine, c’est la fille du centre-bourg. Rurale et un peu citadine aussi.De Tararin, ça vient d’une histoire de presque rien. Quand on commencequelque chose, c’est toujours à partir de presque rien. Puis, pas après pas, onavance
Arno Luzamba Bompere est né à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, en 1985. Diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa et de la Haute École des Arts du Rhin (HEAR), il vit et travaille à Strasbourg,en France. Le travail d’Arno Luzamba Bompere s’inscrit dans une démarche artistique transculturelle et pluridisciplinaire. Il explore des thèmes variés tels que l’identité, l’histoire, la mémoire,l’écologie, l’espace et le temps. Ses oeuvres s’inspirent d’archives, d’objets et d’oeuvres muséales, ainsi que de l’actualité internationale. Il crée des récits à travers le dessin, la peinture, l’installation et la performance, où l’image et le texte convergent dans une expression allégorique. Les faits historiques et contemporains s’y traduisent par un langage poétique, où les visuels reflètent les liens multiples qui,entre passé et présent, définissent les sociétés humaines. En réunissant symboles et images mentales dans une expression picturale singulière, les oeuvres d’Arno Luzamba Bompere déconstruisent l’Histoire en tant qu’écriture univoque. Retranscrivant la mémoire en tant que vécu intime et partagé, l’encre et l’aquarelle confluent dans une transcription évocatrice du réel, où l’image se fait plus évocation que représentation. Il a participé à plusieurs événements artistiques, résidences de création, expositions collectives et solo. Il a présenté ses oeuvres à la Biennale Yango de Kinshasa en 2015, au Palais des Beaux-Arts (Bozar) à Bruxelles, ainsi qu’à la Galerie Backslash (Paris) en 2024 en 2025 et en 2026. Ses oeuvres ont été exposées au Musée Royal de l’Afrique Centrale à Tervuren (Belgique)et au Bocs Art Museum à Cosenza (Italie). Elles figurent également dans la collection permanente de la Fondation Montresso à Marrakech. Arno Luzamba a collaboré et exposé dans différents lieux de Strasbourg, tels que la Galerie Retro Futur, la Galerie Inver, et la galerie L’Oiseau Rare qui lui a consacré deux expositions personnelles. Il est également actif dans plusieurs projets collectif et artiste résident au bastion 14 à Strasbourg depuis juin 2025.
Elana Gutmann brings together paintings and works on paper created in resonance with that which is not often noticed, seen or heard. In myriad forms, this latest body of the artist’s works considers touch, place, and scale as sensory points-of-entry to dream with, to contemplate, to imagine, and reimagine. Colors shimmer and cool, lingering and inviting suggestions of rivers, horizons, lush undergrowth, figure and form. They draw us in at close proximity and open from afar.
Elana Gutmann lives and works in Basel, and engages in project-based residencies and collaborations in a variety of countries and contexts. In concert with her work in the studio, Gutmann has been engaging in arts-in-social justice projects, primarily in Paris and New York, for over three decades. Her artworks are grounded in dialogue and a process of inquiry and discovery — a conversation with the work as it evolves. Inspired by her research into mycorrhizal networks, and exchanges with international scientists and ecologists, the artist’s latest body of work considers connectivity, imagination and flourishing in our relationships and interactions with all living things.
Deutsch :
Felix Kindeláns künstlerische Praxis bewegt sich im Spannungsfeld zwischen zeitgenössischer Abstraktion und barocker Bilddramaturgie. Ausgangspunkt seiner Malerei sind existenzielle Fragestellungen emotionaler Natur – innere Konflikte, Heilungsprozesse und Momente geistigen Wachstums. Die Bilder entstehen aus dem Bedürfnis heraus, unter die Oberfläche zu blicken: unter die Haut, hinein in den Kern menschlicher Erfahrung. Zentrale Figur von Felix Kindeláns Arbeiten ist der abstrahierte menschliche Körper. Dessen an muskulären Strukturen orientierte Form wird zum Träger psychischer Zustände. Fragmentierung und anatomische Übersteigerung symbolisieren die Komplexität von Emotionen und Persönlichkeitsmustern. So entstehen Bildräume, in denen Verletzlichkeit und Kraft, Auflösung und Verdichtung zugleich präsent sind.
Felix Kindelán versteht seine Malerei als „Existenziellen Barock“ – einen von ihm geprägten Begriff, der eine neue, zeitgenössische Richtung innerhalb der figurativen Malerei beschreibt. Sie verbindet dramatische Bildinszenierung mit persönlicher, psychologischer Tiefenschärfe und lädt dazu ein, sich jenseits äußerer Zuschreibungen im gemeinsamen Erleben von Verletzlichkeit und Transformation wiederzufinden.
Français :
La pratique artistique de Felix Kindelán se situe à la croisée de l’abstraction contemporaine et de la dramaturgie picturale baroque. Ses peintures s’inspirent de questions existentielles de nature émotionnelle : conflits intérieurs, processus de guérison et moments de croissance spirituelle. Les images naissent du besoin de regarder sous la surface : sous la peau, au cœur même de l’expérience humaine. La figure centrale des œuvres de Felix Kindelán est le corps humain abstrait. Sa forme, inspirée des structures musculaires, devient le vecteur d’états psychiques. La fragmentation et l’exagération anatomique symbolisent la complexité des émotions et des schémas de personnalité. Il en résulte des espaces picturaux où la vulnérabilité et la force, la dissolution et la condensation sont simultanément présentes.
Felix Kindelán conçoit sa peinture comme un « baroque existentiel » – un terme qu’il a lui-même inventé et qui décrit une nouvelle tendance contemporaine dans la peinture figurative. Elle combine une mise en scène dramatique avec une profondeur psychologique personnelle et invite à se retrouver au-delà des attributions extérieures dans l’expérience commune de la vulnérabilité et de la transformation.
Kann ich, ja, besuchen sie mich im Atelier!
In 2024 I started painting stones. For me, painting a stone means giving up before I’ve even started. A closer look at a single stone reveals countless colors, contrasts, shapes and facets. This motif, which always remains incomplete, and the continual approach towards it, are reflected in my painting process. Some of the depicted stones are imitated from nature, others are imaginary. In the paintings, I place several of them next to each other or one behind the other on a background that looks like a star or an explosion and is partially or completely obliterated by the stones. Despite the power of the stones, they cannot escape the influence of the background. The stones themselves are painted with glazes – in some places opaque, in others transparent, whereby the light from the underlying layers helps to determine their appearance on the stones. How and where they are placed in the composition, what shapes and colors they have and how much they shield from what is behind them is decided by an associative or intuitive approach directly while painting on the canvas. This results in a continuous series of paintings. The starting point for these works is a small castle ruin north of Zurich, which I have visited several times. About 1000 years ago, many stones were built into a large one for protection and after its use, this large stone fell apart again into many smaller ones. Construction and destruction, transience and usefulness come together in this place.