Dominiczak Marine

Marine oriente fondamentalement son travail du métal sur le corps, sur les relations qu’il entretient avec son environnement matériel ainsi que sur sa perception au sein de la société. Les notions de normes, de beauté et d’apparence sont au centre de sa réflexion.
Elle observe attentivement les sujets de son étude et collabore avec ces derniers pour en tirer diverses captations qu’elle conserve comme matière première de sa recherche.
De l’interprétation sculpturale, à l’objet performatif, à porter ou à contempler,en passant par le bijou, son travail témoigne naturellement de préoccupations liées au corps contraint, à la quotidienneté et aux habitudes qui en découlent, à une certaine forme de servitude volontaire que l’on peut y déceler.

Jennifer Roberts

Jennifer Roberts travaille le textile, et notamment le tulle, matière onirique par excellence, sous trois aspects:
– Elle réalise ainsi des robes aériennes et vitaminées, faisant écho aux rêves de notre enfant intérieur (Vaste choix de coloris disponibles. Pour adulte et enfant).
– Elle a aussi développé un concept original de luminaire autour de son matériau fétiche.
– Enfin, elle réalise des sculptures ou installations en tulle.

David Mey

Avec le temps, j’ai découvert un effet pictural unique. Cette nouvelle technique à base de mélange d’essences naturelles de bois donnent un second souffle aux meubles anciens ou plus récents, ou sur différents supports existants.

Pour les luminaires, je joue avec la transparence et la finesse du placage pour donner un ambiance chaleureuse dans la pièce.

François Génot

François Génot emprunte son attitude et l’élan de sa démarche à la résistance et à la prolifération du vivant. Il élabore un langage formel sensible et énergique rythmé par l’expérience des lieux. Les déplacements, la collecte et une attention particulière aux matières, aux formes et aux phénomènes naturels nourrissent sa pratique. Son attention à la nature sauvage du quotidien qui habite nos espaces anthropisés, lui ouvre des portes sur les mondes humains, animaux, végétaux ou minéraux en présence, avec lesquels il tente de trouver de nouveaux modes de cohabitation et de partage. Les procédés développés au grès des saisons et des différents milieux qu’il fréquente lui permettent d’entretenir une collaboration active avec le vivant. Les méthodes empiriques nées de ses systèmes d’attentions, des jeux de formes et de matières, des actions de terrain témoignent d’une démarche tournée vers la compréhension et la traduction d’autres formes de langages, des modes d’expression du vivant.

Christiane Bricka

Peinture acrylique et pigments, souvent sur toile lâche.

Différents matériaux préexistants, opposés et juxtaposés.

Pri Tocop

SÉRIGRAPHIE / C’est une technique d’impression utilisée massivement dans l’indus- trie permet des rendus précis aux couleurs riches, en petit et grand format. Elle permet de créer des visuels reproductibles en séries. Elle est utilisable sur de très nombreux supports lisse et plane : papier, carton, textiles, mais aussi bois, plastique, métal, verre. Cette technique a peu d’impact écologique par l’utilisation d’encres à eau alliée à une production locale.

/ QU’EST-CE QU’ON IMPRIME ? / À l’image de Motoco, l’atelier propose de multiples possibilités d’impression. Nous produisons régulièrement : des séries papier en multi-couleurs pour des artistes, des entreprises ou structures publiques ; des commandes textiles de t-shirt, tote bags et autres vêtements jusqu’à 4 couleurs, du textile au mètre.

/ OBJETS, ÉDITION, RELIURE / Les capacités de l’atelier s’étendent également au graphisme et à la scénographie en passant par l’édition d’objets sérigraphiés comme les livres, cartes et invitations jusqu’à la reliure fait main. Les artisans voisins nous offrent une proximité immédiate avec des techniques de fabrication comme la découpe laser, l’impression grand format, l’impression 3d, le travail de fabrication bois ou métal.

/ DIY / Le projet PRI TOCO tend à être un centre de recherche autour de la sérigraphie . Certains outils peuvent être fabriqués soi-même : bac de dégravage, table d’impression, racle, etc. Cette recherche du diy s’étend également aux techniques d’impression, à des recherches sur les matériaux ainsi que sur les encres. Tout cela dans le but de continuer à faire évoluer cet artisanat avec notre temps.

/ EVÉNEMENTS / Des workshops, formations et ateliers ont lieu tout au long de l’année, invitant les novices à s’essayer à l’impression et les plus acharnés à se lâcher lors de soirées d’expérimentation autour de thèmes ou de techniques pour étendre le champ des possibles.

/ HORS LES MURS / PRI TOCO propose des interventions de sérigraphie en direct. L’atelier d’impression portable s’adapte à tous types d’événements : festifs, culturels, commerciaux… Les participant.e.s peuvent interagir avec cette technique artisanale et contribuer à la réalisation de pièces uniques et portables : affiches ou tee-shirts, composés par leurs soins parmi les motifs proposés. Ce projet éveille toujours la curiosité du public en lui faisant passer un bon moment et en lui offrant un souvenir unique.

Alexandra Weisbeck

Entrer dans l’univers d’Alexandra Weisbeck c’est accepter de perdre ses re-pères et parfois en retrouver d’autres qu’on croyait enfouis. Cette bâtisseuse de mondes singuliers procède par accumulations et confrontations, c’est par le dé-calage qui place côte à côte deux choses dissemblables que se crée une nouvelle vision. Les échelles sont bouleversées, les temporalités inversées, les espèces croisées-décroisées. Dans son atelier qui tient à la fois du cabinet de curiosité et de la clinique pour objets blessés, on s’émeut de ce petit peuple incongru et tou-chant qui vous observe, de ces rescapés rafistolés, le bras de l’un remplaçant sou-vent l’aile de l’autre. Alexandra récupère, amoncelle, répare, recycle, réinvente, passant de maquettes miniatures dans lesquelles on aimerait se lover à des es-paces scénographiques aux dimensions extrêmes où l’on peut s’abandonner. Elle construit ses mises en scène avec une dextérité et une invention rares, maniant la perceuse comme un pinceau chinois et la cloison colossale comme une page de carnet. On pense au bricoleur de Levi-Strauss, apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées et pour qui l’enjeu est de transcender l’occasion avec les « moyens du bord ». Et puisque pour elle le monde ne serait pas concevable sans la musique qui lui irrigue les veines, elle mixe avec ce même sens du métissage fortifiant qu’elle applique en toute chose. Très impliquée dans le tissu associatif local, elle est bénévole hyperactive au sein de l’Art et la Matière (plateforme de collecte et de revente de matériaux à l’usage des créatifs) et présidente de la pétulante association Microsiphon, caisse à concerts et vitrine à micro-édition.

Zahra Ferhati

Née au sein d’une famille d’artistes, le travail de Zahra Ferhati est profondément lié à sa démarche philosophique et à son histoire personnelle mais néanmoins vous croiserez dans ses tableaux des lieux et des personnes, des édifices habités par des voyages intérieurs lointains qui s’inspirent de l’Orient.?..
Ces éléments ont souvent une présence irréelle; visages cachés, démarches abstraites, idées et corps flottants… Ils forment un monde à part, un écosystème onirique et symbolique qui rend la réalité accessoire et permet à l’artiste de réinventer sa géographie idéale, son jardin existentiel et sa généalogie personnelle du voyage. Jeune artiste plasticienne habitant dans le Haut- Rhin depuis 2010, ses recherches ont souvent été liés à la découverte du corps humain.

Et l’artiste précise : « cela fait presque dix ans que j’étudie l’anatomie humaine et m’interroge sur son fonctionnement si magique.
Cette Recherche plastique, scientifique et philosophique a abouti à des questionnements sur les liens qui peuvent se tisser entre le fonctionnement organique de notre corps et nos affects » et des questions se posent :
Comment l’équilibre établit ? Si, il est rompu, que se passe- t-il? Et la plasticienne ajoute :
« J’étudie, j’observe, et je crée un graphisme cellulaire imaginaire et poétique ».

En parallèle depuis 7 ans, Elle crée des dessins et des gravures représentant des mondes imaginaires intimes, liant Égypte, l’inde ainsi que l’Asie.
Et l’artiste créatrice de transmission conceptualise :
« Une identité accueille, donne, échange, fait circuler des connexions et interagis. L’art est un magnifique vecteur de transmission »

Gérard Dumora

C’est en Polynésie française que Gérard a pris acte de la fragilité de notre environnement, de son aspect éphémère, et c’est aussi en ces lieux couleurs d’éden qu’il fait une rencontre essentielle, avec un artiste polynésien, une révélation comme une évidence qui s’impose à lui : créer…
A partir de cet équilibre ténu entre l’homme et la nature, il appréhende diverses techniques de travail, explore et transforme les matières, telles que, le plastique, le carton, le métal, le bois, le fil…
Gérard, dès lors, crée, un plaisir comme une nécessité ; il transcende émotions et sensations afin qu’elles deviennent le prolongement de ses mains, toutes entières dévouées à la tâche artistique.
Il découvre une multitude de matières naturelles, végétales et minérales, qu’il expérimente comme un « cherchant » permanent, il y associe son savoir-faire de menuisier/ébéniste et le teinte de culture polynésienne.
Gérard participe à la mise en oeuvre de l’art contemporain polynésien et créé une collection de luminaires, mobilier et sculptures.
Ainsi, depuis plus de vingt ans, et de retour en métropole, son travail de création et de recherche s’articule autour des rebuts industriels ; il active le lien entre la précarité de notre environnement et la nécessité d’en valoriser le continuum, en donnant une seconde vie aux déchets ultimes, toujours en adéquation avec sa volonté de prolonger la vie des matières.
Aujourd’hui, il crée des œuvres monumentales éphémères, en non-tissé (fibre synthétique, déchet ultime), au sein de l’espace public ou en pleine nature, tout en s’adonnant avec passion et technicité à la photographie et la sculpture.
Il forme avec Jacqueline un binôme d’envergure reconnu au fil de leurs expositions européennes.
Faire du beau et du grandiose avec du déchet, le leitmotiv créatif de Gérard.

Laurent Hunzinger

Mon activité de mosaïste Représente un travail de recherche sur la matière minérale, principalement : Galets, cailloux, pierres semi-précieuses et précieuses, pierres de taille, moellons, marbres et dalles de calcaires plus divers. Représente un espèce de tissage minéral dont la trame serait le mortier. Recherche sur la juxtaposition ou côtoiement des matières minérales mais aussi sur les teintes et les différentes formes de fragmentation. Il faut casser pour reconstruire. La matière est heurtée, malmenée, jusqu’à nous faire découvrir son intérieur, l’âme de la roche. Le morceau polyédrique s’appelle la tesselle, sa multiplication à volonté en constitue la mosaïque. Celle-ci peut être perçue comme une société et chaque tesselle comme un individu. Chaque individu est unique et, de par sa multiplication, contribue à la collectivité.